‹ Iconographie et description de chenilles et lépidopt̀eres inédits (volume 3)Chapitre 29 sur 68 · J. a 3, Meianippe O.rybiata , Mi/I · texte numérisé non relu

J. a 3, Meianippe O.rybiata , Mi/I

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Melanippe Oxi/hiata

ractères sérieux. Indépendamment de la taille plus petite, de l’espace médian plus foncé, des ailes inférieures plus obscures, on reconnaît que cet espace médian est relativement plus large, entièrement d’un brun noir, avec le bord interne presque droit. Le bord externe, très-dentelé, est suivi d’une bande large, parallèle, continue et d’un blanc parfait, caractères qui n’existent pas chez la Galiata. On constate en-dessous les mêmes ditférences relatives, entre autres la bande blanche subterminale, qui est aussi large et continue qu’elle l’est en dessus.

La Ç est sensiblement plus grande que le ÿ, et sa teinte générale est encore plus foncée. Les antennes, ainsi que chez le ÿ, sont complètement filiformes.

Parlerai-je de l’époque d’apparition de VOxijbiata comme nouveau point de comparaison ? Ce n’est pas en mai et août qu’elle se montre, ainsi que le fait la Galiata, mais en juillet et octobre. C’est, en effet, à cette dernière époque, vers le 10 ou le 15 du mois, que j’ai rencontré, aux environs de Cannes, dans le voisinage de mon habitation qui touche à des terrains incultes, plusieurs exemplaires des deux sexes de cette Phalénite nouvelle. Le 2 novembre, je vis encore un ÿ fixé au tronc d’un olivier, mais il était défloré. Enfin, le 6 juillet 1872, un ÿ de cette espèce fut pris au réflecteur.

La Melan. Oxyhiata trouvera place après la Galiata.

Obs. Le 9 octobre 1870, j’ai dû attendre, avant de m’en saisir, qu’une $ Oxyhiata, en train d’éclore au pied d’un olivier, fût entièrement développée.

Afelanippc Tliïilearîa, H-S.

p. 156, fig. 387. — Gn. X, 389. — Stgr. Stett. e. Z. 1857, p. 259. — Steg. Cat. (1871) 2,687.

(PL 130, fig. 4 à 6.)

Je viens compléter l’histoire de cette larve, c’est-à-dire indiquer l’arbre qui la nourrit, la figurer, et parler d’une variété dont il n’a pas encore été question. De plus, je ferai connaître une bien curieuse variété de l’insecte parfait, laquelle, eu égard à sa constance, pourrait bien porter un nom.

Cette chenille, qui est, en elïet, courte, épaisse, entièrement noire, avec un écusson luisant sur le premier anneau, « passe sa vie enfermée entre deux feuiU'es ou dans une feuille roulée et attachée avec de la soie. » Gn. X, p. 387.

La variété de cette chenille est de couleur d’ocre ; ici la stigmatale et la sous-dorsale sont brunes, fines, continues. Chez le type et la variété, les stigmates et les points pilifères sont blancs.

Cette Phalène, qui a pour patrie l’Islande et le Groenland, vit en juillet sur les bouleaux bas et rampants, lescpiels semblent être l’unique végétation arborescente de ces contrées lointaines et désolées par un hiver de près de dix mois.

L’insecte parfait type qui est l’intermédiaire àe,V Hastula, L., et àQV Hastiolata, Hb., a été représenté par M. Schætfer, f. 387. Mais il n’a pas encore été question d’une variété constante de l’espèce, chez laquelle les bandes transversales et les franges, aux quatre ailes, sont entièrement blanches en dessus et en dessous, chez les deux sexes. Elles se détachent d’autant mieux que ces diverses bandes reposent sur un fond noir fuligineux et uniforme.

Melmrippe Fluctuata

Cette remarquable variété, qui présente de nombreuses sousvariétés, pour revenir insensiblement au type où les lignes transverses sont à peine indiquées, cette variété, dis-je, provient d’Islande où elle a été élevée en grand nombre. Enfin, je dirai qu’nne variété accidentelle, sombre, rapportée du même lieu, est entièrement enfumée, et qu’ici les ligues ont à peu près disparu.

Mon cabinet: type et variétés 10 exemplaires.

Melanippe F'luctuata, L.

(Var. Neapolisata.)

■ (PL 130, fig. 7.)

Il ne m’est pas certainement prouvé que cette curieuse variété de la Fhiciuata ne soit pas une espèce séparée, mais, dans le doute, je ne dois la considérer cjue comme variété constante.

Ce lépidoptère est pour moi un nouveau souvenir d’Italie où mes chasses entomologiques, aux environs de Naples, n’ont pas été aussi fructueuses c[u’elles l’eussent été deux ou trois mois plus tard. Dans cette partie de l’ancien royaume des Deux-Siciles, cette variété ou race particulière de la Mel. Fluctuata, semble avoir remplacé le type qui paraît ne pas y exister, au moins je ne l’y ai pas vu. Cette aberration est donc des plus constantes. Ce qui distingue la Var. Neapolisata, c’est que, chez le ÿ, les antennes sont plus cilicées que chez le type, et c[ue, chez les deux sexes, la surface des quatre ailes est d’un gris foncé faiblement lavé de verdâtre anx supérieures. Le fond blanc a disparu en presque totalité ; couleur qui ne se montre plus que sous forme d’un filet délié encadrant l’espace médian. Le dessous des quatre ailes participe de cette teinte obscure. Cette Phalénite semble emprunter aux terrains volcaniques de la campagne de Naples

CHENILLES ET LEPIDOPTERES INEDITS

leur aspect sombre et triste à cette époque de l’année (mars) où la végétation herbacée se montre à peine.

C’est aux environs de Pompeï que ce lépidoptère m’a semblé assez commun, fixé soit aux arbres, soit aux vieilles murailles. Je l’ai recueilli dans Ts^aples même, appliqué aux troncs de chênes-verts de la villa Reale.

Le type de la Fluctuata a, aux environs de Cannes, le fond très-blanc, et l’espace médian presque noir.

La chenille vit en automne sur certaines Crucifères, telles, par exemple, VAlyssurn maritimum et le Lcpidium ruderale.

L’insecte parfait se montre dans les Alpes-Maritimes, dès le milieu de février. La seconde génération ne paraît à Saint-Martin- Lantosque qu’en juillet et août.

^cidalîft Zepliyr»ta, Mill.

{Species nom.)

(PL 1.30, fig. 1 à 8.)

Voici un lépidoptère très- voisin des Acidalia FJongaria Rb. [Aridnta, H. -S.) et Canteneraria, Rdv., mais il en difière par des caractères essentiels qui me paraissent suffisants ponr le concidérer comme une espèce indépendante.

J’ai fait connaître la chenille de Canteneraria, mais en attendant que celle A' Elongaria vienne, par sa différence spécifiqne, confirmer la validité de la Zephyrata, je donnerai aujourd’hui l’histoire complète de la nouvelle Acidalie dont l’époqne d’éclosion s’éloigne de celle de ses voisines.

Par la forme générale, elle rappelle ses congénères Canteneraria et Cervantaria, bien que moins allongée que celles-'^!.

La première génération de Zephyrata commence seulement a

3 O ^ Livrcii/ron, .

Année- 1372. PI. 132.

Emmir^ etPoyad^ pP Xapue.,- pl pt Eeèrcaj sc.

1 à 8. AcidziZia- Aefj/u/T-cUzi , .

■ P . . Su.btdc7d2.f E/lruyànph. .

Ihtp.JîouistA-, 5,r Mùjrwn.

M^*'Jù^77nazcj> r-ûï.

Acidalia Zephyrata

voler à la mi-juin, alors que disparaît les dernières Canleneraria dont elle partage l’habitat. La seconde génération passe l’iiiver en chenille, laquelle se transforme vers le commencement de mai.

Médiocrement allongée, atténuée antérieurement, plissée, sensiblement carénée sur les côtés, à tête petite, arrondie en dessus et aplatie en avant. Elle est d’un argileux pâle , couleur qui s’obscurcit sur les premiers et les derniers anneaux. On ne voit pas de dessins dorsaux, mais à la place il règne une ligne claire, large et continue. La stigmatale qui repose sur la carène est également large, claire et continue. Sur les 3% et 5® anneaux, on voit un gros point noir placé au-dessus du stigmate. Celui-ci est très-petit, noir et invisible à l’œil nu.

La chenille de Zephyrata vit sur beaucoup de plantes basses et sous-arbrisseaux ; elle est donc polyphage.

La chrysalide n’a rien de remarquable. '

Insecte parfait,

Envergure ; 0,018“™. à 0,019™“.

La Zephyrata est toujours plus grande que VElongaria, avec les ailes relativement' moins allongées, et l’aspect général d’un gris roussâtre plus aycusé. Elle rappelle aussi VArldata, H. -S. (pl. 66, f. 407). Cependant, la couleur générale de celle-ci est d’un blanc bleuâtre et le point cellulaire manque en-dessous.

Chez la Zephyrata existent, sur un fond blanchâtre sablé de grossiers atomes noirs, mais rares, quatre lignes tremblées et continues d’un gris roussâtre. Le point cellulaire est gros, noir et se voit toujours aux quatre ailes. Une série de points noirs al-

longés règne sur la frange. On voit encore une ligne de points nervurau.s: sur la Lande ij[ui suit la coudée ; cependant, ces derniers points noirs ne sont pas constants. Le vertex est concolore, avec le front noir. Les antennes sont entièrement filiformes.

Les ailes en-dessous sont plus obscures qu’en-dessus, où quelques Landes transverses se montrent, ainsi que le point cellulaire; celui-ci est toujours Lien marqué. Souvent les permières ailes sont légèrement enfumées (fig. 6).

La $ est quelquefois un peu plus grande que le ÿ , elle a aussi la teinte ‘générale plus rousse. Sur l’aLdomen, Lien développé, on voit sur chaque anneau une petite crête noirâtre.

Cette Phalénite présente une variété constante (fig. 7) où le fond chez les deux sexes est plus Llanchâtre que chez le type, et où la coudée est large et brunâtre sur les quatre ailes. N’ayant pas obtenu ex larvâ cette variété, après avoir vu éclore, chez moi, le type en assez grand nombre, je me demande si ce n’est bien lâ qu’une variété constante (1).

La première éclosion de VAcicl. Zephyrata vole de la mi-juin à la fin de juillet, et la seconde, du milieu d’aoùt au 15 septembre. Elle est commune sur les terrains à base granitique qui existent de loin en loin dans la vallée du Gannet, près de Cannes, en grande partie formée de calcaires.

On la prend au réflecteur, ainsi que dans les maisons, appliquée aux plafonds.

La nouvelle Acidalie prendra naturellement place après VElongaria du Species général; elle portera le n“ 2153 bis dans le grand Catalogue Stgr.

(1) Depuis lors, j’ai obtenu ab ovo cette variété constante.

Acidalia Subtilata

i'^cîdaïîa Subtilata, Christoph.

Stett. e. Z. 1867, p. 236. — Stgr. n“ 2213

(PL 132, fig. 9.)

L’espèce n’a encore été rencontrée que clans les steppes de la Russie méridionale. Elle a été publiée en 1867 dans les Annales delà société entomologique de Stettin, mais sa description n’était pas accompagnée de figure ; c’est pour combler cette lacune que je la fais représenter. Cette charmante Acidalie, dont les premiers étants sont inconnus ne se distingue de la Decorata, Hb. sa voisine, que par sa grande taille ét ses couleurs vigoureusement accusées sur les cjuatre ailes, en-dessus et surtout en-dessous. Ces différences, chez la Subtilata, étant toujours les mêmes, doivent, par leur constance, séparer cette race de la Decorata et en faire ce qu’on est convenu d’appeler une espèce indépendante.

Obs. Au milieu de juillet dernier j’ai recueilli, sur les bords de la Vésubie, un sujet intermédiaire des mieux conservés.

Cannes. Avril. 1872.

P. Miluère.

EXPLICATION DES PLANCHES

EXPLICATION DES FIGURES

Fig. 1. Chenille Sieganoptijcha Minutana, Hb.

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