Zénaïdés
| | ( p. Phapés.
MAO BA TDIENS RES q. Chalcophapés.
| r. Géopéliés.
HÉACATENIDES re AA ACQlÉN ENS. ON, s. Calénés. DMROURIDES ER LIMGOUTIENS | t. Gourinés.
La première famille n’a qu’une espèce et fournit à elle seule la Tribu des PLgiones, qui relie en quelque sorte
(4) Columbas ad Passeres nec ad Gallinas pertinere, docet monogamia, osculatio, incubatus alternus, nutritio pulli, ova pauca, nidificatio, locus in altis (Linn.). — M. Toussenel a commenté celte phrase, avec cette verve d'esprit que tout le monde lui connaît.
(2) Il les place, dans sa série animale, à la fin des Gallinacés, après les Tinamous. Ils se trouvent par conséquent entre ces derniers oiseaux et les ÉcrHAssIERS. Dans son Tableau élémentaire, il les avait mis en tête des GALLINAGÉS, avant les Tétras ; ils étaient alors entre ceux-ci et les GRIMPEURS. Cette place était sans doute moins mauvaise.
(8) Comptes rendus, t. XXXIX (1854), p. 869, 1072 et 1109, ett. XL (1855), p. 15, 96 et 205.
(4) Brisson est le créateur de cet Ordre définitivement adopté par Latham ; Latreille réunit les Pigeons, dont il fait une famille (Colombins), aux Disodes et aux Alectrides de Vieillot, et désigne cet Ordre sous le nom de PASSERIGALLES (Fam. nat. du Règne animal, 1895, p. 80) ; Mac Gillivray (Hist. Brit. Birds, 1837, L, p. 249) leur donne celui de Gemitores.
les, vrais Pigeons (Gares) à l'ordre des Ixepres; la seconde en offre 110, la troisième 174, la quatrième une seule, et la cinquième 2.
Dans mon Coup d'œil sur l'Ordre des Pigeons publié il y a deux ans (1), j'ai donné un tableau géographique de toutes les espèces. Il résulte principalement de ce tableau :
Que la sous-famille des Colombiens est la seule qui ait des espèces dans les cinq parties du monde ;
Que l'Amérique ne nourrit que des Colombiens et des Zénaïdiens, ces derniers lui appartenant exclusivement ;
Que l'Afrique, riche surtout en Turturiens, n’a en outre que des Colombiens, quelques Tréroniens, et peut se vanter, grâce à ses îles, d’être la patrie exclusive des A lectréniens ;
Que l'Asie, avec un nombre peu supérieur d'espèces, en possède de plus variées, puisqu'elle compte dans son sein des T'réroniens, des Carpophagiens, des Colombiens, des Turturiens et jusqu’à des Phapiens ;
Que l’Océanie, qui possède à elle seule la moitié des espèces connues de Préxons, peut, à double titre, être considérée comme le centre et la patrie par excellence de ces oiseaux. En effet, outre qu’elle est aussi riche à elle seule que toutes les autres parties du monde ensemble, elle nourrit des espèces appartenant à chacune des einq familles; et trois d’entre elles lui appartiennent en propre. Des douze sous-familles dans lesquelles j'ai réparti les Pigeons, cinq sont sa propriété exclusive, et il n’y en a que deux qui lui manquent, les Alectréniens et les Zénaïdiens. Encore, pour peu qu’il convint à nos géographes d'élargir ses confins, elle retrouverait les premiers aux Séchelles et les seconds aux Gallapagos.
Après l'Océanie, c’est incontestablement l'Amérique qui compte le plus d'espèces, car elle possède presque la moitié de celles qui restent en dehors de cette cinquième partie du monde. Toutefois ses espèces sont très peu variées, comme vous l’avez vu quant aux sous-familles.
L’Asie et l'Afrique, si l’on considère que quelques espèces d'Europe, que j'ai comptées comme asiatiques, se rencontrent aussi en Afrique, se partagent en portions presque égales le quart environ des espèces qui restent. L'avantage du nombre, surtout quant aux sous-familles, se trouve du côté de l'Asie, qui, cependant, n’en a aucune en propre.
Je n’ai pas ici à m'occuper des sept espèces qui habitent cet appendice du continent asiatique que l’on appelle Europe, ou qui le visitent accidentellement, car elles feraient double emploi. Une des trois Tourterelles nous vient dans le nord, très accidentellement de l'Asie; une autre plus fréquemment dans le midi, de l'Afrique ; et quant à la T'ourterelle commune et aux quatre Colombiens, qui vivent également dans les trois parties de l’ancien monde, je les ai attribués, pour ne pas faire double emploi, à l’Asie, quoiqu’ils se retrouvent également en Afrique, qui, en les comptant, possède trente-huit espèces. Ce sont au reste, à l'exception de quelques Turru- RIENS, qui appartiennent à la fois à l’Asie et à l'Océanie, les seuls Pigeons qui soient communs à plusieurs parties du monde.
Je n’admets pas, comme Européen, le Pigeon passager d'Amérique, bien qu'il se soit multiplié dans plusieurs parties des Iles Britanniques, par suite de quelques couples qui y ont été mis en liberté (2).
J'ai trouvé les éléments de cette Iconographie, d’abord dans ma propre collection et dans celle du Muséum d'histoire naturelle de Paris, secondement dans les Musées de Leyde, de Berlin, Britannique, ete.
Ainsi que M. de Souancé se propose de le faire pour les Perroquers, j'accompagnerai mon Iconographie d’un Synopsis général de tous les Picrons connus; dans ce Synopsis, je rassemblerai en un corps d'ouvrage tout ce que l’on sait sur les 300 espèces que possède la science. J'ai déjà passé en revue presque toutes ces espèces dans mon Coup d’œil sur l'Ordre des Pigeons. Vous connaissez ce travail.
Tels sont, mon cher confrère, les motifs qui m'ont dirigé dans la composition de cet ouvrage, le but que je désire atteindre et les matériaux dont j'ai pu disposer. Je recommande mon entreprise à l’indulgence des Ornithologistes. Je voudrais compter sur leur approbation comme je compte sur la vôtre.
Agréez l'assurance de la profonde estime et de la sincère amitié de votre affectionné