PI. VIII
Te. viridis, subtus et in tergo flavicans ; pallio restricte ex purpureo atro-castaneo ; pileo plumbeo; pectore subflavescente ; tectricibus caudæ inferioribus rufo-cinnamomeis ; remigibus et tectricibus alarum majoribus flavomarginatis, nigris; scapularibus viridibus : cauda viridi, rectricibus lateralibus omnibus fascia mediana nigra apiceque latissime griseo : rostro albo-virente, macula utrinque ad basin, pedibusque rubris.
Fœmina pallio subconcolore; tectricibus caudæ inferioribus albicantibus, viridi variegatis.
Torta NEPALENSIS, Hodgs., Asiat. Research., 1836, XIX, p.164. — Gray, List of Birds Brit. Mus., 1856, IV, p. 10, sp. 2. TorlA AROMATICA, Var. nipalensis, Blyth, Car. Cale. Mus., sp. 1281.
TRERON AROMATICA var., Blyth, Journ. As. Soc., XIV, p. 847, mas.
TRERON NIPALENSIS, Blyth, Journ. As. Soc. Beng., XIV, p. 847. — Id., Drafts Faun. Ind. Columb., p. 2.— Bp., Consp., I, p. 10, sp. 4. — Id., Coup d'œil Pig., p. 6, et Tabl. par., p. 54, sp. 14.
RomEriS AROMATICA, Hodgs., J. Gr., Zoo. Misc., p. 85. — Id., List of Birds Brit. Mus., 1844, I, p. 3.
ROMERIS NIPALENSIS, Hodgs., Journ. As. Soc. Beng., 1841, XIV, p. 847.
TRERON AROMATICA, Gr., Hodgs., Lisé of Anim., p. 121, nec Steph.
NEPAL AROMATIC PIGEON, Gray, loc. cit.
Musées de Paris et Britannique.
Il est impossible de séparer génériquement cette espèce des vrais TRERON qui ont tout aussi bien qu’elle, quoi qu'on en ait dit, la troisième rémige sinuée. Elle a le bec tout aussi fort, corné comme le leur presque depuis la base, à partie molle également limitée; les orbites non moins dénudées ; la queue aussi peu arrondie que celle des deux vrais Treron confondus avec elle sous le nom d'aromalica, et que la psittacea, Temm., si bien caractérisée par l’extrémité blanche des plumes latérales de la queue, et dont on a fait à tort une OsmoTRERON. C’est la seule des quatre espèces de vrais Treron qui vive sur le continent de l'Asie, où elle est largement répandue dans toute sa partie méridionale. On la trouve depuis le pied des monts Himalaya jusqu'à la presqu'ile de Malacca, et très communément au Bengale, dans l’Assam, l'Arakan, la province de Tenasserim et surtout dans le royaume central dont elle porte le nom.
Comme presque tous les autres Colombars confondus par les naturels sous le nom de Pigeons-veris, cette espèce se réunit souvent en grandes troupes qui s’abattent parfois jusque dans les jardins, comme ses congénères qui jouissent de la réputation de propager la muscade dans les régions embaumées des Iles des épices. Et si les Colombiens d'Europe préfèrent les districts féconds en plantes légumineuses et en céréales dont ils mélangent les graines aux glands et aux faînes, et chérissent à cause de cela les chênes et les hêtres : ainsi les Tréroniens propres aux climats tropicaux affectionnent les luxurieux bosquets de Rougoums, de Banians, et des divers Palmiers dont les fruits les nourrissent dans toutes les saisons, dont le riche feuillage les abrite la nuit, et les cache à leurs ennemis durant le jour ! z Leur chair savoureuse gagne beaucoup à être faisandée; mais il faut avoir soin de la dépouiller de sa peau toujours plus ou moins amère.
Le Colombar du Népaul a, comme les deux autres espèces propres aux îles de la Sonde, 25 centimètres en longueur : les ailes mesurent 16 centimètres, la queue 8 1/2. Le bec est long de 22 millimètres : le tarse en a presque 2.
Le cendré du sommet de la tête est tout aussi clair que dans l’aromatique, mais il s'étend beaucoup plus bas sur la nuque ; il n’y a aucune trace de collier sur le haut du dos: la couleur verte du cou et du croupion affecte la même nuance : le manteau, beaucoup plus brillant, est d’un marron plus clair et plus rouge : tout le dessous est d’un vert-pomme plus tendre, et qui s'étend sur les flancs; la gorge plus jaune et la poitrine fortement lavée d’orangé; le crissum est également varié de blanc et de vert, mais les couvertures inférieures de la queue, tout aussi longues que les blanches de l’aromatique, sont d’un marron encore plus intense que celles de la curvirostra. Les ailes sont noires, plombées à l’intérieur ; mais toutes les couvertures supérieures et les rémiges tertiaires ont leurs bordures extérieures jaunes plus brillantes, et surtout beaucoup plus larges. La queue, en dessus comme en dessous, est absolument semblable à celle de l’aromatique, seulement la bande noire qui traverse en dessus les pennes latérales est de moitié moins large.
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P B ertrand, Editeur
RON NEPALENSIS, Blyth ex Hodés.
Imp Lemercier Paris
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P. Bertrand Editeur
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