‹ Iconographie et description de chenilles et lépidopt̀eres inédits (volume 3)Chapitre 45 sur 68 · IV. If. et b · texte numérisé non relu

IV. If. et b

Ar[. ^ et 8,

AcOThb/i, Moldavi-CoLa., ErS. f Far. ÆiEoica,, Mill.J Thaicr .Po^ccana,, J'cA.. fVàr. Polyrrmia.,! Mûl. /

Ly canna Coe-L&s'tùia , Ev.

Pachnobioy RrErù'osa-, S. F Protkymui Baicerù, Jfyr.

PyrcÛMS' PaEhdlaJc^ , ME PyrccuxS'ta., FalcataEa, F.~R.

Jhy>.ffoLÛste. Parùr.

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Acontia Moldavicola

Cet insecte nouveau n’a pas dû voler tant sa conservation est parfaite. N’étant ni une Tinea, ni un Lithocolletis, ni une Bucculatrix, la Borreonella demande la création d’un nouveau genre. Je dédie le nom du genre Guenea à mon savant ami M. Guenée. Elle rappellera par son nom spécifique, sa patrie, les bords escarpés du Borréon, affluent impétueux de la haute Yésubie, au-delà de Saint-Martin-Lantosque. C’est, en effet, en ce lieu des Alpes-Maritimes que j’ai rencontré, le 5 juillet 1872, la Borreonella appliquée au mur d’une-bergerie à l’exposition de l’Est.

La Guenea Borreonella trouvera place après le genre Bucculatrix.

i%contia Moldavicola, HS.

fig. 224-225, II, p. 419. — Stgr. 1854.

(Var. Euboica , Mill.)

(PI. 154, flg. 1)

Cette charmante Acontie a été rapportée de l’île d’Eubée (Grèce) par M. de Mimont, où elle vole rapidement au soleil de mal. Mon obligeant ami a capturé plusieurs sujets identiques de cette variété qui me paraît constante et qui semble remplacer, dans cette île d’une richesse remarquable, la Moldavicola type.

Sur un fond bleuâtre très -sombre, presque noir, les lignes basilaire et subterminale qui existent chez la Moldavicola ordinaire ne sont plus indiquées que par un liséré noir qui ne se voit que très-imparfaitement. De plus, les taches blanchâtres appuyées à la côte, chez le type, sont ici beaucoup moins développées et d’un blanc ochracé. Cependant l’orbiculaire et la réniforme

CHENILLES ET LEPIDOPTÈnES INÉDITS

sont tout aussi obscurément indiquées que chez l’espèce ordinaire, et le corps ainsi que les ailes en dessous n’en diffèrent pas.

Ce joli lépidoptère vole au soleil le plus ardent sur les collines herbues de l’île d’Eubée, où il paraît ne pas être rare.

Tliais Poïyxena. Schifï.

(Var. Polymnia, Mill.)

(PL 154, fig. 2)

Je ne suis pas absolument certain que cette remarquable et constante variété de la Thaïs Pohjxena ne soit pas une espèce distincte, car, indépendamment des bandes noires transverses beaucoup plus larges aux quatre ailes que chez le type, je signalerai l’envergure sensiblement plus grande, la forme des ailes supérieures plus élancées, le fond d’un ochracé plus chaud, plus vigoureux de ton que chez aucune des nombreuses variétés de l’espèce. Enfin, je dirai qu’il existe aux premières ailes une tache rouge qui touche à la côte et qui manque complètement chez la Polyxena.

Le docteur Staiidinger, à qui j’ai soumis cette variété constante m’a répondu : « Pas une des Var. Ochracea, Stgr. (dont le type est la Polyxena, Schiff.) n’a autant de noir, parmi la grande quantité d’exemplaires de cette espèce que j’ai en ma possession, que votre variété qui est une combinaison des deux formes : Var. Cassandra, Hb. et Var. Ochracea, Stgr. »

(1) Les sujets à fond jaune de Naples que je considère comme le type de cette remarquable Thaïs, dont l’envergure est de près de 60 millimètres, présentent exactement, aux supérieures, la même tache rouge et les mêmes larges bandes noires que chez la Var. Polymnia qui est figurée.

T hais Polijxena

Les tiges sèches d' Aristolochia clematitis? qui m’ont été rapportées, auxquelles étaient fixées les chrysalides qui ont donné cette Thais, sont celles de la plante qui a nourri les chenilles lesquelles vivent à l’île d’Eubée, au bord des ruisseaux ombragés et où elles ont été recueillies par notre collègue de la Société Entomologique de France, M. de Mimont, dans ses propriétés mêmes.

La chrysalidation a eu lieu en mai 1871, et, au mois de mars de l’année suivante, j’obtenais, sans perdre une seule de mes chrysalides, environ autant de sujets à fond jaune de Naples que d’individus à fond ochreux très-vif, race grecque qui portera plus spécialement que les individus à fond jaune clair le nom de Var. Polymnia (pi. 154, fig. 2).

Cette belle race vole communément à l’île d’Eubée dès la fin de février, pendant un mois ou six semaines environ, à l’habitat de rares lépidoptères qui ont été capturés en mai, tels par exemple : le Polyom. Ottomanus, la Lycaena Bavius, Ev., les Melitea\a.v. Caucasica, Stgr., Var. Orientalis, Mén. et Var. Nona, Stgr., la Syntomis Antiochena, Led., qui est des .plus abondantes, la précieuse Zethes Insularis, Rb., qui vole pendant le jour, V Acontia'^ox. Euboica, MilL, VOcneria Terebynthi, Frey., la belle Boarmia Umbraria, Hb., la Cledeobia Palermitalis, Gn., etc., etc., et aussi le Char. Jasius, L., qui acquiert en ces lieux privilégiés une très-grande taille.

Obs. — A propos de cette superbe espèce, voici ce que me contait récemment M. de Mimont : un jour de chasse aux insectes, arrivé dans un ravin frais de mon voisinage, mon domestique suspendit à une branche d’arbre, un sac contenant une petite provision de Yaourti, sorte de lait de chèvre ou de brebis caillé, lorsque je vis à une grande hauteur un point noir que je pris pour un oiseau se détacher sur le bleu du ciel. Tout-à-coup

j’aperçus cet objet, qui était un Ch. Jasius, fondre comme un trait et s’abattre sur le petit sac contenant VYaourti, s’enivrer du liquide qui en découlait, et se laisser prendre sans difficultés.

D’autres Jasius s’abattirent de même que le premier, et furent également pris. Je recommande aux lépidoptéristes ce moyen commode de se procurer ce beau Diurne. Je dirai encore, a ajouté M. de Mimont, que venant à l’île d’Eubée depuis trente ans, je n’y avais jamais vu, avant ce jour-là, voler le Charaxes Jasius.

Goelestiiia, Ev.

— HS. — Frey. — Stgr.

(PI. 154, lig. 3)

En parlant de la richesse entomologique de la vallée de Lantosque, j’avais déjà signalé dans les Petites Nouvelles Entoniologiques, N" 64, la présence dans les Alpes-Maritimes de cette Lycène de la Russie méridionale, découverte en 1843 par le docteur Eversmann. Bien que les deux sexes de ce Diurne aient été figurés, je crois devoir faire représenter dans mon iconographie le ÿ de la Coelestina qui est presque une nouveauté pour la plupart des entomologistes. J’espère par là appeler l’attention des lépidoptéristes sur cette jolie Lycène qui doit exister on Suisse, ou mieux dans les Pyrénées où elle a dû être confondue avec ses voisines les Lyc. Cyllarus ou Acis, Sch. ( Semiargus, Rotti.)

Le 5 est d’un bleu violacé en dessus et d’un gris de souris en dessous, teinté de bleu irisé à la base des inférieures. La 9 est entièrement noire en dessus, avec la frange blanche, et n’a pas la teinte bleue irisée des secondes ailes du ÿ.

La Coelestina ne paraît pas rare en juillet au-delà de Saint-

Pachnobioj Ruhricosa

Martin, sur les bords du principal affluent de la Vésubie, le Borréon. Il est supposable qu’on doit la retrouver sur d’autres points élevés des Alpes de notre département ('b

Peu de semaines avant mon arrivée à Saint-Martin, l’espèce y avait déjà été rencontrée par M, Rod. Zeller qui tout d’abord ne la connut pas.

Paclinobia Rubricosa, Roes.

— F. — Bork. — Hb. — Dup. — Gn. — Stgr. — Berce.

(PI. 154, fig. 4 et 5.)

Elle n’est pas inédite, puisque Hubner l’a fait connaître. Sa reproduction dans mon oeuvre n’a donc peut-être pas sa raison d’être, cependant je fais observer que très-peu d’entomologistes possèdent les chenilles de l’auteur allemand, et que pour ceux-là, la vue de la belle chenille de Rubricosa devra leur présenter de l’intérêt.

Cette larve est toujours rare, aussi bien sur le littoral que partout en France. Hubner qui en a donné une bonne figure la fait vivre sur le fraisier. M. Berce l’indique, d’après le témoignage de M. de Graslin, sur la Digitale pourprée. Je l’ai rencontrée aux environs de Cannes, mais seulement de loin en loin, sur diverses espèces d’ Anémones, sur le ïamus commun, la Ficaire à grandes fleurs et une fois sur la Bruyère arborescente dont elle dévorait les fleurs blanches.

(1) Je dirai à cette occasion qu’à la fin de juillet 1873 j’ai capturé deux intéressantes Lycènes, nouvelles pour la faune des Alpes-Maritimes : le Meleager^ Esp. — God. pL 7, et VAgestor^ God. [Escheri^ Hb.) L’une et l’autre de ces Lycaena abondent à Berthemont-les-Bains.

INSECTE PARFAIT

Le type seul, chez lequel la couleur grise domine, semble exister en Provence,

La Var. A. Misla, Hb., d’un rouge-brique foncé, et la Var. B. Rufa, Haw.t*) plus petite et d’un rouge de tuile clair, paraissent dominer dans la France centrale, notamment dans le Lyonnais et dans l’Indre.

Protbymia Baueri, Stgr.

Berl. e. Z. 1870, p. 122.

(PI. 154, fig. 6.)

Envergure : 27 millimètres. — L’apex des supérieures est relativement aigu ; les dessins dont ces ailes sont ornées, bien que très-simples sont caractéristiques : l’espace médian limité par une coudée droite, oblique et brune, est, sur un fond argileux, très-large au sommet, mais très-resserré au bord interne de l’aile. Le point cellulaire est gros, brun et appuyé à la côte. Les ailes inférieures sont uniformément d’un gris obscur et luisant. Le dessous ne présente aucun dessin, si ce n’est la coudée très-imparfaitement visible aux supérieures.

La Ç n’est pas connue.

La Baueri est encore fort rare ; elle a été découverte en Andalousie.

(1) Species, V. p. 350.

Pyralis Pulchellalis

Pyralis Pulchellalis, Mill.

Catal. des Lépid. des Alpes-M. 1873^ p. '221.

(PI. 154, flg. 7 et 8.)

J’ai décrit récemment dans mon Catalogue des Lépidoptères des Alpes-Maritimes, partie, p. 221, cette remarquable Pyralite. Je rappellerai ce que j’en ai dit alors :

Il est plusieurs Pyralis dont la Regalis, W.-V. « paraît trèsvoisine, mais beaucoup plus jolie qu’elles. « Species, YIII, p. 123. C’est cette dernière, la Regalis, qui se rapproche le plus de la nouvelle venue, la Pyr. Pulchellalis. Voici en quoi celle-ci s’éloigne de la Regalis ; Envergure plus grande, fond des quatre ailes violacé et non gris aux inférieures comme chez la Regalis. Les lignes transverses ont, chez les deux espèces, une disposition différente ; celles des premières ailes de la Pulchellalis ne sont guère indiquées que par deux grosses taches rectangulaires d’ün blanc vif, appuyées à la côte, continuées par un liseré mal formé. La tache, comprise dans l’espace médian, n’est pas d’un jaune clair, comme chez la Regalis, mais d’un jaune rougeâtre. Les deux lignes des ailes inférieures sont sensiblement festonnées, et la première se présente avec un coude prononcé et non, comme chez la Regalis, simplement courbée en dehors. Enfin, les franges aux quatre ailes sont violacées et blanches à l’angle interne des inférieures, et non pas uniformément grises ainsi que cela existe chez la Regalis.

(1) Espèce de Hongrie, inconnue en France où elle ne fait partie sans doute d’aucune collection ; elle est donc d’une extrême rareté. Cependant Ticonographe Hubner a laissé une assez bonne figure de la Regalis. {Pyralidœ, III, n° 105.)

La Pyralis Pulchellalis, qui vient enrichir la faune des Alpes- Maritimes, vole à Berthemont-les-Bains en juillet. Le sujet quia servi à ma description est d’une conservation irréprochable ; il a été capturé le 16 juillet dernier dans le salon de l’hôtel où il a dù être attiré par l’éclat des lumières.

Pyrausta Falcatalis, F.-R.

— Gn.VIII,p. 167.— Stgr.etWocke, 124.— Mill. Cat. Lépid.

Alpes-M., p. 227. = Phœnicealis, Fiscli. R. -Z. — HS.

(PL 154, fig. 9)

Espèce à peine connue; en tout cas elle est nouvelle pour la faune de France. A l’époque où j’ai rencontré la Falcatalis, elle n’avait été signalée qu’en Hongrie, en Autriche et dans le midi de l’Italie; cependant la Falcatalis est abondante dans la vallée de Lantosque (Alpes-Maritimes) sur les bords du Spailliard, du Borréon et de la Vésubie où elle vole pendant le jour ainsi que les autres Pyraustes, dont elle partage les habitudes et l’extrême vivacité.

C’est à Berthemont-les-Bains dans le voisinage de l’hôtel de rétablissement que, du 15 juillet au 15 août, on voit cette jolie Pyralite butiner sur les fleurs des ravins, notamment celles de l’Origan et de l’Eupatoire commune. La chenille, restée inconnue, doit vivre sur la première de ces deux plantes.

Le seul auteur qui ait figuré la Falcatalis, est Fischer Edler von Roslerstamm, mais l’iconographie de cet auteur n’existe peut-être dans aucune bibliothèque française, sauf toutefois celle de M. Guenée.

J’ai cru utile la reproduction de la Pyrausta Falcatalis qui, pour la plupart des lépidoptéristes , doit avoir l’intérêt de la nouveauté .

EXPLICATION DES PLANCHES

EXPLICATION DES FIGURES

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