L. i &b Z, Syrtunoùa, Oætjbiella , MïU
II, 3 et If.. Œcoplwra CryptADgajrwruiri, Mül . 5 à i2,Psyd-Le Vej-iLbi^Ua , MiLL.
Hnp.EûuLî-te S r.Mit/rwn..
2^7'teaiiàr- c*?Z.
Œcophora Cryptogamorum
la chenille au printemps et à l’autoinne sur le romarin on je supposais qu’elle put vivre, mais bien vainement ; il n’est donc pas probable que ce soit cet arbuste qui la nourrisse.
La Sym. Oxybiella doit avoir deux générations : elle vole à partir du 15 jpin jusqu’à la fin d’août. Aux environs de Cannes elle est fort abondante, mais on la remarque plus particulièrement sur les terrains à base calcaire, notamment dans la vallée du Gannet. Elle vient facilement au réflecteur.
IHScopIiora Ci’yptogamorum, Mill.
Petites Nouv. Ent. N“ 34^ 1 janvier 1872.
(PI. 138, fig. 3 et 4.)
Les ailes supérieures sont courtes, rectangulaires, arrondies aux deux angles, d’un gris argileux et traversées par trois bandes brunes placées à égale distance l’une de l’autre ; les inférieures sont d’un gris obscur, mattes, sans dessins, avec une frange courte et concolore. La tête, légèrement laineuse, est d’un blanchâtre obscur, ainsi que les palpes qui sont plutôt projetées en avant que relevées en crochet.
L’espèce varie en brun.
J’ai pris une fois au réflecteur la Cri/p^o^cmomw, le 14 septembre; mais, du 15 au 25 juillet précédent, je l’ai fréquemment rencontrée contre un mur exposé au Nord et chargé de cryptogames; circonstance qui me ferait penser que la chenille doit vivre aux dépens de ces plantes.
Cette Œcophora qui a peut-être bien deux générations, est voisine de la Fuscescens, Haw., dont ce[iendant elle est distincte, suivant M. Stainton.
eriENîLÎÆS ET LÉPIDOPTÈRES INÉDITS
Ve»»uï*iella , Mill.
Petites Nouv. Eutoiii. iP 64^ 15 novembre 1872.
PL 138, lig. 5 à 12 i
dette Psychide a une envergure de 24 à 26 millimètres ; elle est de la taille de la Graminella L., mais elle n’appartient pas au groupe de cette espèce; c’est à celui des Psyché Graslinella, Atra, Albida, Leschenaulti, etc. qui sont plus petites, et qui se distinguent par leurs ailes d’un aspect vitreux ou semi-vitreux.
Les quatre ailes de la Psyché Vesubielia sont grandes, allongées, noires, luisantes en dessus et en dessous, vitreuses, avec la côte d’un noir profond et les franges étroites et plus noires que le fond. La tête, le thorax et l’abdomen sont entièrement, recouverts de longs poils noirs légèrement teintés de gris. Les antennes sont grandes, très-noires et garnies de lamelles relativement très-développées.
La 9» ainsi que toutes celles du genre, est entièrement aptere; elle pond dans son fourreau ses œufs fécondés, puis meurt bientôt après.
Le fourreau, qui rappelle celui de la Psyché Atra (Alribomhycella, Brd.), est composé de pailles courtes, placées en travers et recovertes d’une soie épaisse et blanchâtre. Ce fourreau est fusiforme, mais déprimé en dessous. Il est ordinairement fixé, lors de la transformation de la chenille, à cinquante ou soixante centimètres du sol, le plus souvent (îontre la surface extérieure et verticale d’un rocher ou d’un gros silex, et retenu par de nombreux fils de soie.
La chenille, qui a dû passer l’hiver sous une épaisse couche de neige, retirée dans son fourreau ouaté, et complètement
Psyché Vesubiella
fermé, n’esi parvenue à sa taille que du 15 au 25 juillet. Elle vit, c’est probable, sur des graminées ténues et rares qui croissent à la base d’énormes silex qui, détachés des hauteurs voisines, se sont accumulés sur les bords et dans le lit du torrent sur lequel un pont a été jeté, le « pont de la cascade, » situé non loin de la frontière d’Italie, à quatre kilomètres environ de Saint- Martin-Lantosque.
Trois semaines après que la chenille a lixé définitivement son fourreau, c’est-à-dire pendant la première quinzaine d’août, a lieu l’éclosion de l’insecte parfait.
La Psy. Vesubiella s’éloigne, par son apparition tardive, de toutes les Psychides connues, sauf pourtant la P. Febretta, dont, je l’ai dit précédemment, l’éclosion a lieu vers les premiers jours du mois d’août.
Dans le catalogue Stgr. elle prendra place après la GrasHnella et portera le numéro 827 bis.
La chenille de la Ps. Vesubiella a la conformation, les mœurs, les hahitudes de la plus grande partie de ses congénères. Elle a seize pattes; les écailleuses sont longues et robustes, notamment la troisième paire; les membraneuses, qui ne servent jamais à la locomotion, sont au contraire très-courtes. Les trois premiers anneaux présentent de larges plaques cornées, ■relativement épaisses ; ces plaques sont largement maculées de brun et luisantes.
Cette larve vit de graminées ; sa croissance, ainsi que celle de la plupart des Psychides, est fort lente; elle doit se prolonger pendant dix mois au moins.
Mon cabinet : 20 exemplaires.
Hadciia ^^Ipigeiia, Bdv.
Icon. pl. 84. — Gq. Ind. p. 224. — Gn. II, p. 93. —
Stgr. 1259.
(Pl. 139, fig. 1)
Cette espèce des Alpes dauphinoises n’a pas été reprise. Elle a été soigneusement décrite par l’auteur du Species général. Si je la fais représenter, c’est que la figure qui a été publiée n’en donne, à cause de sa médiocrité, qu’une idée très-imparfaite.
Cette noctuélite est assez voisine de la Meissonieri, Gn., dont le 5 seul est connu. Ce ÿ ne serait-il pas celui de V Alpigena dont on ne connaît encore que la $ ?
U Alpigena $ fait partie de la collection de feu Donzel.
Agfotis ICiigadinensis, Mill.
Revue et magasin de Zoologie, 1873, n° l, p. 3 (Pl. 139, üg. 2)
C’est avec VAgrotis Ocellina qu’elle a le plus de rapport pour la taille et la coupe d’ailes; cependant les lignes et les taches de ces deux nocluides et leur couleur respective les éloignèrent l’une de l’autre. Voici la description de cette nouvelle et curieuse Agrotide :
Envergure ; 31 millimètres. — Les ailes supérieures sont relativement étroites, allongées, rectangulaires, coupées carrément au bord terminal, d’un jaune de cuir, sur le fond desquelles se montrent d’une manière assez vague deux lignes brunes et
32 f Làyraison. .
1673. Fl. 139
P. Minière- et Foiÿode- p ^
JogiL&y pi pi
Fehrery j'C .
Eati.ena Alpifiena , Bdv.
AgrûtLf Enodàtrienjus-, Mill.et R. ZetL.
Aupitheout, Maa mt ta , Mi/i. et R. Zdl.
W. Ip at 5, Thuïp O charea' Commurumaculü , Hh. Y. 6 et J, StephoTua furuj'^apo, Bdv.
Iinp. Kauîj'te; 5, r. Mwnon, .
^ianeaux. c4t i.
Eu pith ecia Mapnata
transversales. La première ne commence ({n’au-dessous de la tète et aboutit au bord interne; cette ligne est traversée par un trait brun (jui a son point de départ à la base de l’aile. La coudée est entière, assez large, continue et légèrement arquée en dehors. Cinq taches sagittées et noires rayonnent dans le sens de la frange; celle-ci est large, concolore ei précédée de sept petits points noirs triangulaires. La tache réniforme, seule visible, imparfaitement formée, est bordée de noir intérieurement et de blanchâtre extérieurement. Les ailes inférieures sont bien développées, arrondies, pins obscures que les supérieures, c’est-à-dire légèrement enfumées. En dessous les premières ailes sont plus obscures qu’en dessus, et les lignes et dessins ont disparu. Les inférieures sont plus claires qu’en dessus. Le thorax est bien développé; il participe, ainsi que l’abdomen, de la couleur des premières ailes. Les antennes sont filiformes et brunes; les yeux sont bruns.
Je fais ma description d’après un sujet ÿ qui est d’une conservation irréprochable et qui provient, me mande M. Zeller, de la haute Engadine, où il a été pris, en juillet 1871, par M. Hnatch, lépidoptériste zélé, qui habite le village de Sils, dans la vallée de l’Engadine, et qui, espérons-le, retrouvera cette intéressante Ag^'otis.
Cabinet Rod. Zeller, à Zurich.
Cupitiiecia Magnata, Mill.
Revue et magasin de Zoologie (1873, n" l) p. 2.
(PL 139, fig. 3)
Voici une Phalénite qui, par sa grande envergure, semble s’éloigner de toutes les Eupithecia qui ont été observées
jusqu’à ce jour. « Il y en a bien peu qui dépassent la taille la plus minime.» Gn. X, p. 299.
M. Mann, à qui cette espèce a été soumise, reconnaît en elle, m’écrit M. Zeller, une très-grande Eupithécie. C’est, en eüèt, au genre Eupithecia qu’appartient cette curieuse Phalène, genre dont elle a, sauf la taille gigantesque, tout le faciès, toute la coupe d’ailes.
M. llod. Zeller qui a, le 25 juillet 1871; capturé lui-même ce remarquable lépidoptère, n’a, je le regrette vivement, rencontré que cet unique exemplaire qui est une 9 “ volant en plein jour sur un gazon court du mont Muottas, près de Célérina Suisse). »
Enverg. 32'". — Les ailes sont très-allongées, aiguës à l’apex,, grises, nébuleuses, finement aspergées de noir, et lavées d’une très-légère teinte aurore sur toute leur surface ; ces ailes sont, en outre, traversées par plusieurs lignes blanchâtres et fortement dentées. La côte est pres(jue droite, et le point cellulaire est très -gros, elliptique, noir et placé au centre de quatre très-petits points d’un blanc vif. Cependant, aux inférieures, la tache cellulaire est très-petite. Les franges sont précédées de lunules noirâtres (|ui les bordent, et de points de même couleur placés entre chaque nervure sur les franges mêmes. Les taches et les points se reproduisent en dessous , mais ils sont beaucoup moins accusés qu’en dessus. Les antennes sont courtes, filiformes et brunes ; la tête est petite, le thorax robuste et l’abdomen très-développé ; le tout participant de la couleur des ailes.
Collection Rod. Zeller.
Tlialpochares , Communimaeuln
Xlmlpochai-es, Led. Clominuniniacula, S. V.
p. 84. — Hb. I, 1, 3. — Och. — Bork. — Esp. — ïr. — Dup. VII, pl. 123, fig. G. — StgT. et Wocke, Cat. 1876.
(PI. 139, fig. 4 el 5)
MM. Staudinger et Wocke ont fait, dans le genre ThalpocJiares de Lederer, un assemblage de Noctuélites qui me paraît anormal; celui d’un grand nombre d’insectes de cette famille. Ce sont tout ou partie des genres Micra, Gn., Antlwphila, Tr., Glaphyra, Gn., Microphysa, Bdv. et Leptosia, Dup. Cependant, lorsque les cbenilles des papillons qui composent cette agglomération forcée auront été observées et publiées, elles apporteront, la chose est certaine, de sérieuses modifications dans l’arrangement de ces Noctuides, établi par nos modernes classiflcateurs.
Par une cause difficile à expliquer, M. Guenée a omis dans son Species général de comprendre la jolie Commvnimacula . Connaissant la sûreté de coup-d’œil de cet habile maître, je suis persuadé que si cette omission n’est pas involontaire, c’est qu’il a, sans doute, à la vue de l’insecte parfait, soupçonné que sa larve devait présenter de curieuses particularités.
La chenille de la Communimacula, autant que je puis en juger par un sujet des mieux préparés (|ui m’a été fourni par M. Standinger, n’a que dix pattes; six écailleuses et quatre ventrales; la place des anales n’étant pas même indiquée par un rudiment de patte. Par ce caractère important qui est peut-être unique parmi les nombreuses Tlialpochares 9)
;1) Cependant il existe, parmi les Acontidae^ un genre dont les chenilles, les Acontia^ n’ont que dix pattes, mais ces chenilles sont « très-allongées, très-effdées, « dès lors ne peuvent être comparées à la Communimacula^ qui est courte et épaisse. Celle-ci n’est donc pas la seule Thalpochare n’ayant que dix pattes.
du grand Catalogue allemand, la Commimicula devra être séparée des espèces congénères actuelles, ce que je ne fais pas inoi-inème; je me contente, en iigurant cette singulière chenille, d’appeler sur elle l’attention des classifîcatenrs.
Elle est courte, cylindrique, à tête relativement petite et n’a qne dix pattes, dont six écailleuses et quatre ventrales placées, la première paire sur le huitième anneau, la seconde sur le neuvième ; le douzième segment en étant dépourvu d’une manière absolue. Cette larve qui rappelle assez, sauf la question des pattes, la chenille d’une grosse Tortricide, est de couleur blanc jaunâtre ; le premier anneau seul est teinté de vineux. Elle est sans aucune ligne, sans nulle tache, ne portant sur le premier segment qu’une plaque écailleuse étroite, noire, luisante, partagée par un sinus. La tête est cordiforme, noire, luisante, avec le centre d’un rougeâtre pourpré. Les pattes écailleuses sont assez petites, noires avec le dernier article testacé. Les quatre pattes membraneuses sont rougeâtres. Les stigmates, chose remarquable, sont placés très-haut, c’est-àdire entre la sous-dorsale et la stigmatale absentes. Ces organes de la respiration ne sont indiqués que sous forme d’un imperceptible point rougeâtre. Cette chenille doit vivre de la moelle de cjuelque plante dicotylédonée ou peut-être dans l’intérieur d’un bolet.
L’insecte parfait ne me paraît pas varier. Il est resté jusqu’à ce jour étranger à la France; mais il fait partie des faunes d’Autriche, de Hongrie, de Dalmatie et de Grèce.
Stephania, Pimiceago
Steplianla, Gn. Puniceaj^t» , Bdv.
Ind. 1185. — Gn. Ind. 242. — Dup. IV, p. 234, pl. 70. — — H.-S. 43. — Gn. VI, p. 173. — Stgr. 1488.
(Pl. 139, fig. 6 et 7)
Sa forme semble la rapprocher de sa voisine VAspila Rhexiae d’Abbot, dont j’ai sous les yeux la figure que nous a laissée cet habile iconographe. Cependant la conformation exceptionnelle de la tête de l’insecte parfait nous prouve que M. Guenée a eu non-seulement raison de séparer cette Héliothide du genre Aspila composé de trois espèces exotiques, mais encore de la faire sortir des Xanthia, genre dans lequel M. Boisduval l’avait comprise .
La chenille de la Pimiceago, dont les moeurs me sont inconnues, ce que je regrette vivement 9), m’a été envoyée par M. Staudinger, avec cette simple indication : Russie méridionale.
(1) Je retrouve, dans ma correspondance avec feu Rambur, une de ses lettres, en date du 13 décembre 1856, qui apporterait quelques lumières sur la nourriture de cette chenille :
« Je vous envoie un dessin assez mauvais 9), représentant des clienilles de diverses couleurs de la Stephania Pimiceago. Cependant j’ai quelques doutes sur ce que peut être la nourriture de ces chenilles; si vous les figurez, n’oubliez pas d’exprimer ces doutes : malgré la forme de la plante qui ressemble à une sorte de groseillier, il faudrait les peindre sur un Chenopodium. »
J’ai effectivement représenté la Pimiceago sur une plante appartenant à cette famille; Y Atriplex littoralis.
Enfin, M. Staudfnger me mande au dernier instant :
« La Pimiceago vit en octobre et en novembre sur VAtripleæ nitans et sur le Chenopodium polyspermum dont elle ronge les graines vertes. »
(*) Dessin exécuté, je crois, par Ivinderiuann, ou reproduit par ses ordres, mais que je n’ai pas cru devoir faire graver à cause de son imperfection. p. M.
Cette chenille, dis-je, est moniliforme , cylindrique, rase, médiocrement allongée, d’un jaune verdâtre, et les lignes vasculaire et stigmatale sont à peine indiquées en rose ou en rougeâtre. La sous-dorsale est tellement confuse qu’on ne peut la distinguer sans le secours de la loupe. La tête est petite, aplatie en avant et d’un testacé jaunâtre. Les seize pattes sont concolores; les membraneuses ont la couronne rougeâtre. Les stigmates sont concolores et ne seraient pas visibles, s’ils n’étaient finement cerclés de noir. La plaque cornée du premier anneau est également concolore.
Le docteur Eversmann, en parlant e la Puniceago dans ses « Noctuelles de la llussie,» p. 135, nous dit qu’elle habite les provinces du Volga méridional.
Cette noctuélite n’a jusqu’à ce jour été rencontrée qu’en Russie.
Je viens essayer de prouver qu’une Choreutis, la Pretiosana, Dup. est réellement une espèce séparée de sa congénère, la Bjerkandrella, Thnb. A.u reste, on ne sait à peu près rien des chenilles de ces deux Choreutis, et ce que je vais en dire peut avoir son utilité et présenter de l’intérêt.
La Pretiosana fut érigée en espèce par Duponchel. Quelques années après, elle ne fut plus considérée que comme une simple variété de la Bjerkandrella, présentant une forme méridionale (forma merid. Stgr. et Wocke, p. 265). Cependant, si ces deux Ch oreutis ne sont pas très - distinctes , chacune d’elles nous montre des mœurs particulières. De plus , non-seulement les plantes qui nourrissent ces larves ne sont point les mêmes, mais celles-là sont loin d’appartenir à la même famille. La Choreutis Pretiosana vit sur les Inula, et l’espèce congénère vit sur un Erynglum. Cette année, j’ai élevé en grand nombre
Choreutis Bjerkandrella
cette dernière à Saint-Martin-Lantosque, sur V Eryngkim spinaalba. Vill., et, l’année précédente, j’ai élevé tout aussi abondamment la Preôiosana sur VInula conyza DG.; j’ai donc pu les observer et les étudier à loisir. La Bjerkandrella vit en juin et juillet, et l’autre en septembre et octobre. Le premier de ces lépidoptères ne doit avoir qu’une seule génération, par la raison que la plante qui nourrit sa chenille, étant très-peu aqueuse, se dessèche d’autant plus vite que les lieux où elle se développe sont toujours découverts et placés aux expositions les plus chaudes.
Choreutie Bjerkandrella, Thnb.
I, 58, p. 36 — Tr. III, 23-4 — Hein. III, 1. 2 — Stgr. et Wocke, 1302 = Vibrana, Hb. — Tr. — Dup. IV, pl. 65, f. 8. — H. -S. — SU. = Var. Pretiosana Stgr. et Wocke.
(Pl. 140, fig. 3 à 6)
Elle est médiocrement allongée , atténée postérieurement, avec seize pattes normales, et d’un jaune clair un peu verdâtre supérieurement. Elle est, en outre, recouverte de gros points pilifères noirs et luisants ; la tète est lenticulaire, d’un jaune vif, cerclée de noir en dessus, avec les ocelles et mandibules noires. Le premier segment porte une plaque étroite également d’un jaune vif et ceinte de très-petits points noirs. Cette plaque est limitée à chacune des extrémités par un gros point également noir.
La Bjerkandrella vit abondamment dans les .lieux où je l’ai rencontrée, de la fin juin au 20 juillet environ, sur VEryngium
spina-alba, aux expositions Est et Sud, sur les rochers les plus escarpés des environs de Saint-Martin-Lantosque.
Placée dans le pli d’une feuille, sous une toile en soie fine, dont elle ronge la surface supérieure, cette chenille suhit pendant la moitié du jour l’action directe du soleil le plus ardent, aussi grossit- elle très-vite. Souvent quatre, six et même huit de ces petites larves attaquent une seule plante d' Enjngium, laquelle, après leur passage, semble à peu près desséchée. Pour se transformer, l’insecte construit un petit hamac fusiforme, mou, composé d’une triple couche de soie, qu’il place dans le pli de la feuille épineuse, sur sa nervure principale, car c’est toujours sur la plante qui a nourri cette chenille que celle-ci suhit sa métamorphose. Deux jours après s’être enveloppée dans son hamac, elle se change en une chrysalide jaunâtre qui éclot à dix-huit ou vingt jours de là.
Ainsi que la Choreutis Dolosana dont j’ai raconté les mœurs (Ann. S. Ent. Fr. 1856), la Bjerkandrella vole peu, se tient soit sur la plante, soit dans le voisinage de celle-là. Son vol est particulièrement brusque, rapide et de courte durée.
Toutes les espèces de ce genre charmant sont des plus richement parées ; la Bjerkandrella ne le cède en rien à ses voisines , et sa livrée ainsi que celle de la Myllerana l’emportent sur celle des autres Choreutis par l’éclat des couleurs métalliques dont sont ornées leurs ailes supérieures.
Dès la fin de juillet les dernières Bjerkandrella sont écloses, et quelques jours après, il n’est plus possible d’en voir une seule dans le voisinage des Eryngium desséchés en grande partie.
L’espèce, comme je l’ai dit, ne doit avoir qu’une seule génération.
i32!^ LwraU'orh .
AnjtM Jâ73. rLJJ/.û.
A. Mmière ToiyoAti
J)ehrti:y ,rc.