LE L 2 "A
"ni ï AL : 0 ER : . L : LR D
en Pl 11 e] \
val n :
sé n Û Di | V2 k on L
ne LA L LAN ! :
L Ce . L : nn 2" QU :
CM : L nr CI P l | : :
. nr DL LL : L D : 2 | F : :
| | . | L : . 1 : 1} | a u TA U | . v" Û L ‘an D.
: | : 0 1h oo n H :
Ù | D L | PI : L * : E l " | ; e RL n . :
: L h d n ( AUD" : | Fu o 1 af + .
ra, n : : L 1 L : L # = de L Q Lu Done mt ’ [al eo” L e B :
ue L . | :
Fumea Sapho. 95 du type. Les ailes supérieures présentent cette étrange particularité qu’ellesseraiententièrement blanchessi ellesn'étaient maculées de brun en quelques endroits. Dans la première partie de l'aile, on voit quatre gros points de couleur chocolat et de formes diverses, présentant d’une manière imparfaite un carré. Au milieu de ce carré on distingue une petite tache allongée de même couleur, et enfin trois autres très-petits points plus rapprochés de la base de laile que tous les autres. Les inférieures sont d’un beau rouge de Saturne, rappelant la couleur du type, avec une petite tache noire en forme d'ellipse entourée de jaune et placée près de la base de l'aile. Enfin, avant d'arriver à la frange qui est d’un jaune clair, on voit une ligne de trois points médiocrement gros, également cerclés de jaune. Le dessous des ailes supérieures est semblable au dessus ; cependant les taches ont pâli. Les inférieures ont perdu leur brillante teinte rouge et ne sont plus que faiblement carnées : les points devenus brun pâle persistent encore, mais ils ne sont plus entourés de jaune. Le thorax, bien fourni, brun, à également le collier rouge. Les antennes sont blanches avec les barbules brunes. L’abdomen est rouge et présente trois anneaux ou taches allongées, noires.
Ce bel insecte provient de Montpellier où le naturaliste M. Daube l’a élevé de chenille. Il fait partie de mon cabinet.
Fumen (1) Sapho, Mi.
(Species nova.)
(PI. 54, fig. 1 et 2.)
Cette nouvelle espèce tient des Psyche de Schrk, et de certaines Fumea de Haw., telles toutefois que les a groupées dans son cata-
(1) Psyche, Brd.
logue méthodique M. Staudinger, de Dresde. En effet, elle se rapporte aux premières par la couleur et la forme des ailes de plusieurs d’entre elles, et t'ent aux secondes par la ténuité des écailles, la texture et la transparence des ailes, et surtout par la composition des fourreaux. Si nous la rapprochons de ces dernières, cette Psychide est voisine des Psyche Pectinella, Brd. (1), et Fumea Suriens. Reutti (2).
Si aujourd'hui je ne considérais plus que comme caractère secondaire la forme des fourreaux, ce pourrait être à côté de ces deux espèces qui sont, je lai dit, la première une Fumea de M. Staudinger, et la seconde une ÆEpichnopteryx du mème classificateur, que je placerais cette espèce nouvelle.
La grande famille des Psycnibes a été, jusqu'à ce jour, si imparfaitement étudiée et présente de si sérieuses difficultés, que je crois bien faire de ne pas assigner de place définitive à l’insecte dont il est question ; je me contenterai de le décrire. Cependant je le crois une Fumea proprement dite ; c'est également l'avis de M. Staudinger qui, ainsi que moi, regarde cette espèce comme inédite, et qui, en me la procurant, m'a engagé à la publier.
Envergure : 0,049.
Elle à un peu la coupe de la Proxima, Led. (Ledereriella, Brd., fig. 59.), mais les ailes sont plus allongées et d'un noir moins opaque. Ces mêmes ailes rappellent la couleur de celles de la Fusca, How. (Calvella, Och. Brd.), bien qu'un peu plus foncées. Elle aurait plutôt la forme d'ailes étroites , allongées et sémidiaphanes de la Pectinella, S.-V., bien que près du double plus grande. Les franges sont raisonnablement larges et d'un gris blond. Le dessous est aussi uniforme que le dessus et lui ressemble, Les antennes sont d’un gris
1) Psyche Surienteila? Brd. { Ann. de la Soc. entom. de Fr., 1858, p. 405, pl 2).
(2) Epichnopteryx Pectinella, S -X., Stgr.
Typhonia Dardoinella. 27 foncé, longues et brièvement pectinées. Le thorax est grèle et d’un noir de suie. L’abdomen, également grèle, est garni à l'extrémité de poils blonds très-courts. Les pattes sont d’un gris foncé.
Je ne connais pas la femelle.
Le fourreau a la forme de ceux de la Pectinella, S.-\., et de la Perlucidella, Brd. (4), sauf la taille qui est plus grande. Ce fourreau est tubuliforme, allongé, conique, un peu courbé ; il est formé de soie blanche, recouvert de très-petites parcelles terreuses et siliceuses, et présente une texture des plus solides, bien que cédant sous la pression du doigt.
La chenille de la Fumea Sapho m'est inconnue : il est supposable qu'elle vit de graminées ainsi que celles de ses voisines les Perlucidella, Pectinella et Nudella (2).
Cette Fumea, qui provient d'Allemagne, appartient à mon cabinet ; M. Staudinger, de Dresde, en possède plusieurs individus semblables.
Æyphonin (3) Hardoimella ©, Mi.
(PI. 34, fig. 2 à 3.)
On a toujours ou presque toujours tort de publier certaines espèces de Lépidoptères, celles qui sont d’une détermination difficile, alors qu'on n'a vu qu'un sexe. Je viens de reconnaitre moi-même cette
(4) Distincte dela précédente. On a eu tort de considérer l'une comme variété de l’autre. C'est ce que démontrent, d’une part, la taille de chacun de ces deux insectes et, d'autre part, les mœurs des chenilles et l'époque d'apparition de deux Psychides.
(2) L'auteur de la Monographie des Psychides d'Europe ayant trouvé des fourreaux de la Nudella sur les mousses, a supposé que la chenille s'en nourrit (*), ce qui est une erreur : je l'ai toujours rencontrée mangeant dans des prés moussus, des graminées courtes qui y étaient mêlées.
(3) Melasina, Bdy.
(*) Monograph. p. 78.
vérité, et, franchement, je conviens que ma précipitation à publier la Psyche Dardoinella (NU liv., p. 318, pl. 37, fig. 8 à 41) m'a gravement induit en erreur à l'égard du genre auquel appartient réellement cette prétendue Psyche.
M. Dardoin vient de m'adresser un Lépidoptère obtenu ex larva, qui doit bien certainement être la femelle de ma Psyche Dardoinella ©. Je reconnais donc que cette espèce ©, dont j'ai sous les yeux deux exemplaires, n’est point une Psyche, mais bien une Typhonia. Je dois dire cependant, pour atténuer mon tort, que j'ai été trompé par la forme du fourreau en tout semblable à ceux de certaines Psyche (4).
Les Typhonia, dont la parure est sans éclat, forment, on le sait, un petit groupe d'insectes tranchés, généralement fort recherchés des entomologistes à cause peut-être de leur excessive rareté. C'est à peine si les collections les plus riches possèdent quelques espèces, en plus ou moins mauvais état, de ce genre dont le nombre s'élève à une dizaine, selon Bruaud ; cependant plusieurs de celles-ci ne me paraissent pas authentiquement distinctes.
L'individu que je publie aujourd’hui sous le nom de Dardoinella ©, est une vraie Typhonia & reconnaissable aux ailes bien développées, aux antennes filiformes et surtout à l'oviducte.
Voici la description de cette Typh. Dardoinella.
Envergure : 0",0925.
Elle est, on le voit, tout aussi grande que ses ainées et possède la coupe d’aile dela Typ. Melas, Bdv. (Melanosella, Brd.); mais au lieu d'être entièrement d’un noir brun plus ou moins intense, caractère qui distingue presque toutes les espèces de ce genre, les ailes de cette femelle inédite sont d’un gris chaud, faiblement lavées de
(1) Je me plais à rendre justice au sûr coup-d'œil de M. Staudinger qui, lors de la visite qu'il m'a faite en 1862, avait cru voir dans le & de la P. Dardoinella, malgré la forme exceptionnelle de son fourreau, une véritable Typhonia.
Typhonia Dardoinella. 29 carné dans la partie qui longe la côte. L'envergure est un peu plus grande que celle du mäle, et le bord des supérieures, assez aigu à l’apex, est aussi plus large. Les ailes inférieures sont peut-être aussi plus allongées et moins arrondies que chez le mâle. Les taches, stries et atomes bruns qu'on remarque chez ce dernier, existent bien chez la ®, mais leur forme et leur disposition ne sont pas précisément les mêmes. La tache du milieu de l'aile au lieu d’affecter une forme carrée est plutôt rectangulaire et mal arrêtée à ses angles. Celle du sommet de l'aile est assez celle du mâle. Les inférieures sont uniformément d'un gris foncé, mais moins fuligineux que celles du ©”. En dessous les quatre ailes sont sans dessins et d'un gris roussâtre uniforme. Les antennes sont courtes, grèles, un peu plus épaisses à la base, et concolores. Le thorax est de la couleur des ailes supérieures. Le corps est assez épais et d’un gris chaud; il se termine par un faisceau de poils fauves, divergents, qui au premier abord dérobent l’oviduete, lequel est court, courbé, coriace, foncé, et qui se termine par une pointe brune qui se dirige en dessous. Aussi pour distinguer cet organe important est-on obligé de retourner l’insecte.
Le fourreau, un peu plus grand que celui du mâle, présente à trèspeu de chose près, la forme de celui-ci.
M. Dardoin qui possède aujourd'hui deux mâles et deux femelles de cette Thyphonia, après avoir agi pour les fourreaux des deux femelles ainsiqu'il a opéré pour ceux des mâles (4), est très-sûr que les deux enveloppes qu’il m'a envoyées, et qui sont identiques entre elles, appartiennent bien à l’espèce que je viens de décrire. Ces fourreaux, récoltés au commencement de juin 1863, ont donné leur insecte parfait dans le courant de juillet suivant.
()scon, T. I, p. 320.
Giotiula Panmeratäi,
Cyrillo, pl. 12, f. 4 — Hb. 391, 846 — Tr. I, p. 182 et Sup. p. 29. — God. IT, p. 272, pl. 70, f. 1-2, — Frey II, pl. 447, f. 4. Gn. Ind. 238 — Bdv. 909. — Gn. V, 115 — Ster.
Cat. 199.
(PI. 54, fig. 6 à 9.)
Elle est depuis longtemps connue, mais elle n’a jamais été figurée. De plus, les détails inédits qui feront suite à sa description pourront sans doute ajouter de l'intérêt à son histoire.
Cette larve est cylindrique, épaisse, allongée. On ne peut dire si c’est le blanc ou le noir qui doit être considéré comme le fond de linsecte ; mais voici de quelle manière ces couleurs se présentent à l'œil. Il règne sur la plupart des anneaux une large bande noire qui, sur les flancs, s'arrête à la naissance de chaque paire de pattes; cependant sur les anneaux qui en sont dépourvus, la bande noire fait le tour du corps. Ces bandes sont liées entre elles par quatre lignes brunes qui semblent tenir la place des deux sous-dorsales et des deux stigmatales. De chaque côté de la bande noire existent cinq taches blanches arrondies qui tranchent d'autant plus que le fond est noir. Les trois taches antérieures qui occupent le milieu des cinq, sont de moitié plus petites que les deux autres. Le ventre est blanc, excepté le milieu de chaque paire de pattes. La tête est petite, arrondie, d’un fauve vif et marquée de quatre grosses taches foncées. Les mandibules sont noires. Les seize pattes sont fauves, mais les antérieures ont les deux derniers articles noirs. Les ventrales et anales ont la couronne noire et sont marquées de brun sur le côté extérieur. Les stigmates sont ovales, blanchâtres et assez peu distincts. Les points ordinaires sont verruqueux, luisants et surmontes d’un poil court, brun, raide. Au-dessus de chaque patte ventrale, entre la stigmatale
Glottula Pancratii. 31
et le dernier point verruqueux, on distingue une tache ovale, petite, blanche qui touche ce dernier et qui n’existe que sur les seuls anneaux des ventrales.
A son premier âge, cette chenille vit dans l’épaisseur dela feuille du Pancratium maritimum, L., d’où elle ne sort que pour effectuer sa seconde mue; elle n’est parvenue à son entier développement que pendant le mois de mai. On la trouve abondamment sur le littoral de la Méditerranée, partout où croit le Pancratium qui, dans la nature, parait être sa seule nourriture (1).
Il est deux époques où on la rencontre communément, celle de la fin de mai et celle de la fin de novembre. Cependant lorsque le mois d’août a été humide, la génération de l’arrière-saison est plus abondante que la première, car alors il y a eu une nouvelle pousse de la plante maritime. Si, au contraire, la sécheresse continue pendant les mois d'août et de septembre, l’éclosion des œufs, qui n’a sans doute pas lieu en temps ordinaire, n’arrivera, en partie du moins, qu’au premier printemps d’après. :
Les chenilles qui s’enterrent au commencement de juin éclosent {rois ou quatre semaines après, tandis que les autres ne voient la lumière qu’au printemps de l’année suivante.
M. Daube, qui m'a transmis les détails que je viens de donner sur la chenille de la Pancratii, termine par cette dernière et curieuse communication : « Elles mangent, dit-il, la feuille du Pancratium, « la fleur, la graine, lorsque celle-ci n’est pas trop avancée, et l'oi- « gnon; ce qu'elles font en dernier lieu. Lorsqu’elles ont dévoré le « bulbe, qu’elles rendent tel qu'il a été broyé par leurs robustes mà- « choires, elles mangent leurs excréments ; et, chose singulière, celles « qui se sont nourries de cette étrange façon, se transforment tout « aussi bien et fournissent des insectes tout aussi beaux que les
oo
(1) M. Guenée, auquel j'adressai quelques chenilles de la Pancralii, m'a dit les avoir nourries, faute de feuilles du Pancratium, avec le poireau (Allium porrum).
« autres!! C’est, je pense, la seule chenille qui soit dans ce cas. »
Pour se métamorphoser, la chenille s'enfonce profondément dans le sable.
La chrysalide est pleine, allongée, sans aspérités, lisse, luisante, d’un brun acajou, maculée de noir à certaines places. L’extrémité se termine par deux pointes obtuses, fortes, noires. Les stigmates sont ovalaires et bien indiqués en noir sur tous les anneaux : ceux-ci
sont distincts et mobiles.
INSECTE PARFAIT
Envergure : 0®,024 à 0°,025
Les ailes sont épaisses, veloutées, entières, d’un brun café foncé, à apex arrondi avec une éclaircie rougeûtre, transversale, à la hauteur de la subterminale, et suivie de l’espace terminal d’un gris de plomb mat, lequel est précédé d'un liseré ferrugineux roussàtre. La réniforme, qui est plus ou moins visible, est également d’un jaune clair. Chez quelques sujets la claviforme est écrite en noir. Les ailes inférieures sont d’un blanc pur chez le mâle et enfumées au bord terminal chez la femelle. Les antennes sont courtes, noires et pubescentes. La têteet le thorax sont noirâtres. L’abdomen est blanc avec l’extrémité plus ou moins enfumée. Il est gros et presque entièrement brun chez la femelle. À
L'insecte varie peu : aucun auteur ne signale de variété de cette Glottula, si ce n’est toutefois la Glott. Encausta que plusieurs considèrent comme une simple aberration de la Pancratii.
L'espèce appartient à la France méridionale, à l'ile de Corse, aux environs de Naples, au Cap de Bonne-Espérance. On avait confondu avec elle la Dominica de Cramer qui se trouve sur la côte de Coromandel, mais M. Guenée nous a appris dens son Species que cette dernière est une espèce distincte,
Fig.
Fig.
. Cleta Reaumuraria ® , Miz.
. Tête de la C. Reaumuraria o.