‹ Iconographie et description de chenilles et lépidopt̀eres inédits (volume 3)Chapitre 35 sur 68 · I. J. ei 2, Choreutis Fretwsana , Dz · texte numérisé non relu

I. J. ei 2, Choreutis Fretwsana , Dz

n, 3 à 5. iF.. J3jerkand.rp3La , tknb.

-Œl. J à, g. ScopuZa. IrL^titpilùi’, tht .

IV! LO, G-eZec72ia WipromacideUa, , Mdl.

Jfnp. So â r. Mi^i

JfûjnemjMT c^jÎ.

Choreutis Pretiosana

diui'eiili»^ l*i*elio»î»nîi, Dup.

Sap. IV. pl. 65^ lig. — Àust)‘aliH , Zell. Is. 1847, p. 643 — Ujcrkandrella, Stgr. ot Wocke, 1302.

(PL 140, fig. 1 et 2)

Peu après sou éclosion, elle est d’uii blanc d’os; parvenue à toute sa grosseur, elle est fusiforme, d’un vert très-clair et présente seize pattes bien conformées. La tète est cordiforme et d’un jaunâtre ambré. Le premier anneau porte une plaque écailleuse concolore. Les trapézoïdaux et autres points pilifères sont assez gros, foncés et bien visibles. Cette larve a bien quelques rapports de forme avec la Bjerkandrella, mais elle en diffère principalement parce qn’elle est fusiforme et non simplement atténuée postérieurement, et par la plaque du premier anneau plus grande et non pas entourée de petits points noirs connue chez sa congénère.

Cette chenille vit d’abord à la manière des mineuses en rongeant le parenchyme des feuilles de Vlnula où je l’ai remarquée. Devenue adulte elle attaque la feuille en dessous, et ménage la pellicule supérieure sous laquelle elle s’abrite.

C’est dans la plaine, du 15 au 30 septembre, qu’on doit la chercher sur VInvÀa conyza, et non en juin et juillet sur un Enjngium , comme sa voisine de la montagne. Pour se transformer elle s’enveloppe dans une toile en soie fine où a lieu la transformation, sur la plante même le plus souvent, mais (Quelquefois à sa base, dans une feuille sèche ou autre détritus végétal.

L’état de chrysalide de la Pretiosana est fort court; trois

GUENILLES ET LÉPIDOPTÈIIES INÉDITS

semaines après la transformation de la chenille, c’est-à-dire du 10 au 15 octobre a lieu l’éclosion du petit lépidoptère.

Indépendamment de ce que l’époque d’éclosion de l’insecte parfait est bien différente de celle de sa congénère, la Pretiosana est toujours plus petite d’un tiers environ, avec les ailes supérieures plus aiguës à l’apex , la nervure costale plus droite, les taches métalliques moins grandes et relativement moins éclatantes que chez la Bjerkandrella.

Geleclila IVigromaculella, Mill.

Pet. Nouv. Ent. n” 43, 1. janvier 1872

(PL 140, fig. 10)

Les quatre ailes sont assez étroites et garnies de longues franges. Les supérieures aiguës à l’apex, avec le fond d’un argileux chaud, sont marquées de six grosses taches noires ainsi disposées : les quatre premières occupent la première moitié de l’aile et forment par leur disposition un carré lozange ; les deux autres placées au centre et à la suite l’une de l’autre, occupent la seconde moitié. Le bord terminal est souillé de brun. Les ailes inférieures participent de la couleur des supérieures. La Gel. Nigromaculella est voisine des Gel. Salinella. Z., et Halymella, Mill.

Deux exemplaires de cette espèce tranchée ont été capturés les 20 et '22 juillet 1871.

Depuis cette époque j’ai pris trois nouveaux sujets de la Nigromaculella, deux à la fin de mai 1872, au réflecteur, à Cannes, et un à Saint-Martin-Lantosque pendant la seconde quinzaine de juillet suivant. Ce dernier exemplaire est grand et plus foncé que ceux des environs de Cannes.

Je crois deux générations à la Gelechia Nigromaculella

Scopula histitalis

Scopula Institali». Gn.

— Hb. i82, — Dup. pl. 80, fig. 8. — H.-S. p. 41 — Gn. p. 393 — Stgr. et Wocke. ( Var. Ferraralis, Dup. p. 317, pl. 231, f. 6).

(Pl. 140, fig. 7 à 9j

Cette jolie Scopula vit assez communément aux environs de Cannes, non dans la plaine où V Eryngium qui nourrit la chenille ne croît pas, mais sur les petites montagnes des environs, notamment celle du Grand-Pin. La chenille, qu’on élève sans difficulté, a été également rencontrée à Celles-les- Bains (Ardèche) par M. Guenée qui de son côté l’a élevée sans peine.

Cette chenille dont on ignorait complètement les moeurs, atteint tout son développement à la mi-juin. Elle est alors assez épaisse, molle, atténuée aux deux extrémités, d’un jaune citron clair lavé de verdâtre sur les derniers anneaux, et présente seize pattes bien développées, avec la tête petite, cordiforme, d’un noir de jais et luisante ainsi que la plaque du premier anneau qui est. relativement grande. Les pattes écailleuses également noires sont annelées de blanc , les ventrales sont concolores, et les anales verdâtres. Il n’existe pas de lignes, mais les points pilifères sont bien développés, d’un noir de jais et luisants ; sur les second et troisième segments, ces points, disposes autrement que sur les autres anneaux , sont aussi plus développés. Enfin , les stigmates sont très-petits, grisâtres et invisibles à l’œil nu.

Cette chenille vit sur V Eryngium spinosa ? dont elle lie les jeunes feuilles, au centre desquelles elle se tient au repos

CHENILLES BT LÉPIDOPTÈRES INÉDITS

pendant le jour, après avoir fixé leurs bords par de nombreux fils de soie blanche.

La transformation a lieu au commencement de juillet, et, quinze ou vingt jours après, se montre le lépidoptère.

INSECTE PARFAIT

Le type ne doit pas appartenir à la faune trançaise, mais il existe en Hongrie, en Espagne et en Italie. Nous ne possédons que la variété constante, la Ferraralis, Dup., qui est caractérisée par l’absence de dessins aux quatre ailes; à l’exception toutefois de la frange et du petit trait apical aux supérieures, lesquels sont d’une belle couleur ferrugineuse.

Toutes les collections possèdent aujourd’hui cette charmante Scopula dont la vétusté semble ne pas altérer les jolies teintes.

Cacnes, janvier 1873.

P. Milliêre.

EXPLICATION DES PLANCHES

EXPLICATION DES FIGURES

Fig. 1. Chenille de VAgrotis Obesa, Bdv.

Page 1