‹ Iconographie des pigeons, non figurésChapitre 10 sur 14 · CHARLES-LUCIEN BONAPARTE · texte numérisé non relu

CHARLES-LUCIEN BONAPARTE

(1) Comptes rendus, t. XL (1855), p. 212.

(2) Comptes rendus, t. XL (1855), p. 213 et 214.

SPHENOCERCUS APICAUDUS, Gr.» Honcs.

LE COLOMBAR PHASIANELLE.

Pi. IV.

SPHENOCERCUS viridis, subtus et caudam versus flavicans ; pileo pectoreque adulti rufescentibus : alis bifasciatis ob margines albo-flavidos tectricum majorum; remigibus primariis nigricantibus : cauda cana, fascia mediana nigricante, obsoleta in rectricibus mediis basi flavicantibus, valde elongatis, apicibus magis angustas.

ViNaGo sPHENURA, Hodgs., Journ. As. Soc., XIV, p. 854, nec Vig.— Id., J. Gr., Zool. Misc., p. 85.

TRERON APiCAUDA, Gray, List of Gall. Brit. Mus., 1846, p. k — Id, Hodgs. Cat. Mamm. and Birds Nepal and Thibet Brit. Mus., 1846, p. 1921. — Id., Ann. Nat. Hist., 1846, p. 50.

SPHENOCERCUS APICAUDUS, Blyth, Cat. Calc. Mus., p. 230, sp. 1392. — Bp., Consp., I, p. 8, sp. 2. — Id., Coup d'œil Pig., D HP SD 0;

SrnENocERCus oxyuruS, Licht., Nom. Mus. Berol., p. 82, nec Auct.

SPHENURUS PHASIANELLUS, Licht., Nom. Mus., Berol., p. 82. — Bp., Add. et Corr., in Compt. rend. Acad. Sc., 1856, XLVI, p- 12°

PoINTED-TAILED PIGEON, Gray, loc. cit.

Musées Britannique et de Berlin.

La double bande jaune pâle qui traverse les ailes sert à distinguer au premier coup d'œil ce Sphénocerque du continent indien de son analogue de la Malaisie, C. oœyura, Reinwardt (semiorquata, Sw.), figuré par madame Knip à la planche XXX de son second volume, sous le nom de Colombar à queue pointue.

Il vit dans les monts Himalaya, mais seulement dans leurs parties méridionale et orientale, au Népaul, dans l’Assam et dans le Darjiling. Le Musée Britannique en possède de beaux exemplaires; et je crois aujourd’hui que le Sphen. phasianellus du Musée de Berlin n’en diffère pas.

Sa couleur générale est un vert clair qui, sur la tête, le croupion et les parties inférieures, tire au jaunâtre : la poitrine est légèrement teinte de couleur orange; les couvertures du dessous de la queue sont d’un châtain clair, les extérieures même presque blanchâtres. Les ailes, longues de 16 centimètres, sont noirâtres, cette couleur dominant surtout sur les rémiges, où elle est plus foncée, se montrent fortement bifasciées, à cause des bordures jaunâtres de leurs grandes couvertures. La queue est d’un gris de plomb, traversée, près de l'origine, par une large bande noire; les deux rectrices du milieu, très prolongées au delà des autres, dépassant les suivantes de 8 centimètres, en ont 20 de longueur totale; elles se rétrécissent considérablement vers la pointe, à 3 centimètres de leur extrémité, et sont d’un jaune verdâtre à la base. Le bec est bleu verdâtre et les pattes sont rouges.

Le nom spécifique sphenura a été donné en origme par Vigors, en 1831, à l’espèce figurée par Gould dans sa Centurie d'Oiseaux des monts Himalaya : Hodgson, en 1846, lappliqua à celle-ci, tandis que Temminck s’en est servi pour l'espèce de Sumatra, qu’il croyait la même et qui a reçu plus tard le nom de korthalsi. Tous ces oiseaux, à chant remarquablement mélodieux, préfèrent le séjour des montagnes.

Contrairement à ce qui s’observe dans les cinq Phalacrotreron, le Vinago, le Butreron et les quatre vrais Treron, qu’on pourrait peut-être dénommer plus particulièrement Tréronés, et comme dans les trois Crocopes et les sept Osmotreron, les Sphénocerques (types en ce cas de la phalange des Sphénocercés, et que nous avons appelés dans nos Lettres, avant que la nomenclature fût fixée, Sphenæna et Sphenotreron) ont le bec médiocre et corné seulement à la pointe, et les orbites peu dénudées. La plante de leurs pieds est étroite, ne se dilatant pas comme dans les autres Colombars. Leurs ailes sont moins arrondies, et la troisième penne n'offre pas la caractéristique échancrure aussi profonde que dans le reste des espèces de la sous-famille. Mais ce qui les distingue à première vue, c’est leur queue cunéiforme, à rectrices rétrécies vers le bout, les deux du milieu se prolongeant plus ou moins au delà des autres, soit en guise de brins, comme dans les SpA. cantillans et korthalsi; soit en pointe lancéolée, comme dans le Sph. oxyurus et dans l’apicaudus, objet de cet article; soit tout uniment, comme dans Sphenocercus sieboldi, qui marque en cela le passage avec Butreron, malgré son bec si menu.

Cette cinquième et dernière espèce de Sphenocercus, à queue beaucoup moins prolongée, et si heureusement désignée en anglais sous le nom de Colombar aux pattes blanches, la plus grande et propre au Japon, est en effet dédiée à Siebold. On en trouve la figure dans l'ouvrage de madame Knip (IE, t. 40), outre celle des PI. col. 549, qui représente le mâle à l’âge moyen, et celles de la Faune du Japon, qui nous offrent les deux sexes adultes.

SPHENOCERCUS CANTILLANS, Be. sx BLyru.

LE COLOMBAR SPHÉNURE.

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