‹ Iconographie et description de chenilles et lépidopt̀eres inédits (volume 3)Chapitre 15 sur 68 · VII. il/, etiâ, Eupiticecia. AUiaria,, Jtf/n · texte numérisé non relu

VII. il/, etiâ, Eupiticecia. AUiaria,, Jtf/n

Imp.Koubte, S.r.Mtÿnon .ZiirLr .

'Mù^-^iu.r fï>/.

Nola Chlamydulalis. 141

que j'ai observé sur les chenilles de deux Nola : celle de la N. Thymula, Mill. (le. II, p. 329, pl. 85, fîg. H àl6), laquelle vit de la fleur et de la graine fraîche du Thymus vulgaris, et la chenille de la Chlamydulalis dont il va être question et qui se nourrit exclusivement de la fleur et de la graine de VOdontites lutea.

L’œuf de la Chlamydulalis éclot au moment où se développe la fleur qui doit servir de première nourriture à la jeune larve, c’est-à-dire dans lecourant de septembre (1). La petite chenille, suivantla marche progressive de la fleur de l’Eupliraise, grossit rapidement ; quinze à dix-sept jours lui suffisent pour atteindre son entier développement ; elle est alors assez courte, convexe en dessus, tuberculeuse, demivelue , avec quatorze pattes , et , de plus , ornée de couleurs vives. Le fond étant d’un gris cendré, on voit sur le dos et les flancs une ligne de gros points d’un jaune de Naples, du centre desquels part un tuberculej d’un gris foncé , donnant naissance à un petit faisceau de poils courts, serrés et grisâtres. Une autre ligne de points occupe la placedelastigmaiale; ceux-làsont d’un rougeorange, et sont accompagnés à droite et à gauche d’un point foncé mamelonneux. La tête est petite, rétractile , noire et luisante ; les pattes écailleuses sont brunes, les six ventrales et les anales concolores.

Cette chenille vit en Provence sur VOdontites lutea; elle ronge, préférablement à la fleur, la graine fraîchement formée. Elle est commune aux environs d’Hyères, Montpellier et Marseille ; mais elle est rare dans les Alpes-Maritimes. Pour se métamorphoser, elle se comporte de même que la chenille delà Nola Thymula; elle s’applique soit contre une branche de l’Euphraise (fig. 2), soit contre un corps dur

(1) L’Odontites lutea n’est fleuri en Prorence gu’en septembre et octobre, alors que cette Euphraise a déjà passé fleur dans le Lyonnais, où elle s’épanouit en juillet et août.

r<'2 flIIEMU RS ET l.Érmoi'IÈKES INF^rUTS,

dn voisinage, construit une petite coque papyrassée grise, en forme de nacelle dont la carène est en dehors.

La chrysalide est courte, cylindrique, obtuse, d’un jaune rougeâtre, avec l’enveloppe des ailes descendant très-bas.

Dans l’appartement, l’éclosion a lieu dès les premiers jours de mars; c’est un peu plus tard que dans la campagne vole le papillon ; on le rencontre, delà fin de mars au 20 ou 30 avril, butinant, au coucher du soleil, sur les fleurs sauvages des lieux où a vécu sa chenille.

INSECTE PARE.-VIT

Enverg. 0'",17 à O™, 018.

A la vue de la Chlamydulalis de Duponchel (pl. 228, f. G) on n’a en vérité aucune idée de cette Nota, dont le fond des supérieures serait d’un blanc pur, s’il n’était sali par une teinte gris-roussâtreau centre, et par une large bande terminale brune, traversée de haut en bas par un feston clair ombré de noir intérieurement. On voit aussi au milieu de l’espace médian une rugosité sensible formée par la réunion de plusieurs écailles, caractère propre à tout le genre. Les ailes inférieures sont d’un blanc grisâtre, traversées par une ligue courbe et claire. Le thorax et l’abdomen, chez les sujets fraîchement éclos, sont d’un blanc de lait.

Les figures de la Chlamydulalis de Itubner, bien que grossièrament gravées, sont très-reconnaissables. L’espèce en France ne vaiâe guère que par la taille des sujets. Cependant j’ai reçu de Barcelone (Espagne) plusieurs exemplaires d’une Nola qui m'était envoyée comme inédite, mais que, en attendant, je ne considère que comme variété constante de grande taille de la Chlamydulalis. Indépendamment du fond obscur des supérieures, celles-ci diffèrent un peu des ailes du type, par la coupe. Chez cette variété, l’espace gris-roussâtre du centre est remplacé par une bande très-brune faisant mieux ressortir la coudée, qui est d’un blanc pur. Je nomme cette race espagnole : Yar. Lathonialis.

EupUlu'cùt Conslrktata. 144

La N. Chlamydulalis n’est que depuis peu d’années comprise dans la faune française; elle n’était avant indiquée que d’Italie et de Sicile. En outre de la Provence^ où elle n'est pas rare, M. Constant dit l’avoir prise en juin et juillet dans 1e département de Saône-et-Loire (Berce lî, p. 100), dans des lieux sans doute où croît VOdontites lutea qui, on le sait, appartient à toute la France.

Obs. M. Guenée me mande qu’il a pris la Chlamt/dulalis en certaine quantité au bord de la mer, en Bretagne, parmi les hautes graminées, en compagnie de la Leiicanîa Piifrescem.

Iîïî|(î41»ecla C®aâS4B»âctsît.ss, Gn.

X, p. 334. = Distinclaria, H. -S., fig. 1012. Ili, p. 121, 131. — Stgr. Gat., 6^0. z=z Libanotidata, Schl.

(PI. 114, fig. D à 7.)

L’œuf quia été pondu à la fin d’aoùt, sur la plante qui devra bientôt nourrir la petite larve, éclot huit h dix jours après. La chenille ne met pas plus de dix-huit à vingt jours pour atteindre son entier développement. Au commencement de septembre, du 8 au 10, elle est de la grosseur d’un fil délié, jaunâtre, mais, ainsi que beaucoup de chenilles qui vivent à découvert, elle se tient fortement cramponnée aux faibles rameaux de l’Euphraise. Parvenue à la grosseur qu’elle doit acquérir, elle est, vers la fin de septembre, assez longue, atténuée en avant, carénée, d’une teinte argilo-rougeâlre, avec les lignes ordinaires indécises, sauf la vasculaire, qui est foncée, continue, et qui, sur chaque segment, forme un fer de flèche dont la pointe est dirigée en avant. Les stigmates sont bruns et foncés , la tête et les pattes participent de la couleur du fond.

Elle présente fréquemment une variété vineuse ou argilo-vineuse.

laquelle, à première vue, laisserait croire à une espèce distincte du ' type ; celte couleur doit être produite par la teinte violacée des graines fraîches dont se nourrissent quelques-unes de ces chenilles.

L’espèce vit exclusivement sur VOdontites lutea dont les nombreuses fleurs jaunes très- éphémères sont loin de suflire à son appétit. A défaut de fleurs, elle attaque les graines récemment formées.

La chenille semble pressée de se transformer ; quelques jours lui suflisentpour cette opération. Pourquoi se hâte-t-elle autant, puisque l’éclosion de l’insecte parfait ne doit avoir lieu que pendant la seconde quinzaine d’août de l’année suivante, après être demeurée près de onze mois cà l’état de chrysalide ? Si cette chenille a une si grande hâte de vivre, ou mieux de grossir et de se transformer, c’est, sans nul doute, parce que la plante dont elle se nourrit passe rapidement, et que bientôt ses feuilles ténues, ses frêles rameaux seront entièrement desséchés.

INSECTE PARFAIT

Je juge de la Libanotidata, Schleager, ii laquelle M. Staudinger rapporte, dans son catalogue, la Constrictata, Gn., d’après deux exemplaires ex larvâ reçus d’Allemagne et que je crois authentiques. Je trouve cette Lîtonotîdata plus petite, à ailes plus arrondies, plus rougeâtres, avec la coudée moins sensible, etc.

J’ai lieu de croire qu’on aurait tort de réunir la Constrictata, Gn. à la Distinctaria, H.-S,, car ces deux Eupitkecia ont ensemble assez peu de rapports,

La Constrictata, dont les ailes supérieures sont d’un gris cendré et gris foncé au bord subterminal, avec les inférieures d’un gris noir, ne varie pas pour la couleur; quant à la taille, je puis dire que l’envergure des grands individus ne dépasse pas celle des petites Innotata; j’en juge d’après plus de cent Constrictata élevées de chenilles provenant des divers pays que j’ai cités plus haut.

Les Constrictata que j’ai reçues de M. Doubleday, d’Angleterre, ne diffèrent pas de celles de nos environs et de celles de la Provence.

EupUlu'cia Merinaüt .

EïBp24Ssecîa Merîsïata, Gn.

X, p. 326. — Mabüle, Ann. Soc. ent. Fr. 4868. =Perfidata , Mn.

Z. b. V. 1855, p. 19. — Stgr. Gat. 699.

(PI. ni, fig, 8 cl 9.)

CIIEMLCE.

Elle est assez longue, cylindrique, (Fun vert frais, quelquefois d’un vert jaunâtre et où, le plus souvent, on ne voit que la ligne vasculaire large, continue et d’un vert foncé. [Vautres fois cette ligne se réduit à un simple filet ; d’autres fois encore les lignes vasculaire et sous-dorsale sont indiquées en rougeâtre vineux se prolongeant du second anneau au onzième. Le dessousest d’un vert bleuâtre et ne présente pas de ligne. La tête est petite, globuleuse, d’un vert jaunâtre et marbrée de brun latéralement. Les 10 pattes sont concolores ; les anales sont lavées de vineux extérieurement. Les stigmates sont à peine visibles à la loupe.

Cette chenille n'est pas très-rare dans le Lyonnais , sur les coteaux qui dominent le Rhône ; elle est commune à Hyères et à Marseille;, mais elle est rare à Cannes. Elle vit aussi sur VOdontiles lutea, en compagnie de la chenille de la Consirictala dont elle partage les habitudes et le genre de vie; cependant, elle est partout beaucoup moins abondante que cette dernière.

La chenille de la Merinata se métamorphose dans la terre, du 15 au 30 septembre, et le papillon ne paraît qu’a la fin de juillet et pendant le mois d’août de l’année suivante; elle ne peut donc avoir qu’une seule génération. M. üardoin réussit mieux que personne à faire éclore celte délicate Phalénite.

INSECTE PARFAIT

Les sujets de la Provence, particulièrement ceux qu’élève de che-

nilles, chaque année, M. Dardoin, et qu’il m’affirme n’avoir jamais vu éclore qu’en août (1) sont généralement d’un brun plus rougecâtre que le type; les lignes et teintes claires se détachent aussi davantage.

J’ai obtenu ex larvâ un sujet à teintes sombres, à lignes nébuleuses où, sans le secours de la chenille, on aurait eu de 1a peine à reconnaître une Merimta.

Cette Eupithecia se répand lentement dans les collections.

Obs. M. Dai’doin, dans sa lettre du IG janvier 1870, me disait que M, Staudinger réunit la Merinata , (Jn. à la Laquearia , H. -S. A la page 99 de la dernière livraison, j’ai donné, dansun renvoi , la réponse de notre savant M. Cueiiée à qui celte assertion a été soumise.

EuBmelesia t^nifaseiata, IIaw.

p. 335 n%57. — Wood 70Î. = Gn. 293. — Stgr. 580. r= Bifasciata, Haw. p. 334. = Siitiilaria, Rb. = Aquilaria, H. -S. f. 336.

(PI. 114, lig. 10 à 13.)

Elle est courte, ramassée, un peu aplatie en dessous, légèrement atténuée antérieurement, avec une carène latérale prononcée. Elle est généralement d'un gris jaunâtre argileux, avec les lignes vasculaire et sous-dorsale brunes, fines et interrompues ; cette dernière ligne est géminée. La stigmatale placée sur la carène est blanchâtre et continue ; les stigmates sont bruns et visiblement cerclés de blanchâtre ; la tête est petite, globuleuse, testacée et marquée de deux

(1) M. Mabille, en parlant de la Merimla, Gn. (Ann. So.ent. Fr., 4® trimestre 1867, p. 647.), rencontrée par lui en Corse, dit qu’elle « paraît en avril-mai à Bastia » . Est-ce bien la Mcrinata, Gn. qu’a trouvée M. Mabille? Ne serait-ce pas plutôt une des nombreuses variétés de la Purmlata qui vit aussi sur VOdo^ tites luteo, ainsi que je m’en suis assuré maintes fois?

Etmndesla Unifaxcintn. 147

traits bruns perpendiculaires ; les dix pattes sont coucolores, les li'd,pézoïdaux bruns et finement cerclés de blanchâtre.

L’espèce varie en brun rougeâtre.

La chenille de cette Emmdesia grossit assez vile, mais moins cependant que les trois espèces précédemment décrites. Du jour de son éclosion au moment de sa métamorphose, elle vil à découvert sur ÏOdontites lutea, depuis le commencement jusqu’à la fin d’octobre (1); c’est donc du 15 au de ce mois qu’il convient de la chercher, plutôt dans les lieux un peu couverts qu’aux expositions trop sèches.

Cette petite larve est la dernière qu’on rencontre sur l'Euphraise à fleurs jaunes. Pour se chrysalider elle forme, dans le sable, sous les débris de végétaux, une petite coque solide dans laquelle a bientôt lieu la transformation, et le papillon n’éclot que près de deux ans

après (2) Cependant j’ai obtenu accidentellement l’éclosion d’un

sujet onze mois après la métamorphose de la chenille.

IN'^KGTR PARPAÎT,

Il y a peu de temps que cette jolie Phaléinte a. été découverte, e( cependant elle a déjà reçu quatre noms. L’anglais fJaworth qui,, le premier, l’a nommée Unifasciaia, a décrit sous le nom de Bifasciata, p. 334, une variété de cette espèce à bande médiane brune, laquelle variété me semble plus abondande que le type, surtout en Provence. Je la figure (PI. 114, n* 12.). La Scitularia, Ramb. ne parait pas, suivant M. Guenée, différer de l’C/m/’asmta d’Angleterre et d’Alle-

(1) Dans le département du Rhône, elle vil quinze jours environ plus tôtqa’en Provence, par la raison que les plantes automnales sont plus tardives dans tout le Midi qu’au centre et au nord de la France.

(2) M. Dardoin, de son coté, a pu s’assurer de ce fait par l’éducation de la chenille.

magne (1). Et, enfin, VAquüariadeU. Herrich-Schæffer, fig. 336, qui n’est antre que YUnifasciata, Haw.

Je signale une jolie variété constante de ceUe Emmdesia; je la nomme Yar. Euphrasiata. Elle est plus petite que le type, a le fond des ailes blanchâtre, avec les bandes d’un gris de souris. Je soupçonne que cette jolie variété (Tig. 13) est peut-être une espèce séparée.

l.e type de VUnifasciataqiŸü bien voulu m’adresser M. Doubleday, d’Epping, ne diffère nullement des individus du midi de la France, notamment de ceux de Cannes et de Marseille. La race des environs de Lyon est un peu plus grande et plus claire que le type.

VEmmelesia Unifasciata doit vivre partout où croît l’Euphraise à fleurs jaunes ; mais je ne la suppose nulle part abondante.

Elle a déjà été rencontrée en Angleterre, en Allemagne, en Cor.se, en Ualie(2) et en Espagne.

fl*'iag8itÏ8ecîa All|jîa‘i58, Stgr.

Berl. Eütom. Zeitung. (1870). p. 1^9.

(PI. 114, iig. U.)

La chenille de cette nouvelle espèce que vient de publier le docteur Staudinger, a été découverte aux environs d’Ofen (Hongrie), au commencement de septembre, par M- Pech, sur les fleurs àeVAlHum flavum dont elle ronge aussi leè semences. Cette chenille est médiocrement longue, nullement carénée, très-atténuée antérieurement, avec

(i)Cepen(Jantcornmajen’aipas vu ta ScUularia, Rb. en nature, l’époque d'éclosion que lui donna M. Rambur me ferait hésiter à la réunir à Unifasciata : f Elle se trouve .lu mois de juin aux environs d’Ajaccio. de Corse, p. 42.)

(‘î) Lors de ma visite au muséum de Florence, très-riche en insectes coléop' tères et lépidoptères, (février 1869), j’ai pu m’assurer que rt/ni/’ascia/n appartient à la faune des environs de cette capitale.

Eupilliecia Alliaria. IW

les anneaux distincts, rentlée sur les 7% 8' et 9' segments, presque entièrement blanche en dessus et en dessous, et où on ne voit nulle trace de lignes. La tête est petite, globuleuse, et d’un jaune testacé, ainsi que les écailleuses. Les pattes anales sont, comme le reste de la chenille, d’un blanc très- légèrement jaunâtre, couleur due sans doute au genre de nourriture que prend la chenillle.

Le papillon éclot à la fin de juin de l’année suivante.

INSECTE PARFAIT

Cette Eupithecia a un faux air de VHelveticariu, Bdv. type : elle est cependant plus petite que celle dernière. Ses ailes, relativement moins allongées, ont à peu près les mêmes contours de bandes transversales, bien que celles-ci soient plus étroites ; et les quatre ailes ont aussi la même teinte gris foncé. Chez V Alliaria le point cellulaire est très-petit aux supérieures, et il manqueaux inférieures; cependant en dessous, ce même point est visible aux quatre ailes et les lignes transversales sont bien indiquées.

Mon cabinet : un cf et une 9 ex larvâ.

LesMyelois, ces charmants insectes de la grande famille des Phycides, sont généralement rares; on les connaît peu sous leurs premiers états, et les chenilles que l’on a observées ne peuvent donner qu’une idée imparfaite de leurs mœurs ; j’en juge au moins par les habitudes de celles de deux àîyelois et ffune Bhodophœa que je viens faire connaître. Ces trois Phycides sont la My. Legatella, Hb,, très-rare et grande espèce. la plus grande du genre, je crois; la Tramversêlla, Dup., une des plus jolies assurément, et, enfin, la Rhodophœa{i)Romanella, espèce inédite des mieux caractérisées. C’est par celle-ci que je commencerai.

(1) Genre créé par M. Guenée (Indes microlepid. p. 74) et compris dans te genre Myelois par quelques auteurs allemands.

CHENILI.ES ET LÉPlD(3PTÈftES IN'ÉOITS.

(Species nova.)

iPl. 1 15, lig. l à 5.)

Dès le milieu de mars on la trouve à sou premier âge rongeant la surface des feuilles derAlaterne. A sa seconde et à sa troisième mue, elleattaqueîesfeuillesetles fleurs fraîchement développées de l'arbuste qui doit la nourrir, les lie et, dissimulée sous la petite toile qui réunit cesjeunes feuilles et fleurs naissantes, grossit lentement. Elle n’est parvenue à toute sa taille qu’à dater du 20 au 30 avril, époque oii elle est médiocrement allongée, atténuée postérieurement, avec une grosse tête et le 1" anneau recouvert d’une plaque écailleuse. De vert glauque qu’elle était lors de ses 2' et 3' mues, elle est devenue d’un vert pomme vif, avec les incisions jaunâtres. Les lignes vasculaire et sousdorsale sont étroites, continues et d’un vert foncé, la stigmatale est fine, continue et plus claire que le fond ; les stigmates placés sur la ligne sont bruns et cerclés de noir. La tète et la plaque du 1" segment, à fond jaunâtre, présentent de grandes taches brunes, de formes diverses et qui varient souvent. Le second anneau laisse voir, de chaque côté du 1" des trapézoïdaux, un gros point noir éclairé de blanc vif au centre. Les points pilifères sont trè, s-petits et noirs ; les Id pattes sont vertes.

Cette chenille varie : quelques sujets sont lavés de vineu.x sui- les flancs ; chez d’autres, la tête et le anneau sont entièrement verts.

L’espèce vit à Rome où je l’ai abondamment recueillie, en 1869, dans l’intérieur du Colysée sur les nombreux pieds d’Alaterne (Rhammis alaternus) disséminés dans les galeries mises à jour, sur les gra-

ItMLnièr& etlPaiÿa.iie' j) f Jfu(^ae<r^ P^'P^ Dehrin/ ..fC-.

I. 1 à. â. Bhodophaîa.]iornariella, Mül- H, 6 à g. Mgehüf Lepri/pdla , Sh.

H. lo et 11 . id. ïraiwverjella , J'ùi . df.l2 à i/p. Pemp&Im Galbiiola , Sb .

Y.lfi r; ig. PpiMk/ua A?) Pin<irelli,I)up.

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