‹ Iconographie et description de chenilles et lépidopteres inédits (volume 2)Chapitre 1 sur 44 · Iconographie et description de chenilles et lépidopteres inédits · texte numérisé non relu

Iconographie et description de chenilles et lépidopteres inédits

J'entreprends de publier un deuxième volume de mon Iconographie; mais avant, je dois à mes lecteurs une petite explication.

En commençant ce travail, je donnai au premier volume un titre qui ne s’est pas tout à fait justifié : j'ignorais alors qu'outre la publication de chenilles inédites et de quelques papillons nouveaux , j'aurais à ma disposition un assez bon nombre d'espèces, sinon complétement nouvelles, du moins qui n’ont été figurées nulle part. Je veux parler de Lépidoptères récemment publiés dans des revues suisses et allemandes. Loin de nuire à mon travail, ces nouveaux venus devront certainement lui donner plus d'importance. En effet, ces insectes décrits depuis peu, l’ont été, pour le plus grand nombre, par des auteurs fort honorablement connus dans la science, Il me suflira de citer M. le docteur de Laharpe, de Lausanne, et

M. le docteur Staudinger, de Dresde, qui n’ont pas craint de me confier

des sujets de la plus grande rareté, et dont il n'existait, au moins pour quelques-uns, qu’un seul exemplaire. Que ces Messieurs reçoivent ici l'expression de toute ma gratitude pour leur obligeance.

Cette addition de Lépidoptères, sinon nouveaux, du moins, je le répète, non encore figurés, devrait peut-être entrainer la modification du titre de mon travail, et à la suite des mots : Zconographie et description de Chenilles et Lépidoptères inédits, il faudrait ajouter : ou non encore figurés. Je ne ferai cependant pas cette modification , car, indépendamment de ce que le titre ancien est déjà fort long et supporterait difficilement d'être encore allongé, il en résulterait un défaut d'uniformité entre le premier et le second volume.

Bien que cette première partie de ma publication m'ait demandé beaucoup de temps, j'espère , si la Providence me le permet, pouvoir fournir un second volume qui, j'ose le promettre, ne sera pas moins soigné que le premier, pour ce qui regarde surtout la partie iconographique.

Toutefois il est juste d’ajouter que je dois des remerciments à deux entomologistes qui, avec une complaisance extrême, m'ont aidé de leurs conseils : à M. A. Guenée, de Châteaudun, la gloire de nos Lépidoptéristes français, et à M. Constant, d’Autun, entomologiste distingué et observateur fort habile. Que ces Messieurs reçoivent aujourd'hui le témoignage de ma vive reconnaissance.

Cleta (1) Reaumuraria, MILL.

( Species nova. )

(PI. 51, fig. 4 et 2.)

Les Cleta européennes, peu nombreuses et fort petites, ne sont représentées que par trois espèces appartenant toutes aux contrées les ER UN 1

(1) Emmiltis, H.-S, = Acidalia, Tr. Bdv. Led. Stgr,

ILE à 8

o - Qi (0 :

on

(Te

: L Cu Ta : 1 4 | L 4 = D a L | EL LL A . D és n . ù ,, ou : L nu è " nn (Net, | = û L l î | : .

v20 Di : . | : : + L 1 | Ê D LA + MN | L { Ï | L L n ll ALLLE | Te. 1 tr Meta | »

L 1 : ne | é D EL Î eu :

Ua | ON [PIE Va ail : L rh : | L D Ve. ral : :

| al | LE : | . 11

Us Û

0 ur Lun . A | pui :

} URSS | E) L CE FD. , 2 ir 1 L Le L mn LL 1 » : Le RC CM LD : RU) L re Le > : :

: Te ( at = : L Û LL , : L :

CON T n CE Le — L L 0 0 —t'e .

mn CO) k \ ü ; .

T Là : n Fr. fl f mn | L7 L tn Un ; PE 4 L ü L ï | CE | :

ï Qi D n :

mn : ou w : | L = È 1 | Û : L “1.

a h L L e LE L À un : Ds nn. 0 : :

| Li û L a 1 1h : i\ L : tn Li :

' in

oi ”)

Cleta Reaumuraria.

plus méridionales ; elles sont donc demeurées rares, et, par conséquent, sont à peine répandues dans les collections.

Duponchel qui a créé ce genre, ne l’a composé que de deux espèces : l’une d'elles, la Nexata, Hb. (1), véritable Acidalie , exclue avec raison du genre Cleta, par M. Guenée, serait en tout cas assez mal placée après la Vitaria, Hb.

L'auteur du Species qui a augmenté ce genre, tout en lui enlevant la Nexata, l'a formé de six espèces dont trois exotiques. Je viens lui adjoindre une espèce européenne qui me semble avoir tous les caractères des Cleta; elle est tout aussi agréablement parée que ses congénères, lesquelles à cause des jolis dessins de leurs ailes, ont, ainsi que nous le dit M. Guenée (IX, p. 441), un faux air de Fidonia.

Cette nouvelle Phalénite, dont je n’ai sous les yeux que deux femelles, ne porte que 0",020 d'envergure ; elle est cependant la plus grande du genre, y compris les exotiques.

Les ailes dela C. Reaumuraria (2) sont entières ; les supérieures, à apex aigu, ontle fond d’un jaune argileux traversé par trois lignes d’un brun clair, très-distinctes. Sur l'espace médian, dont le centre est occupé par le point cellulaire, on voit une large ligne coudée , ondulée, bordée de noir en dedans et de blanchâtre en dehors. La ligne basilaire est sinueuse, brune et mal définie. La subterminale, bien écrite en brun, très-sinueuse, large, est fondue dans la couleur du fond et finement éclairée de blanc extérieurement. Les secondes ailes, de couleur à peu près semblable à celle des supérieures, sont toutefois d’un jaune plus chaud ; le dessin des lignes est un peu celui des supérieures.

En dessous, les quatre ailes sont à peu de chose près semblables au dessus : sur un fond plus clair, les lignes brunes sont moins accusées

oo

(1) Je donnerai prochainement l'histoire des premiers états de cette Phalénite , Ja plus petite sans doute des Géomètres connues. (2) En souvenir du naturaliste français Réaumur.

ni CHENILLES ET LÉPIDOPTÈRES INÉDITS.

et l’extra-basilaire a disparu. Le point cellulaire aux quatre ailes est indiqué en brun. Les franges sont médiocrement longues, claires et entrecoupées de brun. Les antennes, assez courtes et moniliformes ; les palpes longs, velus jusqu'au bout et hérissés; les yeux gros, ronds, noirs. Thorax robuste et peu fourni d’écailles concolores. Abdomen gros, conique, brun, entrecoupé de blanchâtre. Pattes de longueur normale, jaunàtres et munies aux tibias postérieurs de deux éperons.

Mon savant ami, M. Guenée, m'a fait savoir qu'il possédait deux mâles de cette Cleta nouvelle, et que ces mâles, en tout semblables à mes deux femelles, bien qu’un peu plus petits, ont les antennes trèspectinées. Ce caractère esi celui de toutes les Cleta.

M. Guenée m'informait en outre que les mâles de la Reaumuraria, devaient provenir ou de l'Algérie ou de l'Espagne. Mes femelles ont été prises aux environs de Montpellier ; je les tiens de M. Daube, qui les a capturées lui-mème (1).

Hemerophila (2) Abruptaria.

Thbg. Ins. Suec. p. 59, pl. 4. — Step. IF, p. 189. — Wood, 514. — Gn. IX, p. 218. — Stgr. Cat. 253. — Suberaria, Donov. VIE, p. 91, pl. 251. — Petrificata, Hb. 267. — Tr. If, p. 65 et sup. p. 209. — Dup. IV, p. 375. pl. 164, fig. 3. — Bdv. 1567. — H.-Sch., p. 77.

(PI. 51, fig. 3 à 3.)

Jusqu'à ce jour on ne savait rien, ou à peu près rien, de l’un des plus beaux genres faisant partie de la grande famille des BOARMIDES de M. Guence.

(4) Ce qui précède n'était pas encore imprimé lorqu’il me fut possible de voir en nature un mâle de la Cleta Reaumuraria appartenant à M. Guenée. J'ai pu alors peindre la tête de cet insecte et faire connaître Ja forme des antennes.

(2) Boarmia, Dup., Bdv., H.-S., Stgr.

Hemerophila Abruptaria. 5

Je suis heureux de pouvoir présenter à mes lecteurs l’histoire complète de deux Phalénites longtemps confondues, comprises dans cette importante famille. Je veux parler des Hemerophila Abruptaria, Thbg. et Nictemeraria, Hb., aussi voisines entre elles par leurs chenilles qu'elles le sont par leurs insectes parfaits; cependant les mœurs de chacune de ces deux espèces diffèrent passablement, ainsi que je vais l’exposer.

La larve de l’Hem. Abruptaria est allongée, atténuée antérieurement, à tête petite et aplatie. Le corps est recouvert de plnsieurs caroncules et n'offre pas de lignes bien distinctes. La couleur générale qui n’a rien de décidé est le gris jaunâtre lavé parfois de carné et de bleuâtre plus ou moins obscur sur les denx premiers anneaux, les cinquième et sixième et sur les flanes des derniers. Le clapet anal est peu prononcé et le douzième segment se termine par une double petite pointe.

Les lignes ordinaires, ai-je dit, sont presque nulles. Je n’ai pas vu de trace de la vasculaire. A la place de la sous-dorsale et de la stigmatale, il existe plusieurs traits mal indiqués, géminés et interrompus. Les stigmates sont blanchâtres, petits et cerelés de brun. Le quatrième et le huitième anneau sont munis d’un petit tubercule brun éclairé sur les côtés. Les onzième et douzième segments ont les trapézoïdaux postérieurs proéminents, donnant naissance à un poil raide et court; les deux autres points pilifères n’ont rien de remarquable. Les pattes antérieures sont assez longues, efilées, avec le dernier article noirâtre. Les quatre postérieures sont concolores ; cependant les deux premières sont barrées d’un trait noir transversal. Le ventre est d’un carné obscur marqué d'une large ligne grise continue du premier au neuvième segment. La tète est petite, carrée, coupée en biseau antérieurement, concolore, chagrinée de brun et éclairée de blanchâtre sur les côtés supérieurs.

C'est à juste raison qu’on peut appeler cette larve et sa voisine, celle de la Nyctemeraria, chenilles en bâton. Leur rigidité est en effet extrème : la chenille de l’Abruptaria, pendant toute la durée du repos, se tient fixée seulement avec les pattes postérieures ; d’autres fois elle appuie la partie antérieure du corps sur la pointe de la troisième paire des écailleuses, tandis que les deux précédentes paires sont étroitement fixées au corps, au point de disparaitre complétement à l'œil.

J'ai trouvé pour la première fois les larves de cette Hémérophile pendant l'hiver de 1863, sur le Similax aspera, aux bords du Tech (Pyrén.-Orient.); cependant j'ai nourri leurs descendantes avec les feuilles et les fleurs de plusieurs espèces de Genista. Une famille entière a été élevée avec la feuille d’un Cytisus exotique que j'avais à Lyon à ma disposition. La génération suivante, la troisième, fut amenée à bien avec la feuille du Jasminum fruticans, L.

A Lyon, ayant toujours trouvé l’insecte parfait dans des prairies plantées de peupliers et de saules, j'ai supposé qu'ici elle se nourrit des feuilles de l’un de ces arbres ou peut-être de celles de tous deux. Par suite de ce que j'ai observé, j'ai lieu de croire polyphage la chenille de l'Abruptaria. M. Guenée nous dit même que M. Doubleday, d'Angleterre, élève cette chenille sur le tilleul, mais qu'il n’a pas d’autres renseignements (IX, p. 218). Cependant, depuis la publication de son Species, il a élevé, m'écrit-il, plusieurs pontes de cette Géomètre dont les œufs lui ont été envoyés d'Angleterre, et a observé que l'éducation de cette espèce est très-facile et son accouplement toujours certain.

La mère et le père de plusieurs générations successives de l’Abruptaria obtenues en captivité la même année, après s'être chrysalidés à la fin de janvier 1863, sont, par un heureux hasard, éclos tous deux le même jour, le 6 avril suivant. L’accomplissement de ces deux sujets ayant eu lieu chez moi, j'oblins une ponte d'œufs fécondés : j'en comptai cent vingt-quatre. Ceux-ci sont sphériques, finement granuleux, d’un bleuâtre rappelant la couleur du sulfate de cuivre.

Hemerophila Abruptaria. 7 Douze jours après que les œufs ont été pondus eut lieu l'éclosion des chenilles.

Il est rare que cette espèce se cache dans la mousse pour se chrysalider : c’est presque toujours dans les feuilles de l’arbuste qu’elle tisse une coque légère où elle se transforme en très-peu de temps , puisque, même en hiver, mais cela à Amélie-les-Bains, sept jours lui ont suffi pour opérer sa métamorphose en nymphe."

La chrysalide est allongée, sans aspérités, d’un brun rougeûtre, luisante, avec l'extrémité abdominale finissant en pointe unique, courte, forte, noire, précédée d’un petit bourrelet brun, granuleux.

Le Lépidoptère éclot ordinairement pendant les premières heures de la nuit.

INSECTE PARFAIT

Envergure : le o" 0,032 à 0,033.

— la 9 0",036 à 0",037.

Les ailes sont grandes, veloutées, dentées, avec le fond roussâtre, Les supérieures sont traversées diagonalement par une large bande brune, liserée intérieurement par un trait fin, noir et continu. Un autre trait noir plus rapproché de la base, mais moins apparent , traverse également l’aile dans le même sens et limite l’espace médian sur lequel on voit le point cellulaire, petit, rond et toujours bien indiqué. Les secondes ailes, plus dentées que les supérieures , sont ornées d’une large bande brune qui occupe l’espace médian et qui va en s’affaiblissant à mesure qu'elle se rapproche de la base de l’aile. Cette large bande est traversée en entier par un trait noir, fin, festonné, faiblement éclairé extérieurement. Le point cellulaire, à peine marqué, disparaît chez quelques sujets.

La femelle typique est d’un roux plus clair que le mâle; cependant la race des Pyrénées-Orientales m'a offert toutes les femelles avec le fond blanchâtre et les larges bandes d’un vineux obscur, à tel point qu'on croirait voir une espèce différente.

Cette belle Hémérophile, dont les femelles écloses chez moi sont relativement grandes, a plusieurs générations par an; j’en ai compté trois élevées en captivité, et une quatrième arrivera bientôt, puisque je viens d'obtenir un accouplement de sujets récemment éelos à Lyon (du 20 au 25 février), provenant de la troisième génération.

L'Hemer. Abruptaria appartient au midi, au centre et au nord de la France. Elle n'est pas rare en Angleterre, à ce qu'il paraît. L’espèce ne fait point partie de la faune suisse, pays où, chose étonnante, sa congénère la Nyctemeraria, considérée comme essentiellement méridionale, se trouve quelquefois (Laharpe, Phalènes suisses, p. 69).

L’Abruptaria fait partie de la faune de Bordeaux. Elle vole aux environs de cette ville, en avril, juillet et septembre (1). Ce qui vient confirmer mes observations que l'espèce a trois ou quatre générations annuelles.

On la rencontre assez communément dans la campagne de Lyon et particulièremont à Rochecardon, où notre collègue M. Beckensteiner la prend en nombre chaque année.

Hemerophila Nyctemeraria.

Hb. 364-365. — Dup. V, p. 951, pl. 240, fig. 2. — Frey. I,

pl. 78, f. 1. — Tr. Sup. p. 209. — Bdv. 1566. — Lah. 126. — Herr.-Sch. p. 77.—Gn. IX, p. 219. — Stgr. Cat. 254.

(PI. 51, fig, 6 à 8.)

Elle est allongée, atténuée antérieurement, rase, d’un gris terreux ou parfois d'un brunâtre clair, et lavée de bleuâtre en dessous. Bien

(1) Catalogue des Lépidoptères de la Gironde, par M. Henri Trimoulet, p. 57.

Hemerophila Nyctemerarix. 9 qu'assez semblable à celle de sa congénère l’Abruptaria, elle s'en distingue : 1° par la tête moins allongée, moins biseautée, pourvue de deux pointes obtuses placées au sommet et éclairées de blanchâtre antérieurement; 2° par le plus grand développement de plusieurs des trapèzoïdaux, notamment de la première paire du neuvième anneau; 3° par la présence d’une quadruple caroncule sur chaque flanc du cinquième anneau; 4° par le clapet anal plus développé; 5° par les stigmates, grands, jaunâtres, en ellipse et cerclés de noir. Cette chenille est en outre très-plissée transversalement et ne présente aucune trace des lignes ordinaires. Les dix pattes sont concolores; les antérieures ont seules le dernier article noir.

Cette espèce, qui ne doit habiter que l'Europe méridionale, vit aux environs de Marseille, de Toulon et d'Hyèôres sur les divers Genista et Cythisus qui y croissent en abondance. M. Daube l'élève chaque année; après m'en avoir adressé plusieurs individus parvenus à leur taille, il m'a écrit qu'il ne rencontrait cette chenille dans la campagne de Montpellier qne sur le Juniperius oxycedrus. Elle vit à découvert depuis sa naissance jusqu’au moment de sa métamorphose, et mème à cette époque ne descend-elle pas de arbre pour se chrysalider. Ellene mange que la nuit; et, enfin, elle est fort délicate à amener à bien. Du reste même rigidité, mème attitude, même immobilité, même aspect au repos que la chenille de l'Abruptaria. Elle n'est jamais abondante sur les arbustes qui la nourrissent; aussi l’insecte parfait est-il encore rare dans les collections.

Le moment le plus favorable pour la recherche de cette chenille est la fin de marset le commencement d'avril; mais je ne serais pas surpris que la seconde génération passàt l'hiver.

Cette espèce, qui demeure peu de temps en léthargie, se métamorphose dans les feuilles après avoir tissé une coque à claire-voie trèslégère. La chrysalide est allongée, avec la gaine des antennes saillante. L'extrémité abdominale se termine en pointe robuste légèrement recourbée et tout à fait noire. La couleur générale est le rouge acajou foncé, mais celle de l'enveloppe des ailes est brunâtre ainsi que celle

des anneaux. L’insecte parfait éclot environ vingt-cinq jours après sa métamorphose. Ordinairement l’éclosion a lieu dans la matinée ; c’est le contraire qui arrive chez sa congénère l’Abruptaria.

Enveroure : le o 0",033 à 0",035.

— la 9 0",036 à 0,038.

La Nyctemeraria est un peu plus grande que l’Abruptaria, mais elleest moins grande que la figure de Duponchel qui est d’une taille exagérée. Les ailes sont allongées, larges, profondément dentées; les inférieures sont surtout aiguës à l’apex, d’un ton général vigoureux où le brun et le rougeàtre dominent sur un fond gris clair ; ce qui laisse voir une large bande contiguë à la costale qu'elleaccompagnedans toute son étendue. Une très-large bande brune traverse l'aile obliquement de l’apex à la base. Cette bande est coupée par deux traits fins, noirs. Le fond gris clair desinférieures est strié de brun et traversé par un trait fin, noir et ombre de rougeàtre extérieurement. D’autres lignes suivent ce trait caractéristique. Les franges sont unicolores et finement entrecoupées de brun. Le point cellulaire est petit et noir, il n'est visible qu'aux supérieures. Les quatre ailes sont en dessous d’un gris clair, sablées de brun avec la tache cellulaire aux quatre ailes. Les antennes sont fortement pectinées.

La femelle est assez semblable au mâle, cependant les couleurs sont généralement moins acusées.

Cette espèce varie peu ; j'ai toutefois sous les yeux une aberration femelle très-foncée, chez laquelle le brun tend à passer au noir et où le clair occupe un faible espace.

La Nyctemeraria, qui éclot en mai et en août, n’a pas, la chose me parait certaine, plus de deux générations annuelles; elle diffère en cela de l’Abruptaria qui, je l'ai dit, en a quatre.

I n’y à pas plus de quarante ans que cette superbe Hémérophile a été découverte, C’est Hubner qui l'a fait connaître ; cependant c’est

f . à (D . ï | ' 2 Q LE | : :

| Pat | " ' LL > LL L | | 7 : ’ ( nl , Lu Fr + n A ' LL L ; :

7 1 | Q | | D « I | | KO 1 L : . L : 1 L Le ré J » : . 161 . LE 7, L : " PR Us 7 | L L L n L : :

Page 1