Tr. — Dtip. — Evers. — Frey. — Bdv. — H. -S. — Lah
Gn. — Stgr. = Laevigata, Haw., p, 362. — Stph. — Wood,
(Pl. 110, fig. 23.)
Elle s’éloigne pour la forme des huit espèces dont il vient d’être question ; en effet, elle est assez courte, mais très-carénée sur les côtés. Cette forme la rapprocherait plutôt de celle de VEmmeksia Unifasciata, Haw., dont je raconterai prochainement les mœurs curieuses.
La chenille type de la Sobrinata est d’un vert pomme, avec les incisions d’un Jaune serin. Elle a sur le dos, à chacun des anneaux du milieu, une tache d’un brun vineux en forme de triangle. Ce dernier' 'oaractère la rapproche encore de la chenille d’Unifasciata. La tête est globuleuse eî-'côncolore ainsi ''que les dix pattes. C’est aussi une larve qui varie en vineux et en brun rougeâtre. On ne }fdrencontre que*sur le /«mpérîïs commimis. C’est en' avril qu’il faut la 'Chercher sur les petites *montagnès du Lyonnais! et' aux expositions méridionales.
Dès que disparaît géographiquement le Juniperus commmis pour être 'remplacé' par un autre, ie' J'/mà:crpcarpa? on ne retrouve plus, cette chenille en se dirigeant du côté de la Provence. Ciestenyain
Eupilhecia Sohinata. 105
que je i’ai cherchée aux environs de Vaience et d’Orauge ; elle n’a, à plus forte raison, jamais été rencontrée sur le littoral.
Cette larve, qui grossit rapidement, se transforme vers la fin d’avriL La chrysalide éclot au mois de septembre suivant.
INSECTE PAllFAIÏ. •
Le type ne varie guère dans tout le Lyonnais; cependant j’ai reçu de MM. Ferrouillat frères plusieurs chenilles que ces jeunes entomologistes avaient rapportées de la montagne d’Iseron ; lesquelles produisirent des sujets très-obscurs et fort petits, mais que, spécifiquement, on ne peut séparer de l’espèce ordinaire.
M. Guenée parle d’une Var. B. obscure provenant d’EcosSe, et d’une sous-variété fort curieuse ; je les possède toutes deux ; elles m’ont été offertes par M. Doubleday. L’une d’elles est si remarquable qu’elle mériterait l’honneur d’être figurée.
L’auteur du Species rapporte à la Sobr inata YExpressaria, H. -S. ; mais il commence par dire : « Je n’ai point vu cette Eupühecia en nature, » S’il l’eût connue, nul doute, il l’eût considérée comme espèce séparée.
Obs. J’ai rencontré, il y a une quinzaine d’années, en juillet, quarante ou cinquante chenilles d’une Eupithecia, près de la ferme du mont Pilât (Loire) sur le chèvrefeuille, dont l'insecte parfait a été rapporté à la Sobrinata par M. Herrich-Schaeffer et par M. Guenée. J’ai dû provisoirement accepter ce nom; mais je dois dire que la chenille, que je n’eus le temps ni de décrire ni de peindre, m’a paru, je me le rappelle, très-différente des chenilles trouvées sur le Jmiperus commmis. J’appelle en passant l’attention des lépidoptéristes sur ces chenilles du chèvrefeuille des montagnes, car je soupçonne qu’il y a là une espèce séparée. ^ -
En outre de ces huit chenilles à' Eupithecia, et, en attendant que je figure d'autres espèces de ce genre intéressant, je crois devoir
ÎOO che'-iflf:s et i.Kï'morTÈnES înépits.
citer celles que fai élevées et étudiées, et, en même temps, je dirai quelles sont les plantes qui nourrissent les chenilles d'Eupithecia, obsei'vées avant moi et par moi .
Bî. Vea!i©sî®ta, F.
La chenille a été figurée par Rubner ; depuis par M. Freyer, et, enfin, par M. Pologne, de Bruxelles. Elle vit sur le Silene inflata.
Obs. Le 19 avril, le fait peut sembler surprenant, j’ni pris au vol, il Cannes, l’insecte parfait butinant en plein midi sur les fleurs de mon jardin.
E. §slesB3c®lata, BIabille.
La chenille vit sur le Silene paradoxa (1).
E. fjiaaaarlatM,, W.-V.
Sa chenille, qui a été figurée par Hubner et par M. Freyer, vit, dans le Lyonnais, sur la Linaire des champs.
E. S®ïaleBa®lliis446, Step.
La chenille a été figurée par Sléphens. Hubner l’a représentée sur la Digitale à fleurs blanches, sous le nom de Linariata. Je l’ai rencontrée abondamment, en juillet, sur la montagne d’ïseron (Rhône), rongeant les fleurs de la Digitale pourprée. La Phalène n’est éclose qu’en juin de l’année suivante.
E. C^esa^aïarealê®, Roes.
Chenille figurée par Hb., Frey., etc. Cette larve, qui varie énormément, se rencontre en automne aux environs de Cannes et de
(1) J’ai reçu de M. Doubleday, d’Epping, huit exemplaires d’une variété de la Venosatn, d’un gris brun plus ou moins accusé, qui ne me par n'osent pas diffénr de la Silrnkolata de M Mabille. chenille vit en Angleterre sur le Silene inflata.
Evj^iÜ'i’cm. 107
Lyon, sur une fnule de plantes herbacées, mais plus particulièrement sur las Omhellifères.
F-, K»BïS8$àa“âaaa4®, Dar. et Mill. (Icon. Il, pl. fi3).
La chenille jusqu’ici n’a été rencontrée qu’aux environs de Marseille, sur le Romarin fleur;,
E. Donz.
Elle ne me paraît être qu’un grand exemplaire de la Succenturiata (Var. Oxydata, Tr.), dont la chenille par conséquent vivrait sur les Armoises. Cette Oxydata n’est pas rare aux portes de Lyon, sur les collines de Saint-Clair et de la Pape, lieux où le type, la Succenturiata, ne se trouve pas.
£. Ils.
La chenille, suivant M. Mabille, doit vivre en . Corse sur le Pyrus amygdalifolius.
E. HE'e'i'IeaaSatai, Donz.
La chenille, suivant M. Mabille, doit vivre en Corse sur la Cléma-
tite.
E. Rossler,
Suivant M. Mabille, la chenille vit en automne aux environs de Paris sur les Mille-feuilies, et l’insecte parfait éclot en juin de l’année suivante. Elle avait d’abord été considérée comme inédite par M. Mabille et publiée sous le nom de AcIiUleata. (Ann. Soc. eut. Fr. p. 70; (1869) ; à la page 80 du môme volume, son nom primitif lui a été rendu.
E. SîBîsfsalvaita!, IIaw.
Ne serait, d’après M. Guenée, qu’un? variété de la Succenturiata. Je l’en crois distincte, On élève abondamment la chenille en Angle-
CHENILLES ET LÉPlDOPTÈaES INÉDITS.
terre sur ies Achillées, tandis que celle de la Succenturiata ne vit que sur les Armoises.
E. Maycrata, Gn.
La chenille, suivant M. Guenée, vit sur VAlsine verm.
E. Silessata, Stand.
On trouve la chenille, suivant M. Standfuss, vers la fin de juillet, dans les capsules du Silene inflata.
E. 'J!Vîpiai!SCtata, A. -S.
J’ai rencontré ahondamment la chenille, à la fin de juillet, sur la grande Ombelle des prés, à Plombières (Vosges). L’insecte parfait n’est éclos qu’en juin de l’année suivante.
E. l*ltsïiilïe©îata, Haw.
La chenille a été figurée par M. Pologne, de Bruxelles. Je l’ai trouvée au parc de Lyon, en juillet, sur la Clématite. La petite Phalène n’a paru que les premiers jours de juin de l’année suivante.
E. Bdv.
Cette espèce avait primitivement été décrite par M. Rambur sous le nom de Scopariata. Elle a reçu un troisième nom, celui de Multiflorata, Mill. {Iconog. Il, pl. 71), et peut-être bien un quatrième, celui de Tme&mana, H.-S. J’ai dit que la chenille vit en Provence et dans les Pyrénées-Orientales sur les Erica scoparia, arborea et var. multiflora. J’ignore si la chenille de la Guimrdaria, Bdv., qui représente une race tranchée, vit sur les Erica.
E. §îaty3*ata, Hb.
La chenille a été figurée par Hubner, et ensuite par M. Freyer. Ce dernier la représente sur le Thymus vulgaris (Tab., 194).
Eupithocia.
E. Verettpaï'îa, II. -S.
La chenille, qui a été élevée par M. Guenée, vit dans les capsules du Veratrum album.
E. C^astâgata, Hb.
Suivant M. Guenée, la chenille vit, en août et septembre, sur une foule de plantes basses et d’arbustes, tels que l’OEillet, l’Hyssope, les Aster, la Verge d’ôr, etc.
E. PimpisieMata, Hb.
La chenille a été figurée par Hubner sur la petite Ombelle des champs ; c’est tout ce qu’on en sait.
E. ’frfislgaaata, H. -S.
Suivant M. Doubleday, la chenille vit, en septembre, sur VAngelka sylveslris. Suivant M. de La Harpe, elle vit en société sur VHeracleum spondylum.
E. Eaffîciffitî», Frey.
i\I. Freyer représente la chenille sur un Pin. J’ai trouvé, à la fin de mars, l’insecte parfait, en grand nombre, dans un bois de Pins d’Alep, aux environs de Cannes.
E. SwbiEmlïrsato, W.-V. (Pipeperata, Step.)
« La chenille, me mande M. Doubleday, vit, en septembre, sur les fleurs de V Asparagus ofjic., du Crépis taraxifolia et sur celles de la Centaurea nigra. Le papillon éclot en j uin. »
E. I®*Egi2Iîa.tts.j W.-V. .
La chenille qui a été décrite par Khasen n’est probablement pas.
HO CHENILLES ET LÉPIDOPTÈRES INÉDITS
suivant M. Giicuée, celle que Hnbner a représentée sur Je Bouleau. D’après M. de La Harpe, la chenille ne se rencontre jamais que sur les Pins et Sapins. L’opinion de ces deux naturalistes rae paraît exacte. C’est aussi celle de M. Doubleday, qui m’écrit que la chenille de la Pusillata vit, en mai, sur le Pinus abies, et que le papillon éclot l’automne d’après.
E. Cfflccifes'ïafa, Mill. Icon. H. pl. 56.
La chenille vit sur les Quercus ilex, mher et coccifera de la Provence. M. Mabiile a pris, en Corse, une variété de la Cocciferata, qu’il a nommée Semitinctata, et dont la chenille a les mœurs de celle du type.
E. 11b. (SPâsîapâ&aeilata; Tr.)
La chenille, qui n’est pas encore figurée, n’est pas rare sur les collines à base d’alluvion de tout le Lyonnais, en septembre et octobre, sur le Bupleunm falcatim. L’insecte parfait ne vole qu’en août de l’année suivante.
E. SaaîBOtaitî?, Hb.
Si sa chenille est la plus commune de toutes les larves à’Eupithecia qu’on rencontre dans le département du Rhône, c’est aussi une des plus jolies par les bigarrures vertes, rouges et blanches dont elle est recouverte. On la rencontre, en septembre, à Lyon ; en novembre et jusqu’en décembre, à Hyères et à Cannes, sur l’Armoise vulgaire. L’insecte parfait éclot en avril ; il n’a qu’une génération.
E. Gn.
« La chenille, m’écrit M. Doubleday, vit sur le Solidago mrgaurea, et le papillon éclot en août de l’année suivante. »
E. Tamaariselata, Frey.
Cette espèce, que j’ai successivement soumise à M. Herrich-
Eupitliecia. lil
Schaeffer, à M. de La Harpe el à M. Gnenée, a été considérée par ces messieurs comme une simple variété de Vlnnotata à laquelle, en effet, elle ressemble tellement qu’on ne peut l’en distinguer. C’est pourtant une espèce séparée; j’en juge par la chenille que j’ai recueillie en certain nombre, à Ghamonix, en juillet i862, au bord de l’Arve, sur le Myricaria (Tamarix) germanica. Cette chenille est d’un vert clair uniforme, sans lignes, et non d’un vert foncé; ce qui la rend méconnaissabli dans l’ouvrage de M. Freyer. Elle ne varie nullement.
ü, (des Anglais).
C’est une espèce non encore comprise dans le Species, ni dans le Catalogue du docteur Slaudinger. Elle est plus petite que les Eupüh. îmotata et Tamarisciata. La forme, et la couleur de sa chenille qui est verte, sauf le clapet anal teinté de vineux, l’éloigne de Vlnnotaîa, mais la rapproche de la Tamarisciata dont elle n’est peut-être qu’une variété. J’ai rencontré cette chenille, en juin 1863, sur le Coriaria myrtifoîia, à Âmélie-les-Bains (Pyrénées-Orienlalesj.
E. IsEs^ig'Wèa, Hb,
J’ai recueilli la chenille, en septembre, sur les collines boisées des environs de Lyon, et n’ai obtenu l’insecte parfait qu’en juin. Mais, chose fâcheuse, ayant égaré la description de cette larve, il ne m’a plus été possible de me souvenir sur quelle plante je l’ai rencontrée.
E. Cffigastricâata, Gn.
Depuis bientôt quinze ans j’élève la chenille. Elle vit, en septembre, sur les collines des environs de Lyon, d’Hyères, de Cannes, etc., sur VEuphrasia lutea, dont elle ronge les fleurs et les graines fraîches.
CHEN1U.ES ET LÉPIDOPTÈRES INÉDITS
E. MassiSâaia, Mill.
La chenille, qui est encore inédite, vivrait, d’après les données de M. Dardoin, sur le Tamarix gallica des environs de Marseille.
E. Ses.
Si mes souvenirs ne me trompent, la chenille vit, en septembre, sur les collines silvestres du département du Rhône, de la fleur d’un SoUdago.
E. Eltasasato, Bdv.
M. Dardoin m’écrit qu’il vient d’obtenir ex larm plusieurs sujets de cette petite espèce, dont il a trouvé les chenilles sur le Tamarix gallica.
Obs. Le 5 mai 1800, il m’est éclos une $ de YUltmata d’une chenille reçue d’fîyères, l’automne précédent, mêlée à d’autres larves du Tamarix des bords de la mer.
E. Hb.
La chenille, publiée par Hubner et ensuite par M. Freyer, vit, en septembre et octobre, sur la Calluna vulgaris, dans tout le Lyonnais. Mais c’est surtout aux environs de Cannes qu’elle est abondante. L’insecte parfait éclot en mars et avril. Les sujets de la Provence sont beaucoup plus sombres. Au premier aboçd on dirait d’une autre espèce. 11 m’a été dit que la Nanata a deux éclosions; je n’ai pu vérifier le fait.
ÎÏB
M. Guenée, qui a élevé la chenille en octobre, nous dit qu’on la rencontre à l’arrière saison sur les Chempodium. Le papillon paraît en juillet.
Eupilhecia.
E, Vul^ata, Haw.
Ainsi que M. Guenée, j’ai rencontré sa larve sur les Aster, à Hauteville (Ain). Mes dessins de la chenille, restés en carton, ne ressemblent nullement, pour la couleur, aux deux figures de la Vulgata de M. Freyer. (Tab. 300.)
La chenille a été décrite par M. Guenée. « Elle vit, nous dit cet auteur, sur les Solidago, Senecio, Arlemisia ahsynthimn et même sur le Mijrica gale. .îe l’ai abondamment rencontrée au commencement d’octobre, à Hauteville, sur la Verge d’rr, au milieu de sapins qui entourent cette commune.
E. Mistssta, Hb.
M. Doubleday élève depuis longtemps la chenille sur la Calluna mlgaris.
E. Cam|»aituEarËa, F.
Espèce non comprise dans le Spécies général. La chenille a été représentée par M. Pologne, dans \es Annales de la Société entomologique de Bruxelles, sur la Ganvpanula tracheliim. M. Doubleday, qui rapporte cette Eupithecia à la Denotata, Hb., m’écrit que la chenille vit en Angleterre sur la même Campanule.
E. ÆssfSsaiEata, Doub.
M. Doubleday élève la chenille, en Angleterre, sur leRibes nigrum. Elle a été figurée dans le Spedcs, pl. 2, fîg. 0. Cependant j’ai retrouvé cette larve, en octobre, au Grand-Camp de Lyon, dans les parties basses qui avoisinent le Rhône, sur le houblon, dont elle ronge les feuilles.
il4 CHENILLES ET LÉI’IDOl'TÉHES INÉDITS.
La chenille de ['Assimilata est d’un vert d'herbe uniforme. L’insecte parfait est éclos dès la fin de février. L’espèce doit avoir deux générations.
£. T«nuiata, Hb.
En 1864, M. Pologne a figuré la chenille dans les Annales entomologiques Belges. « Elle vit, dit-il, dans les chatons du Saule marsau. »
Et Dodoneata. Gn.
La chenille vit en juin sur le Querciis robiir.
E. Abreviaia, Albin.
La chenille décrite par M. Guenée vit, suivant cet auteur, en juin, sur les chênes qui croissent sur les collines sèches et pierreuses. M. Doubleday me mande que la chenille vit en juin sur le Quercus robur, et que la phalène paraît à la fin d’avril de l’année suivante.
E. Exiguata, âb.
M. Freyer figure la chenille sur le Berberis vulgaris. M. Doubleday l’a rencontrée en Angleterre sur VOxyacantha.
E. Strobilata, de Geek.i
La chenille décrite par de Géer doit vivre sur les Pins ou Sapins.
E. Tog'ata, Hb.
La chenille, inédite encore, doit vivre sur les Sapins parmi les feuilles desquels on trouve toujours l’insecte au repos.
E. IPumSEata, Hb.
On trouve la chenille du type, à ses divers âges, partout en France,
Eupithecia. 115
je crois. En Provence je l’ai rencontrée sur presque tous les arbustes fleuris en automne, en hiver, au printemps. La fécondité de cette Plialénite est inouïe.
E. Var. Crlwtmlnpiîsfa, Mili.. ïcon. !, pi. 3, 4® livraison.
Cette variété est des plus constantes ; sa chenille vit de préférence sur la Globiilaria alypum.
E. Var. S®4&ïBKBS3ala, Bov
C’est aussi une variété constante de la Pumilata. Aux environs de Cannes, sa chenille vit, plus particuliérement à l’île Sainte-Marguerite, sur la Cinéraire maritime.