‹ Iconographie et description de chenilles et lépidopt̀eres inédits (volume 3)Chapitre 16 sur 68 · VI. Qo. Âûenù'oputS' Nizinu^t, Olmter · texte numérisé non relu

VI. Qo. Âûenù'oputS' Nizinu^t, Olmter

Vn, 21 . ül. Latifye-nnhf, Moic/iJer.

26f Lipr.

Annép-mo.FLm.

Aiuwlep dc'l/h Sociéeé' Lùmèearui de^Xpon..

Jinp.Bbuirfe- ù r.Mipnf>n .

iC^neauxc col.

Rhodupliœa Romanella. loi

clins de cette immense ruine, et cela, jusqu’au faîte de Téditice. Cette larve semble préférer les pieds d’Alaterne vieux et maladifs aux autres placés tout à côté, vigoureux et pleins de sève.

Je n’ai pu, à Rome ou ses environs, retrouver ailleurs qu’au Golysée(l) cette précieuse chenille. C’est en vain c{ue je Tai cherchée soit à la villa Pamphile, soit à la villa Rorghèse, où les Alaternes ne sont pas rares.

C’est dans les détritus, au pied de l’arbuste, que la chenille se métamorphose au centre d’une coque assez solide d’où l’insecte s’échapi)e à la fin de mai.

INSECTE PAREAIT.

Envergure: O 0!20à O 0^1.

Il vient se placer dans le voisinage des AegfcùeWa, ilb., Dalcella, Z., Advenella, Zk., et Sucwella^ Zk, Il est plus petit que la première d’un cjuart environ , mais il est de la taille des trois autres auxquelles la Romanella ressemble par la coupe d’ailes et le faciès général. Toutefois elle en diffère par plusieurs caractères tranchés : par exemple; la ligne transversale extrabasilaire double, droite, noire qui est des mieux caractérisées. Le fond des premières ailes est d’un gris de souris tournant au gris foncé à la cote et aspergé d’un fin sablé noir. La bande droite, double, noire précitée, partant delà côte pour aboutir au bord interne, est, au centre, d’un brun jaunâtre et parfois un peu rougeâtre ; la bande subterminale noire, continue, éclairée extérieurement d’un fin liseré blanc, est régulièrement mouvementée et présente un large coude formant extérieurement le côté d’un rectan-

(1) Je me suis assuré que leRhamnus alalernus du Colysée nourrit, indépendamment de la chenille de la R. Romanella, cellisdepUuieurs noctuelles, notamment VEmpyrea et la Chalciles ; celle d’une Neplicula que je n’ai pu faire réussir et qui doit être la Calhavlir.ella, signalée par M. Stainton, dans sa Bolanical summary, p. 358.

15Î CHENILLES ET LÉPIDOPTÈRES INÉDITS

gle. Les deux points cellulaires, soumit réunis pour présenter un croissant, sont bien indiqués en noir. Un trait subterminal noir précède la frange ; celle-ci est large et concolore. Les ailes inférieures sont blanchâtres et lavées de fauve au bord externe.

En dessous les supérieures sont d’un gris foncé ; où le sommet seul de la ligne coudée est marqué en noirâtre; les ailes inférieures sont semblables au dessus. La tête a de gros yeux d’un pouiqu’e obscur, les palpes sont en crochets ascendants : les antennes, très -légèrement crénelées, présentent à la base une petite nodosité. Les pattes, assez longnes, grises, sont largement annelées de noir et de brun. Le thoi’ax a la couleur des premières ailes ; l’abdomen est teinté de fauve.

La 9 est un peu plus grande que le a” ; elle lui ressemblerait pour la couleur et les dessins, si les ailes inférieures n’étaient d’une teinte plus sombre, et si l’abdomen ii’était plus renflé et un peu plus long que chez celui-là.

La RhocL Romandla, qui doit suivre la Smvdla, portera dans le Catalogue Stgr. le n” 481 bis.

Mou cabinet ; 9 a*, 2 î '1).

TljeSOfiS Hb.

71, Zk. — Tr. — Dup., pi. 284, lig. 2. — H. -S., 4b. — Stdg.

Cat., 480.

(PI. 115. fig. 6 à y.)

Elle a les mœurs de celle de la Romanella précédemment

(ï) Si, lors de mon retour d’Italie en France, je n’avais perdu accidentellement une partie de mes chenilles, j’aurais pu obtenir bien près de 40 insectes parfaits de la Romanelta, Phvcide qu’on élève avec facilité, comme toutes celles du genre Rhodopkæa.

ihjtdoü LcgnteJIa. 153

décrite ; mais elle m’a paru rare aux environs de Cannes, seul liabitat où, jasqu’à ce jour, je l’aie rencontrée. Cette larve, dont on ignorait les mœurs, n’est parvenue à son entier développement que vers le milieu de mai, époque où elle se présente sous forme allongée, atténuée aux extrémités, sans carène, nullement aplatie en dessous, plissée, d’un brun vineux en dessus et sur les flancs, et d’un vert bleuâtre sur le ventre. Des trois lignes ordinaires, il n’existe que la vasculaire ; celle-ci est brune, assez large et continue. La tète est un peu aplatie, rétractile, d’un testacé rougeâtre. Le premier segment est recouvert d’une très-large plaque testacée et partagée par un fin sinus, avec taches noires latérales. Les seize pattes sont concolores; les stigmates, un peu saillants, sont jaunâtres et à peine cerclés de brun. Les tra pézoïdaux et autres points sont mamelonnés et plus clairs que le fond ; les poils sont relativement longs.

Cette chenille vit sur les collines boisées les mieux exposées des environs de Cannes, plus particulièrement dans le voisinage de mon habitation, sur le Rliammis alaternus, dont elle ronge les jeunes feuilles après les avoir réunies en paquet, et au centre desquelles elle demeure immobile pendant le jour. Lors de la seconde quinzaine de mai, elle descend de l’arbuste qu’elle n’a pas quitté depuis l’instant de sa naissance, et se transforme dans la teiae après avoir formé une coque solide composée de soie, de détritus végétaux et de grains de terre,

La chrysalide est rougeâtre, avec l’extrémité abdominale obtuse ; l’enveloppe des ailes descend très-bas sur la spire.

Le papillon éclot pendant les premiers jours de juillet et toujours dans la matinée.

IXSEGTE PARFAIT.

Comme on le sait, la Legatella est, si non la plus grande, tout au moins une des plus grandes parmi les espèces du genre auquel elle appartient. Ainsi que chez toutes les Myelois, le fond des ailes est d’un gris d0souris,avecleslignesdesmieux accusées. Les ailes inférieures se-

1S4 CHENILLES ET LÉLIIJOL'I'ÈUES INÉDITS.

raient d’une blancheur absolue, si elles n’étaient très-légèrement ambrées à la partie subterminale.

La 9 est un peu plus grande que le o*, et, ainsi que chez le plus grand membre des Myelois 9 , elle a les ailes inférieures d’un gris foncé. L’abdomen est allongé, conique et d'un gris obscur; les pattes blanches sont largement annelées de noir.

La Mij. Legatella n’a qu’une génération.

(l) Tpa.st«veraellrt, Oui*.

PI, fig. 10, — Zell. — ilciT.-Sch., 105. — Stgr. Cat., 403.

OM. Ili, lîi;. in el II.)

laiENILLE.

Elle m’a été envoyée de Barcelone, en juillet; mais depuis je l'ai rencontrée aux environs de Cannes, où elle est rare. La seconde génération se montre en plein été. Vers la fin de juillet la chenille est parvenue à toute sa grosseur; elle est allongée, atténuée postérieurement, avec une grosse tète et seize pattes. Sur le fond, qui est d’un gris verdâtre, régnent, aux lianes et cà l’espace dorsale, de nombreuses lignes Unes, parallèles, serrées, de couleur bois, partant tontes du deuxième segment. Ces lignes sont coupées par de larges incisions d’un carné rougeâtre. La tête semi- globuleuse, concoloi’e, est marquée d’une ligne brune centrale qui la traverse de haut en bas, et, en outre, d’une grande tache triangulaire brune appuyée sur l’incision. Le premier anneau avec plaque écailleuse est marqué latéralement d’un gros point noir ; cet écusson est précédé d’une rangée de très-petits points bruns. Les stigmates et les points trapézoïdaux

(t) Est-c.e bien au genre Myelois qu’appartient la Transversellal

Mydois Tmnsversdla. l-^o

sont petits et noirs. Le dessous est d’un vert bleuâtre et ne présente pas de lignes; les seize pattes sont unicolores.

Cette chenille vit sur la Psoralea bituminosa, dont elle ronge les feuilles sans attaquer les fleurs. Pendant le jour, elle se tient, à la manière des Tortrix, au centre d’un paquet de feuilles réunies par des tils de soie.

En été, la transformation est rapide; moins de quinze jours après, a lieu l’éclosion du lépidoptère; la chenille forme sa chrysalide dans les feuilles sèches, au pied de la plante.

La quatrième et dernière génération, me mande M. Himmighoffen, passe l’hiver sous une toile commune, à moitié enfouie sous le sol, au pied d’une grosse racine de Psoralea bituminosa, d’où elle ne sort qu’aux premiers rayons du soleil de mars.

INSECTE l’AHFAIT.

C’est un des plus élégants et des plus richement parés du geiu'e.

L’espèce ne varie (1) guère que par la taille ; en effet, on rencontre dans la nature des sujets qui sont près de moitié plus petits (| ne d’autres ; cependant il est bon de se souvenir que les ? sont toujours un peu plus grandes que les cf.

Obs. La chenille de la My. Transversellà ne doit pas vivre uniquement sur la Psora. bituminosa, par la raison que cette plante n’appartient pas à la flore des environs de notre ville, où, cependant, j’ai

(1) Depuis l’impression de cet article j’ai obtenu ex larvâ, les 18, 19 et 20 mai, plusieurs sujets de grande taille de cette Myelois, élevés à Cannes, dont la première chenille a été rencontrée par M. de Peyerimhoff, le 18 mars. Ces variétés (?) sont d’un aspect sombre aux quatre ailes; toutefois la bande jaune transverse des supérieures a conservé son éclat. Je soupçonne ici une espèce séparée, car la chenille, qui vit solitairement, diffère de celle de la Transversdla ordinaire, et la coupe d’ailes de cette dernière n’est point la même que celle de la race sombre précitée.

Que cette Phycide soit variété constante et peut-être bien variété vernale, ou qu’elle soit espèce distincte, ce qui est plus supposable, je propose de la nommer, en attendant de plus amples informations ; Myelois Var. (?) BUnmineUa, Peyer. et Mill.

im

rencontré deux ou trois fois l’insecte partait butinant, en été, sur les fleurs, au crépuscule du soir, dans les vallons de la Pape.

Pcmgieiia fSaliic®!;*, Stgk Berl.Entom. Zeitung. (1870), p. 131.

(PI. lis, fig. 12 à 14)

Elle rappelle bien celles des Pempdia observées jusqu’à ce jour ; elle est cylindiâque, atténuée postérieurement, à tête petite et rétractile, avec 1 6 pattes bien visibles et toutes propres à la marche ; les anneaux sont distincts. Le 1", moins haut que les suivants, est recouvert d’une plaque écailleuse. Sur le fond, qui est d’un vert un peu bleuâtre, les lignes, d’un carminé vineux, se détachent d’une manière très-nette. La vasculaire n’est représentée que par un filet étroit ; la sous-dorsale est très-large ; ce sont plutôt trois lignes parallèles et continuas, interrompues aux incisions et qui partent toutes du 2® anneau pour aboutir au 12". La ligne stigmatale est double et interrompue sur chaque incision. La tête est noire, la plaque du r’‘anneau marbrée de brun eide vineux ; les écailleuses sont brunes, les ventrales verdâtres.

Cette chenille a été trouvée, d’après les indications de M. Stainton, par M. Staudinger, dans les gales du Pistacia lentiscus, en octobre 1866, à Celles-les-Bains (Ardèche).

Pendant les derniers jours de décembre 1869, en janvier et février 1870, M. de Peyerimhoff et moi l’avons retrouvée assez abondamment aux environs de Cannes, dans les gales des Lentisques.

11 a semblé à notre collègue etàmoi que ces larves sont insectivores et qu’elles se nourrissent exclusivement des nombreux Apkisqxie contiennent les gales où elles demeurent sans cesse entourées d’une toile blanche et de détritus. Ces Aphidiens venant à manquer à la chenille àeh Pempelia GaUicola, elle pratique un trou rond dans une paroi

Pëmpelia Gallicolu. 137

de la gale qui l’enferme, s’en échappe, s’introduit dans une nouvelle gale, bouche l’ouverture par une mince pellicule de soie, et sortira de nouveau, soit à l’état de chenille, soit à l’état d’insecte parfait; car c’est dans l’excroissance même de la plante qu’a lieu la transformation, vers le milieu de juin; vingt à vingt-cinq jours seulement avant l’éclosion de IdiPempelia.

La chrysalide est médiocrement allongée , à pointe abdominale, aiguë, d’un brun rougeâtre, luisante et enveloppée d’une soie blanche. Le papillon éclot dans la première quinzaine de juillet.

LXSECTE PARFAIT.

Il rappelle assez, pour les dessins et la couleur, les Phycidcs Compositella elDubiella ; c’est une des plus caractérisées.

LaPem. Ga/h'coto ne varie pas sensiblementpourlataille, mais, chez quelques sujets, les lignes transversales s’affaiblissent d’une manière sensible. C’est dans les lieux les mieux exposés, et toujours dans le voisinage des Lentisques, que vole, à la fin de juin et en juillet, cet insecte qui peut Ifien avoir plusieurs éclosions. La 9 dépose un œuf sur une gale naissante , mais ce ne doit être que plusieurs semaines après, lorsque les pucerons seront éclos, que paraît la petite larve qui semble avoir pour mission de les détruire.

Obs. — Celles des gales du Lentisque qui contiennent des cheniL les n’acquièrent jamais ou presque jamais leur belle teinte sanguine; elles conservent la couleur verte des feuilles.

On trouve à Celles-les-Bains, mais surtout à Cannes, deux mois environ plutôfique la chenille de hGallicola, celle d’une Tinéide qui a les mêmes mœurs de la première, et dont la découverte, due à M. Stainton, est de peu antérieure à celle de la P. Gallkola ; c’est \àStathmopoda Guerinii, Stainton.

Le Pistacia terebinthus nourrit encore la chenille de la Nepticula prmnissa, SU. retrouvée parM. de Peyerimhoff à Cannes où l’espèce nous a paru rare.

lo8 CllE.MLLES LT LKl’lUÜFTÈllES liNLDiTS.

Anc^'losls C’iBKuam«»ii9plEs%, Dur.

PL â7f), fig. i. — SlgT. Cat., 419. = Dihitella, Tr. — H. S., fjg. j8-13J.

i ri. llo, fig. lo k 21. '

Elle a des mœurs fort curieuses. Un la trouve, à toutes ses grosseurs, enfouie dans le sable, aux e.xpositions les plus méridionales, enfermée dans un fourreau construit de grains de sable fins, liés par une soie brune. Ce fourreau, quelquefois très-long (il en est qui mesurent jusqu’à près de dix centimètres), et de consistance molle, est immobile et placé obliquement à plusieurs centimètres au-dessous de la surface du sol parsemé d’une rare et maigre végétation. La chenille agrandit son enveloppe protectrice, à mesure qu’elle prend du développement. Pendant le jour elle ne quitte pas son fourreau, de forme tubulaire, cylindrique, et ouvert aux deux extrémités; mais elle l’abandonne pendant la nuit pour manger. En hiver, elle * demeure engourdie et ne prend aucune nourriture. Dès le mois d’octohre, on la rencontre à ses tailles diverses ; cependant ce n’est que vers le milieu ou la fin de mars que les chenilles ont atteint leur entier développement. Après les 2' et 3' mues, la couleur est, ce qu’elle sera plus tard; mais le fond est d’une teinte plus chaude et les lignes sont plus vivement accusées en rose carminé.

Après la 4' mue, la chenille de Cinnamomella, aux mœurs si singulières, est presque cylindrique, atténuée postérieurement, faiblement carénée sur la stigmatale, avec les lignes qui ont sensiblement pâli, et la plaque du premier anneau, large, testacée, robuste, et bien propre à soulever les couches de sahle qu’elle déplace chaque fois qu’elle quitte son fourreau. La ligne vasculaire n’existe pas, mais à la place on voit toujours le vaisseau dorsal qui se prononce en brun à

Â7icylosis CÂiinmnomellu. i59

chaque inouvemenl de l’insecte. La ligne sous-dorsale est fine, continue, largement interrompue surles incisions, d’un carné rougeâtre, avec un trait en dessous oblong, qui est de même couleur. La carène concolore est surmontée sur chaque segment d’un trait carminé, depuis le 2' jusqu’au H® anneau. Le ventre est verdâtre et sans lignes : les stigmates sont gros et indiqués en brun. La tête est petite, rétractile, d’un testacé jaunâtre, avec les mandibules noires. La plaque, qui est large et robuste, descend très-bas de chaque côté; celle du dernier segment est petite et concolore. Les Ui pattes, qui sont verdâtres, sont relativement petites, principalement les membraneuses.

Cette larve, retirée de son fourreau, est vive et frétillante ; elle cherche à s’échapper en se tortillant et en faisant des sauts en divers sens. Elle se transforme dans le fourreau même. La chrysalide est allongée, à pointe abdominale obtuse, comme transparente, et généralement d’un testacé jaunâtre. Les stigmates et la place des yeux sont rougeâtres. L’état léthargique dure 2S à 30 jours, et le papillon vole pendant tout le mois d’avril.

INSECTE PARFAIT

Il est, de tout le genre, celui qui, assurément, varie le plus. Le type me paraît être d’un argileux plus ou moins accusé, avec les dessins mal indiqués ; mais les variétés rougeâtres, vineuses, brunes, presque entièrement grises et sans aucun dessin, ne sont point rares.

La ? est toujours un peu plus petite que le <f, mais avec l’abdomen plus développé ; elle conserve généralement la teinte argileuse du type, et les dessins des ailes supérieures sont toujours bien accusés en brun. Elle vole peu; aussi, malgré l’extrême abondance de l’espèce, parait-elle relativement rare.

Cette Ancylosis est fort répandue dans toute la Provence, dans les lieux plats et sablonneux ; ceux où a vécu la chenille.

En marchant, on fait voler la Cimamomella cf qu'il est alors facile de saisir, car elle a le vol court ; elle se pose le plus souvent à terre.

Je crois que l’espèce a au moins deux générations.

r.HF.NlLLF.S RT I.ÉPIDOPTKRES INÉDITS,

Acenlropus üliviek.

{Phryganeà), Encyc. méth. YI, 1791. — Lat. ™ Stgr., Cat. 4S.

= Acentria Nivosa, Step.

(PI. lis, fig. 21.)

Cet insecte, fort singulier (1), est connu depuis quelque temps déjà : il a été décrit et représenté sous ses divers étals par M. Edwin Brown, dans un recueil anglais intitulé : Natiiral history of Tubury ; mais il est à peine connu en France où personne ne l’avait encore figuré. A la vue de ce curieux insecte , on peut se demander s’il appartient réellement à l’ordre des Lépidoptères, ou s'il n'est pas plutôt un Névroptère; une Pliryganea, ainsi que l’a pensé le naturaliste Olivier. Quoi qu’il en soit, VAcent. Niveus étant compris aujourd’hui dans les Crarabines, j’en dirai quelques mots en faisant représenter le cf dont la figure, ainsi que celle de VAcen. Latipemiis (PI. 115, lig. 22.), fera partie de la Ho" planche, composée d’insectes appartenant tous à cette nombreuse famille des Crambina.

L’envergure de VAcentropus Niveus d' ne porte que O"', 010.

Les ailes supérieures sont allongées , étroites , pointues à l’apex , blanches, très-légèrement ochreuses à la côte. Les inférieures sont également étroites , mais plus courtes que les supérieures dont elles ont la couleur. Trompe nulle, stemmates nuis ; abdomen long, conique, avec la brosse anale également blanche. Les pattes sont trèscourtes ; elles sont dépourvues d’éperons.

La $ , que je ne connais pas encore , n’aurait , suivant M. Reutti , ï que des moignons d’ailes pointus et courts ».

La Niveus ne paraît pas rare sur les bords du lac de Constance, en juillet et en août. La chenille vit jusqu’à la fin de juin sur le.s Potamogeton pectinatus et lucens.

(1) Son congénère VAcent. Latipennis, Moescbler, Wien Mis., 1860, ne l’est guère moins.

^ncilea' de- I/t Socié/d' Linnéenne/ de- Ltjori .

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Aruiée/ ISW. F1.1L6 .

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I. / et 3, Jïj/Iûphih- Prarituuia , I. /Var. A et B.j D- ?> - Selenin ,Sh. ! 7tu\ A .)

Jlf. !p . CalII/norpha .Pimnnul/i ,L. / Ver. Itj

I\( t). Apleet/i Specioe-a , fVir.A.j

V. 6. .Wte-elia. iXri/tJt'anf/ui- f ./ilhin . f Vir. /epurina (rn .J

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Jirtp. HouÎB'tn- â r.Mp/u>rL .

Hylophila Prasinana. 161

Obs. Notre obligeant collègue de iSi Société entomologique de France, M. de Peyerimhoff, a bien voulu me communiquer sur cet intéressant insecte une traduction extraite du livre de M. de Heinemann ; Die Schmetterlinge Deutschlands.

« Suivant unecommunication de Reutti, nous ditM. de Heinemann, la femelle aptère nage sur le dos, pendant la nuit , sous la surface de l’eau. Durant le jour , le nicâle ne vole que s’il y est contraint , tandis que la nuit il vole vivement à la surface de l’eau. L’accouplement a lieu dans beau. La femelle embrasse le mâle et plonge avec lui. »

« La chenille a des branchies et vit librement dans l’eau. » L’imagination , dans ce fait dont la traduction est rapportée textuellement, ne se mêle-t-elle pas h la vérité, nous demandons-nous, M . de Peyerimhoff et moi ?

Mon cabinet, 4 o*.

Les variétés chez les papillons n’ont, je le sais, qu’une minime importance au point de vue de la science enlomologique ; cependant il m’a été communiqué certaines aberrations de lépidoptères tellement remarquables, que je ne puis résister au désir de faire connaître les plus intéressantes. Sur huit sujets que je choisis parmi les variétés inédites, six appartiennent à l’Angleterre qui me paraît bien décidément être le pays d’Europe qui fournit le plus de ces anomalies entomologiques.

HyEoplilla L.

S. V. — Hb. Tort., fig. 158. — Dup. — Gn., Stgr., Cat. 5.

(Var. A.)

(PI. H6, fig. 1 et 2.)

Elle s’éloigne du type par la frange et le bord interne des supérieures, qui sont d’un rouge vif, et par la bande diagonale qui lestra-

162 CHENILLES ET LÉPIDOPTÈRES INP:D1TS

verse, laquelle est du même ronge. Les ailes inférieures n’ont rien d’anormal.

Cette jolie variété accidentelle, oii le vert et le jaune se marient si bien au rouge dont je viens de parler, a été olitenue d'une chenille trouvée sur le chêne.

Vai’. 11.

Si la précédente aberration de Prasinana est remarquable, celleci l’est bien plus encore. Le sujet, qui est une 9 , est d’une grande fraîcheur ; il a été obtenu de chenille. Chez cet individu, le vert des ailes supérieures a complètement disparu; il est remplacé par le blanc pur, ainsi qu’aux inférieures, en dessus et en dessous, i.e thorax et l’abdomen participent de cette couleur blanche. Cependant les trois bandes obliques sont, aux premières ailes, indiquées en blanc nacré luisant. Les antennes sont légèrement roussâtres.

Cette intéressante variété de /'rasmana appartient à la collection de M. Douhleday, d’Epping.

Seleuia IlEiist&'ânria, Albin.

lïb. — Tr. — Dup. — Frey. — lldv. — Gn. — Stgr. I9h. = Tetralunaria, llufn. = Phœhearia, Fchr.

(Var. A.)

(Pi. 1 !6, iig, a.)

Aucune variété de cette charmante Eiinomide n’avait encore été signalée; celle que je fais représenter est assurément des plus curieuses. Au premier abord , on a de la peine à reconnaître une aberration de VlUustraria, tant elle s’en éloigne par la couleur. La figure que je donne de cette variété accidentelle est une reproduction exacte de l’insecte, qui est un d'.

Callmorpha Dominula. 163

Le dessous des ailes est, à celui de Xlllmtraria type, ce qu’est le le dessus ; c’est-à-dire d’un brun rougeâtre obscur.

Cette variété, que je désignerai par la lettre A, a été obtenue de chenille par M. Doubleday. Cet obligeant entomologiste n’a pas craint de me confier ce précieux insecte qu’il possède en un seul exemplaire.

0atlsiKii»i*pls£% HomiBiula, L.

S. V. — Esp, — God. — Bdv. — Stgr. ~ Berce.

(Var. G.)

( PI. m;, lig. 4. )

Parmi les diverses variétés figurées jusqu’à ce jour de la C. Dominiila, aucune peut-être n’est aussi remarquable que celle que je fais représenter.

Le sujet, qui est cf, est de grandeur ordinaire. Sur les ailes supérieures, qui sont d’un vert bronzé un peu luisant à la base, les diverses taches blanches du type ont disparu ; elles sont remplacées par des taches obscures, indécises, à reflets rougeâtres, et entourées de noir. Les ailes inférieures sont, y compris la frange, d’un noir fuligineux. Le thorax et l’abdomen rappellent pour la couleur celle des ailes supérieures.

Cette variété accidentelle de la Dominula est d’origine anglaise ; elle appartient au riche cabinet de M. Doubleday qui a bien voulu me la communiquer. Je ne crois pas qu’elle ait été obtenue ex larvâ; cependant le sujet, qui a probablement volé, est dans un bon état de conservation.

Obs. Godard figure à la planche SS' de son 4" volume, en outre du type de Dominula, deux jolies variétés: l’une à ailes inférieures jaunes, l’autre à ailes inférieures noires.

CHENILLES ET LÉPlDOPÏÉKtS tr^ÉDi'lT'.

LaVar. Crtncas/ca, Kol. {AU. post. et abdomino luteis) s'éloigne pius que toute autre de celle que je figure.

jtà|»l«eC» ^g»eei0£«t,., Hp..

Dup. — H. -S, — Gii. ~ Stgr.

(Var. A.)

(PI, 116, fig. 3.)

Voici une intéressante variété accidentelle de la Speciosa a\

Chez cette aberration, qui est tout aussi grande que le type, le fond des supérieures est noir, et les lignes ordinaires, dentées au lieu d'être indiquées en noir, se détachent vivement en blanc. Les ailes inférieures sont d’un gris fuligineux, avec un large point cellulaire allongé et noirâtre. Ces ailes sont traversées par une éclaircie assez large. Les quatre ailes sont en dessous fuligineuses et luisantes. Les antennes sont noires ; le thorax est noir, mais rehaussé de lignes blanchâtres.

Cette variété, qui est d’une parfaite conservation, m'a été communiquée par M. Lederer qui m’écrit l’avoir reçue de M. Heinemaner. Celui-ci l’a rapportée des montagnes du Harz.

La Speciosa est demeurée rare partout ; elle appartient plutôt aux régions élevées qu’aux lieux bas; néanmoins elle aurait été rencontrée deux fois, dit-on, aux portes de Lyon, sur les collines boisées qui, à la Pape, boi'dciit le Rhône.

Elle a été pidse dans les Vosges (Spécies général. VI, p. 80) et, ensuite, dans rAuvergne, par M. Rellier de la Chavignerie.

DrilepliUn Porcellus.

3?li*cï5a Albin

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