‹ Iconographie et description de chenilles et lépidopt̀eres inédits (volume 3)Chapitre 46 sur 68 · Id. id. au vol · texte numérisé non relu

Id. id. au vol

Fig. 9. Pyrausta Fa^catalis, F. -R.

Anemone coronaria, L. (Var. stellana, Risso)

Me voici parvenu au terme que je me suis proposé, l’achèvement du troisième tome de mon iconographie. Si ce travail a été encouragé par la bienveillance de mes collègues français et étrangers, mais plus spécialement par celle de Son Excellence M. de Fortou, Ministre de l’instruction publique et des cultes, de qui je viens de recevoir le plus flatteur témoignage ; la Médaille d’Or qui m’a été décernée dans la séance solennelle de la Sorbonne, le 11 avril 1874 si cette œuvre, dis-je, a

(]j Je crois devoir, à ce propos, extraire du Journal officiel^ daté du 14 avril 1874, le passage du rapport de M. Emile Blanchard, rapport lu à cette solennité publique :

« Plus d’une fois les recherches de M. Millière sur les métamorphoses des in.sectes de l’ordre des lépidoptères ont été appréciées dans nos rapports; aujourd’hui, il faut les saluer mieux que nous ne l’avions fait jusqu’à présent. Dès l'origine de la publication, les naturalistes ont été séduits. Des observations neuves sur les mœurs, sur les instincts, sur les transformations des espèces; des détails précis, des représentations fidèles et charmantes se faisaient r emarquer. Pour bien connaitre les êtres, il est indispensable de les étudier dans toutes les phases de leur existence ; la notion des caractèi'es d’un animal dans son jeune âge est toujours d’une haute importance. Les premiers états des lépidoptères ont occupé une foule d’investigateurs. M. Millièi’e a signalé ce qui avait échappé aux autres.

«Quinze ans, M. Millièr’e, préparé par des études antérieurœs, a poursuivi sa recherche sans compter la peine; il a pourvu aux frais d’une publication coûteuse sans compter la dépense. Ne le plaignez pas, messieur’s. Les petites découver tes ont procur’é des heures de joie. Si l’habitude de l’obsei'vation était répandue parmi nous, il y aur’ait peu de désœuvrés.

« L’ouvrage de M. Millière for'me trois volumes; les planches qui l’accompagnent, jolies, comme si l’art avait été l’unique préoccupation, font l'ornement des Annales de la Société Linnéenne de Lyon ; il y en a cent cinquante. Si nous avons bien entendu, l’auteur a murmuré : Maintenant la moisson des sujet.? nouveaux devient trop difficile; les yeux naguère habiles à découvrir les êtres les plus adroits pour se dérober ressentent de la fatigue; ma tâche est finie. Une pareille tâche no pouvait finir- sans exciter des r'egiets, des sympathies, sans rendr’e plus forte l'impression de tout l’intérêt du travail accompli; une médaille d’or sera offerte à M. Millière comme un témoignage de haute estime. Si j’osais le dire : un pressentiment me fait croire que ce témoignage aura pour effet de déterminer encore quelques bonnes observations. »

quelque valeur au point de vue iconographique et au point de vue de l’étude des mœurs des Lépidoptères, elle est bien loin assurément d’être ce que je voudrais qu’elle fût. En effet, l’iconographie des insectes, des papillons plus particulièrement, est, et ne peut être, en présence de la perfection de l’œuvre du Divin Créateur, qu’une grossière imitation, qu’une fort incomplète reproduction de la nature si absolument achevée dans ses plus infimes détails.

Parlerai-je maintenant du texte? Je le dois; ne serait-ce que pour signaler un bon nombre d’erreurs disséminées dans le corps de l’ouvrage, erreurs produites autant par une trop grande précipitation à rédiger certains articles, que par des renseignements incomplets recueillis avant la publication de plusieurs autres. Mais, avant de commencer ce dernier chapitre, j’adresserai mes remerciements les plus sincères à plusieurs de mes collègues qui ont bien voulu m’aider de leurs bienveillants avis. Je citerai d’abord notre savant M. Guenée, dont les conseils fréquents et l’obligeance extrême ne se sont jamais démentis. M. Stainton, de Londres, et M. Staudinger, de Dresde, que j’ai toujours vus si bien disposés à répondre à mes communications entomologiques et à m’éclairer sur l’identité des Microlépidoptères dont la détermination exacte m’eut été impossible sans leur concours. Je dois également citer M. Al. Constant, d’Autun, et M. Doubleday, d’Epping. J’ai dit, dans le cours de la dernière livraison, ce que je devais à M. Rod. Zeller, de Zurich, pour toutes les raretés et nouveautés entomologiques qu’il m’a procurées. Je n’omettrai pas non plus ce dont la reconnaissance me fait un devoir : des remerciements à mon vieil ami M. Gaynon, conservateur du Musée entomologique de Lyon, qui m’a initié à la lépidoptérologie pratique.

Je dois accorder à chacun de mes collaborateurs, dans cette iconographie, les éloges qui leur sont dûs. M. Debray, dont

le talent comme graveur d’iiistoire naturelle me paraît délier toute comparaison, et qui, par ses soins constants et la délicatesse de son burin, a plutôt donné du relief et de la valeur artistique aux dessins originaux de l’œuvre, que d’en affaiblir la vérité par leur reproduction. Je citerai aussi M. Jules Migneaux, mais plus particulièrement M. Poujade, dont le talent comme peintre d’insectes me semble supérieur à tous autres. M. Jogues, de Lyon, fort habile peintre de fleurs, qui n’a pas peu contribué, par l’exécution du plus grand nombre des plantes qui figurent dans mon iconographie, à donner à celle-ci une valeur de plus, bien que la présence de ces plantes ne soit ici qu’un accessoire.

Enfin, l’enluminure des planches, entièrement dùe au talent de coloriste i6i délicat et si fin de M"’® Jules Migneaux, a, pour une large part, fait ressortir la partie scientifique et artistique de l’œuvre.

Cannes, mai 1874

P. Milliere.

ADDENDA ET CORRIGENDA

Coccyx Juniperana. Mill. I, p. 3.

Ce Micro, réuni au geni’e Grapholita du Catalogue allemand, composé de 1481 espèces! appartient à la faune du littoral où la chenille vit en hiver sur le Juniperus oxycedrus. Les Juniperana de la Provence sont sensiblement plus grandes que celles du centre de la France. N’y aurait-il pas là une espèce séparée ?

Dasydia Obfuscaria, W.-V. — le. I, p. 11.

La véritable nourritui'e de la chenille ne doit pas être les Genista, mais plutôt la Gentiana lutea aux feuilles de laquelle j'ai pu observer, sur les hauteurs de Saint- Martin, l’insecte parfait au moment de l’éclosion.

Gleogene Lutearia, F. — le. I, p. 15

C’est par suite d’une erreur que j’ai indiqué cette espèce comme ayant été trouvée au Mont-Pilat (Loire). Cependant elle est des plus abondantes en juillet à Notre-Dame des Fenêtres où les deux sexes volent en plein jour sur les gazons frais.

Chemerina Caliginearia, Rb. — le. I, p. 68

Ce sont les Cistus salvifolius et monspeliensis qui nourrissent dans la nature la chenille de cette espèce.

ADDENDA ET CORRIQENDA

Mecyna Polygonalis, Hb. — le. I, p. 119

La chenille ne vit pas uniquement sur VUlex nanus, puisqu’on la trouve, aux environs de Cannes, sur plusieurs espèces de genêts. L’insecte parfait a deux générations.

Grocallis Dardouinaria, Douz. — le. I, p. 122

La chenille qu’on rencontre en hiver sur le littoral et qu’on retrouve à Amélie -les -Bains (Pyrénées - Orientales) vit nonseulement sur les Ulex, mais encore sur les Genêts, les Cistes et les Genévriers. L’insecte parfait des Pyrénées-Orientales se montre quelquefois d’un brun foncé.

Acrocllta Consequana, HS. (Argy. Mulsantana, Mill.) - le. I, p. 156.

La chenille ne vit pas seulement sur Y Euphorhia characias mais encore sur la plupart des Euphorbes du littoral. Cette larve n’a pas, comme je l’ai dit, la plaque du premier anneau noire ; elle est concolore.

Nemoria Bruandaria, Mill. — le. I, p. 163.

J’ai cru reconnaître que cette Phalénite, décrite d'après une Ç unique, est V Herharia, Hb.

Xylina Lapidea, Hb. — le. I, p. 170.

Non-seulement la chenille vit sur les cyprès de la Provence mais aussi sur les Juniperus indigènes et exotiques cultivés dans les jardins de Cannes.

Sterrha Sacraria, L. — le. I, p. 177.

La véritable nourriture de cette petite espèce doit être le Polygonuni aoiculare. La figure que j’ai donnée de la chenille, peinte d’après un sujet trop jeune, est mauvaise. Depuis lors elle a été bien figurée en Angleterre par M. Lachlan, en date du 4 décembre 1865. Cette lai’ve est allongée, presque cylindrique, avec une

ADDENDA ET GÜRRIGENDA

vasculaii’e blancJiâtre liserée dé vineux. L’espèce a au moins deux générations.

Eupithecia Globulariata, Mill. — le. I, p. 206.

Cette race méditerranéenne n’est en réalité qu’une variété constante de la Pumilata, Hb.

Butalis Dorycniella, Mill. — le. I, p. 225.

La chenille vit non-seulement sur les Borycniwn, mais aussi sur le Statice limonium et la Coronilla niinima.

Zygaena Genevensis. Mill. — le. I, p. 237.

Est-ce bien une espèce distincte ou une simple variété locale ? La question ne me paraît pas définitivement ré.solue. L’anneau rouge de l’abdomen que dans la description de l’insecte j’ai dit ne pas exister, se voit au conti’aire le plus souvent; mais il est toujours très-étroit lorsqu’il ne manque pas.

Rhoptria Asperaria, Hb. — le. I, p. 239.

En outre du Cistus monspeliensis, la chenille ronge aussi les feuilles du C. salmfolius. L’insecte a deux générations.

Phycis Etiella, T. — le. I, p. 248,

On rencontre aussi fréquemment la chenille dans la gousse de l’acacia ordinaire que dans celle du baguenaudier.

Anoplia Ramburii, Cl. — le. I, p. 264.

La chenille est commune aux environs de Cannes. Elle île vit pas seulement sur le Convolus sepium, mais sur la plupart des liserons spontanés de la Provence.

Gnophos Dumetata, T. — le. I. p. 306.

C’est par erreur qu’en publiant la chenille, j'ai avancé qu’elle vit

ADDENDA ET GORRIGENDA

dans la nature sur le Phillyrea latifolia. Sa véritable nourriture ne m’est pas connue.

Tephrina Peltaria, Dup. — le. I, p. 3‘27.

La figure qui est représentée doit être celle de la Binaevata, Mab. An. So. Ent. Fr. (1869) p. 56, pl. 2. J’ai retrouvé depuis la vraie Peltoria qui vit aux environs de Cannes sur le Thymus vulgaris et la Lavanclula spica.

Vol. I, p. 399, lig. 4 et 29, au lieu de l’île d’Héliogoland, lisez : l’île Saint-Héligoland.

Hecatera Cappa, Hb. — le. 1, p. 393.

Je ne puis m’expliquer comment j’ai pu dire que la chenille est fréquemment attaquée par un très-petit Hyménoptère, lorsqu’en réalité le parasite de la Cappa est de grande taille.

Spilosoma Zatima, Cram. — le. 1, p. 390.

N’est, paraît-il, qu’une variété locale de la Lubricipeda, Esp.

Dasydia Var. Scalettaria Mill. — le. I, p. 404.

Je crois en réalité que cette variété appartient plutôt à la Caeliharia, HS. qu’à sa voisine X Opey'aria, Hb.

Hemerophila Nyctemeraria, Hb. — le. II, p. 8.

J’ai vainement cherché la chenille aux environs de Cannes sur les Genista et les Cytisus ; je ne sais si en réalité ces plantes la nourrissent dans la nature, mais je l’ai rencontrée de loin en loin sur le Juniper us oxycedrus .

Margarodes Unionalis, Hb. — le. II, p. 39.

En disant, p. 41 «je pense que cette chenille vit exclusivement sur les oliviers » c’est une erreur ; j’ignorais alors qu’on la ren-

ADDENDA ET GORRIGENDA

contre sur plusieurs arbrisseaux tels que : Arbuius unedo, Jasminium fruticans, Ligustrum japoniciirn, etc.

Tinea Oleastrella, Mill. — le. II, p. 42.

C’est avec raison qu’elle a été sortie du genre Tinea pour devenir une Zelleria, Staint.

Eupithecia Cocciferata, Mill. — le. Il, p. 45.

Ce n’est pas sur les Quercus ilex, suber et eoccifera que vit le plus ordinairement la chenille, mais plutôt sur le chêne ordinaire.

Acidalia Folognearia, Stgr — le. II, p. 54.

Cette prétendue espèce décrite par le D‘' Staudinger a depuis été reconnue, par ce naturaliste, comme simple variété de la Straminaia, Tr.

Acidalia Nexata, Ilb. — le. II, p. 56.

Après avoir annoncé cette Acidalie comme appartenant aux environs d’Ax (Ariège), j’ai reconnu que, si elle peut très-bien exister dans cette partie de la France, elle n’a été authentiquement observée qu’en Espagne. La chenille figurée, obtenue ab ovo, provient en réalité de l’Andalousie.

Crymodes Sommeri, Lef. — le. II, p. 61, pl. 58, 1. 4 à 6.

Cette noctuelle n’est point, suivant M. Guenée, la Crymod.es Sommeri de Lefèvre, mais une « Hadena hyperboréenne » voisine de VHad. Adusla avec laquelle la vraie Sommeri « n’a aucun rapport. » Ces noms de Crymodes Sommeri doivent donc disparaître de mon Iconographie, ainsi que ce qui en a été dit. II, p. 62, comme insecte parfait. A leur place, je propose les noms de : Hadena Islandiœ, tout en maintenant la description de la chenille.

Hepialus Lupulinus, Hb. — le. II, p. 81, pl. 60.

Est-ce la chenille du LupiUinus ou celle du Sylvinus que j’ai

ADDENDA ET GORRIGENDA

figurée? J’ai cru représenter celle du Lujmlinus, cependant la fig. 7, pl. 60, représente un Hej). St/lvinus cf .

Gelechia Psoralella, Mill. le. II, p. 83.

Cette Tinéide, dont l'insecte parfait a été déplacé du genre Gelechia, ne vit pas uniquemement sur la Psoralea bituminosa ; je l’ai retrouvée aux environs de Cannes, sur plusieurs autres plantes herbacées.

Myelois Robiniella, Mill. — le. II, p. 87.

La chenille que je croyais d’abord vivre communément dans la silique du Robinia, y est fort rare au contraire.

Rhodaria Sanguinalis, L. — le. II, p. 87.

Indépendamment du Romarin, cette Pyralite vit sur beaucoup de plantes sous-ligneuses de la famille des Labiées.

Vol. II, p, 107. — J' ’ai dit : Je crois que toutes les Eupithecia, sans exception n’ont qu’une .seule génération. Je me suis assuré depuis que deux espèces de ce genre nombreux ont plusieurs éclosions : \si Centaure ata en a deux, et la Puynilala en a trois ou quatre.

Olindia, Gn. Rosmarinana, Mill. — le. II, p. 108.

Ce Platyomide, rapporté aujourd’hui au genre Eudemis, Hb. a primitivement été nommé Botrana, Sch. Sa chenille ne vit qu’accidentellement sur le Romarin. La plante qui la nourrit le plus ordinairement, aux environs de Cannes toutefois, est le Baphne gnidium.

Eupithecia Massiliata, Mill. — le. II, p. 145.

On .sait aujourd’hui que ce n’est pas le Tamarix galtica qui nourrit la chenille, mais les chênes verts du littoral.

Agrotis Agathina, Dup. — le. II, p. 151.

La chenille, pl. 67, f. 7 et 8, me semble aujourd’hui, par suite

ADDENDA ET CORHIGENDA

d’éducations ultérieures, plutôt celle du type que celle de la Var. Scopariœ, aberration assez rai’e du reste. De plus, la coloration de l’insecte parfait de cette même variété est peut-être un peu exagérée.

Larentia Multistrigaria, Haw. (Var. Olbiaria, Mill.) — II, p. 156.

La constance de la coloration blanchâtre de cette race méditerranéenne laisse penser à M. Doubleday, qui élève chaque année le type en Angleterre, que la Var. Olbiaria est peut-être bien une espèce indépendante. Aujourd’hui j’inclinerais à partager cette opinion.

Gortyna Xanthenes, Germ. — le. II, p. 172.

Cette superbe Apamide fait aujourd’hui partie de la faune française. Je la prends de temps en temps en août, au réflecteur, sur la terrasse de mon jardin à Cannes.

Depressaria Feruliphila, Mill. — le. II, p. 2ü9.

Outre la Ferula nodiflora, sur laquelle j’ai observé la chenille pour la première fois, je l’ai retrouvée aux environs de Cannes; à l’île Sainte-Marguerite et dans la vallée du Loup, sur plusieurs autres Ombellifères , notamment le Seseli tortuosum.

Laphygma Exigua, Hb. — le. II, p. 222.

Parfois elle vient en grand nombre à mon réflecteur. L’espèce a sûrement deux générations.

Acidalia Moniliata, W.-V. — le. p. 236.

En finissant l’article concernant cette espèce, je dis que je ne l’ai jamais prise dans le Midi. Cependant, depuis mon séjour définitif à Cannes, j’ai remarqué qu’en juillet, c’est peut-être LAcidalie la plus vulgaire dans les garigues qui avoisinent la villa des Phalènes.

ADDENDA ET CORRIGENDA

Eurhipia Adulatrix, Hb. — le. II, p. 26 ’.

J’ai observé en automne, sur un faux poivrier de mon jardin à Cannes, plusieurs clienilles de cette espèce, notamment la variété représentée par le n” 8 de la pl. 78. Cette larve ne vit donc pas seulement sur les Lentisques de la Provence.

Nemoria Aureliaria, Hb. — le. II, p. 260.

Cette Phalénide a été rapportée par les Allemands à \Olym-

piaria, HS. Tant que la chenille de cette dernière ne sera pas connue, la question restera indécise. En attendant, je dirai que la Neni, Aureliaria a ordinairement deux générations. Je dirai aussi que les deux parasites de cette espèce, l’un un Diptère et l’autre un Hyménoptère, ne la déciment pas en d’aussi grandes proportions que je pensais.

Une fois, en automne, je pris par hasard une chenille de cette Nemoria, de couleur gris bleuâtre, sur un olivier! L'insecte parfait qui m’est éclos n’est pas différent du type.

Psecadia Funerella (Var. Canuisella, Mill.) — le. II, p. 291.

Je viens de découvrir la chenille; elle vit en automne, partout aux environs où croît le Lithos lier muni purxmreo-cæy'uleum, dont elle ronge les feuilles. Par l’éducation on obtient autant de sujets Var. Canuisella que d’individus ordinaires. M. Stainton a observé depuis longtemps, en Angleterre, la chenille du type sur la Pulmonaria saccharata.

Hypotia Corticalis, W.V. — le. II, p. 294.

La chenille ne vit pas seulement sur V Euphorbia spinosa, car je la retrouve dans mon voisinage sur la Psoralea bituminosa .

Ephestia Gnidiella, Mill. — le. II, p. 308.

Les larves, bien que tardives, n’attendent pas le printemps

ADDENDA ET GORRIGENDA

pour éclore, comme je le pensais d’abord; de plus, elles ne sont jamais abondantes sur le Daphné gnidium.

Vol. II, p. 352 et 362. — Au lieu de Heracleum sjjondimn, M'&qz : Heracleum spondilium; p. 382, lig. 19, au lieu de Solidosema, lisez : Selidosema; lig. 21, au lieu de Gnophos, lisez : Selidosema; p. 390, au lieu de Sgnoptia, lisez : Sgno2Jsia; p. 395, lig. 18, au lieu de Genista corsicaria, lisez : Genista corsica; p. 396, lig. 12, au lieu de Psec. Corsicaria, lisez : Pseud. Corsicaria.

Pseudoterpna Coronillaria. Hb. — le. 11, p. 396.

Contrairement à ce que j’ai avancé en décrivant la chenille, celle-ci n’est pas très-rare aux environs de Cannes, sur le versant Sud des collines de mon voisinage. De plus, je dirai qu’en figurant, pl. 91, n" 10, une prétendue variété grise de Cytisaria, je n’ai représenté en réalité qu’une Coronillaria Ç.

Vol. II, p. 403, à la fin de la page, j’ai l’air de faire dire à l’auteur du Species que les deux premières pattes ventrales de VAlgira n’existent pas; c’est ce que n’a pas écrit M. Guenée.

Ophiusa Algira, L. — le. II. p. 403.

Depuis la description de la chenille, l’ayant toujours rencontrée sur la ronce des haies, j’ai cru reconnaître que c’est le seul arbrisseau qui nourrit cette larve. Elle aurait donc dû être représentée sur une branche de ronce, et non sur celle d’un saule. J’ai, l’an passé, élevé une famille de VÂlgira qui a très-bien réussi en captivité ; les chenilles se sont transformées à la mi-juin et ont donné leurs insectes parfaits, la moitié, six semaines après, et l’autre moitié, en juin de l’année suivante.

A Berthemont-les-Bains (Alpes-Maritimes) cette Ophiuse paraît abondante en juillet.

Vol. II, p. 405. — Mon Observ. à la fin de ladite page peut ne pas avoir une grande portée par la raison que toutes les Ophiusidœ,

ADDENDA ET GORRIGENDA

Ophidaridae, Toxocanipidae, etc., ont ce caractère commun des premières pattes ventrales plus courtes que les autres.

Satyrus Fidia, L. — le. II, p . 4H, pl. 93, f. 1 à 4.

Après avoir fait l’histoire de ce Diurne, j’ai omis de dire que le dessin de la chenille a été fait d'après une larvé soufflée reçue d’Espagne.

Zyg. Stoechadis, Bor. — le, III, p. (.îO.

Par suite de certaines communications obtenues postérieurement, j’ai dù penser que la chenille de cette Zygène, n’est peut-être pas authentiquement Sto cchadis .

Melanippe Bulgariata, Mill. — le. II, p. 433.

Cette espèce qui m’a été présentée comme inédite par feu J. Lederer, un an avant sa mort, a depuis été rapportée dans le grand Catalogue allemand à la Pe)-miœtaria, HS.

Arctia Rivularis, Mn. — le. II. p. 458.

Quelques mois avant sa mort, feu Rambur me mandait que, contrairement à ce que j’ai dit, la chenille n’est point polyphage et qu’elle vit uniquement de graminées.

Cucullia Formosa, Rogen. — le. II, p. 462.

Cette superbe espèce fait partie de la faune française ; cé que j’ignorais à l’époque où je l’ai figurée. L’année précédente elle avait été rapportée de Celles-les-Bains (Ardèche) par M. Staudingêr.

Saturnia Isabellæ, Graël. — le. III, p. 1.

Il m’a été affirmé par feu Rambur que cette Saturnide n’avait jamais été rencontrée en Espagne et que tous les sujets qui figurent dans lès collections européennes, proviennent d’Amérique, patrie

ADDENDA ET CORRIÜENDA

de l’insecte. Je ne puis admettre en ceci l’opinion du D'' Rambui’, autrement il faudrait supposer que le L)‘‘ Mariano de la Paz Guaëlls et le D'' Staudinger se sont volontaii'ement trompés en assurant que la chenille de la Saturnia Isahellœ vit en Espagne dans les forêts de pins. Il est plus raisonnable de penser que Rambur a lui-même été induit en erreur à l’égard de la patrie de ce bel insecte.

Psyché Cinerella, Dup. — le. III, p. 12.

J’ai cru reconnaître que la Cinerella, est identique à

la Villosella, Rb. et que c’est ce dernier nom spécifique qui a l’antériorité.

Psyché Millierella, Bdv. — le. p. 18, pl. 102, f. 13 à 17.

Je persiste à croii’e cette espèce, dont la patiàe est le Bugey et la Savoie, séparée de VAlbida. Cependant je dois dire que, dans les figures que j’ai données de cette Psyché, la chenille, fig. 16, n’est peut-être pas très-exacte et que la coupe d’ailes et la couleur trop noire de l’insecte parfait, f. 14, laissent à désirer. Enfin, j’ai cru reconnaître que cette espèce n’appartient pas aux environs de Cannes, et que la Psyché que j’ai prise pour elle, doit être la Plumosella, Rb.

Acidalia Var. Chimæraria Mill. — le. III, p. 47, pl. 107.

Les sujets élevés de chenille, assez petits, m’avaient fait croii’e à une variété constante de l’espèce, aberration qui a dû se produire par une nourriture insuffisante ou mal appropriée. D’autres Circuitaria prises au vol, à l’habitat de cette prétendue variété, ne diffèrent en rien du type.

Eupithecia Expressaria, HS. — le. p. 101, pl. 110, f. 18 et 19.

Je suis de plus en plus persuadé qu’elle est distincte de la Sobrinata. M. Staudinger, dans son dernier Catalogue, rapporte cette Expressaria, HS. à la Sobrinata, Hb. en ajoutant « (non

ADDENDA ET CORRIGENDA

Mill.) » et, plus bas, il nous donne comme espèce séparée, sous le n“ 2847, une « ? Millier ata ; Expressaria, Mill. (non HS.) le. 110, 18, 19, III, p. 101, etc. » J’avoue ne rien comprendre à ce nouvel arrangement de noms...

Acidalia Eugeniata, Dar. et Mill. le. III, p. 118.

J’ai reçu quelques œufs de cette petite espèce, qui sont éclos et qui m’ont donné des chenilles quinze jours après qu’ils ont été pondus. Ces chenilles sont allongées, ressemblent à la C ervantaria et se sont transformées six ou sept semaines après, pour éclore un mois plus tard, ce dont pourtant je n’ai pu m’assurer par moi-même. L’espèce doit avoir deux éclosions.

^grotis Fatidica, Hb. — le. III, p. 124,

La forme de la chrysalide n“ 6 n’est peut-être pas très-exacte, ne l’ayant peinte que d’après un l’enseignement.

Nola? Dardouinula, Mill. — le. III, p. 172.

J’ai figuré sous ces noms un lépidoptère qui pourrait bien n’être qu’une variété pâle d’une espèce sicilienne, la Nycteola Falsalis, HS.

Agrotis Engadinensis, Mill., le. III, p. 308.

Suivant M. Staudinger, cette espèce nouvelle qu’il a jugée d’après la figure seulement, ne serait qu’une « jolie aberration de la Leucania Andereggii, B. » S’il est vrai que cette Noctuelle soit plutôt une Leucanide qu’une Agrotine, il n’est nullement certain que V Engadinensis soit la variété précitée.

Myelois Asteriscella, Mill. — le. III, p. 353.

Cette Crambide a bien quelque rappoi’t de couleur avec la Myel. Illotella, Z., de Grèce. Si V Asteriscella n’était qu’une aberration de cette espèce, elle constituerait, par ses bandes transverses aux ailes supérieures, une variété constante. Je ne l’ai point encore prise

ADDENDA ET CORRIGENDA

au réflecteur, tandis que YlUotella s’y montre à deux époques; eu mai et septembre, en compagnie de la Prodromella, Hb, (Umbraticella, Dup.)

Ephestia Egeriella, Mill. — le. III, p. 328.

Serait-il vrai que cette Crambide dût être rapportée à VEuzophera BigeUa. Z. (HS. fig. cela ne me paivait nullement

prouvé.

Cannes, juin 1874.

P. Midliêre.

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