LE
Éyennen Hylas, S-\.
Hb., pl. 670, fig. 3.—Viiliers et Gn., p. 25. -=-Ster. Cat. 117—Ahon-
cerragus, Pierret, Ann. Soc. ent. Fr., pl. 4.fig. 7.
(Var. Panoples.)
Elle ne s'éloigne pas pour la forme de ses congénères. Elle éclot vers le milieu ou la fin d'avril, peu de jours après que l'œuf a été pondu à l'aisselle d'une petite branche de Thymus vulgaris des fleurs
CA
duquel cette chenille se nourrit. Ses trois premières livrées. bien qu'assez päles, annoncent la parure qu’elle aura quand elle sera parvenue à son entier développement qu'elle n’a guère atteint que le 15 ou le 20 mai. Adulte, cette larve au repos est courte, globuleuse, convexe en dessus, un peu aplatie en dessous, très-carénée latéralement, à anneaux distincts et renflés. La tête est petite, lenticulaire, noire, luisante, rétractile et à moitié cachée sous le premier anneau. Sur le fond de la chenille qui est d'un vert clair, on voit, à partir du deuxième segment au neuvième, une suite de taches dorsales piriformes, d'un carminé vif, éclairées au centre par deux points blanes, séparés entre eux par la ligne vasculaire qui est d’un carminé vineux, assez large et continue. Chaque tache piriforme est en outre accompagnée des deux côtés d’un double trait blanc d’abord, puis vert foncé. La ligne stigmatale, interrompue aux incisions, est d’un blanc vif et largement liserée de vert foncé de chaque côté ; les stigmales sont d’un blanc mat. Le ventre est d’un vert plus obscur que le dos et les flancs ; il est partagé par une ligne sombre et continue. Les pattes écailleuses sont brunes, les membraneuses sont vertes. Cette jolie chenille vue à une forte loupe parait couverte de poils nombreux, courts et serrés ; elle était jusqu'à ce jour demeurée complètement inconnue sous ses premiers états. C’est aux environs de Cannes et d'Hyères et probablement dans toute la région du littoral qu'on la rencontre sur le Thymus vulgaris, et cela dans les lieux les plus chauds, les plus brülés par le soleil. Cette larve ou plutôt celle de l'Hylas type, doit vivre encore sur le Thymus serpillum du centre et du nord de la France où ne croit pas spontanément le Thymus vulgaris. Elle éclot au moment où le Thym est en pleine floraison et sa croissance est rapide, puisque la chrysalide est formée dès les pre-
iniers jours de juin (1).
(1) Elle ne doit pas senourrir uniquement de la fleur du Thym, car que deviendrait la génération d’auomne, celle qui paraît alors que la plante n'a plus une seule fleur, et mêmene présente plus que des feuilles dures et coriaces? La © du Panoptes qui éclot en soût cu septembre déroserait-elle ses œufs sur une autre plante labite fleurie alors ?
Lycaena Hylas. 591
Quand on élève des chenilles de cette Lycaena, est important de les isoler, car non-seulement elles se dévorent entre elles, mais les chrysalides qui ont été formées les premières sont impitoyablement mangées par les larves qui restent dans la poche en gaze qui les enferme sur la plante fraiche et fleurie.
C'est au pied des Thyms, parmi les débris de végétaux que se métamorphose la chenille du Panoptes. Je n'ai jamais remarqué qu'elle fixât sa chrysalide sur les branches de la plante. La chenille se place, ainsi que ses congénères, la tête en haut, et moins de quatre à cinq jours après, la chrysalide est formée ; celle-ci est ovoïde, courte, un peu atténuée aux extrémités, sans aspérités, d’un jaune argileux lavé de verdâtre sur l'enveloppe des ailes dont les nervures ce distinguent, bien que d’une manière imparfaite. Très-peu de jours après la transformation, onze ou douze au plus, éclôt quelquefois un ichneumon parasite; mais un second parasite, un diptère, éclot en mars de l’année suivante, Le tiers des larves de la première génération donne l'insecte parfait à la fin de l'été ; les deux autres tiers environ passent l'hiver et ne paraissent qu'à la fin de mars ou vers les premiers jours d'avril.
INSECTE PARFAIT
Cette variété constante de l'Hylas n'est bien caractérisée que chez la & qui, obtenue d'éclosion, présente une teinte très-sombre. IL y à chez le Panoptes des différences de taille qu'il me parait difficile d'expliquer; certains sujets femelles sont relativement très-grands, tandis que d’autres sont d’une exiguité extrême. Je ne parle ici que des individus pris au vol. Le type de l'Hylas n'a jamais, à ma connaissance, été remarqué en Provence.
Cette Lycaena vole en plein soleil dans les lieux où croissent les Thyms; elle se pose fréquemment sur leurs rameaux, surtout si la plante est en fleur ; elle est facile à saisir.
A Hyères, on doit chercher le Panoptes dans le voisinage de l'Ermitage ; à Cannes, c’est principalement sur la lisière du bois de pins situé sur le chemin du Cannet qu’on est certain de le rencontrer en grand nombre.
Le type n'est pas précisément rare à Francheville (Rhône), mais il paraît près d'un mois plus tard que le Panoeptes.
Foiys (Pyrausta) Trimaeulalis. Sr.
Ann. Soc. eatomol. Stetlin, année 1866, p. 109. PI. 85, fig. 4).
Celte charmante petile espèce a été décrite récemment d’après un seul exemplaire o” en très-bon état; mais elle n’a point encore été figurée. C’est assurément la plus petite des Pyrausta ; bien que l’auteur qui l’a nommée ne lui ait pas assigné de place, je crois qu'elle doit se ranger après le Botys (Pyrausta) Acontialis, Stgr.
La P. Trimaculalis mesure à peine 0",013 d'envergure. Le fond est d’un noir brun luisant, marqué de trois grosses taches circulaires d’un beau jaune orange, dont deux placées prés du bord interne, et la troisième au bas de l’apex. Les ailes inférieures sont traversées au centre par une très-large bande également de couleur orange n’atteignant nile bord supérieur ni le bord interne de l’aile. Les franges sont assez larges, concolores, avec l'extrémité blanchâtre. En dessous l’orangé des taches a pli, et la première de ces trois taches de l'aile supérieure à sensiblement bruni. Les antennes sont filiformes et noires ; la tête, les ‘yeux et le thorax qui est passablement robuste sont, ainsi que l'abdomen, entièrement noirs.
La Pyrausta Trimaculalis (Botys Trimaculalis, Stgr.) fait partie de la collection de M. Grüver, de Leipsick. On ne connaît jusqu'à ce jour que cet unique individu de l'espèce, qui a étépris près d’Amasia, par le natuialist Kindermann.
Acidalix Decorata.