IV. 7, Amphidasys
FE Annales de la Société lnnéenne de lyon.
| PMliére p° I. z & 3, Aadala
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. V. 13 et, id.
Imp Houiste. 5.r. Miynon
16€ Lur. Année-1866. PL, 76.
Debray se.
Ochrate,, Scop.
Obsoletaria. Ramb.
Podtaria, 46.
Moniliata, W.- F.
Încanarie: Ab. (Var: Cantenerariæ. Bd.)
ME Migreauz col.
DE
INÉDITS
PAR P. MILLIÈRE DIX-SEPTIÈME LIVRAISON (Présentées à la Société Linnéenne de Lyon, le 12 juillet 1866)
Luperina Kabella.
Dup. Sup. IE, p. 249, pl. 23, fig. 4. — Gn. 238. — Bdv. 870. — Herr. — Sch. 431, 432. — Gn. V, p. 182. — Stgr. Cat. 338.
(PL. 77, fig. 1 à 5.) CHENILLE.
Cette mystérieuse larve qui pendant bien des années a échappé à mes constantes recherches, vient enfin d’être découverte; grâce, je dois le dire, aux investigations soutenues et à l’ardeur infatigable de nos jeunes et intelligents collègues, MM. Ferrouillat frères.
Au 15 ou 20 juillet, cette chenille, dans les années ordinaires, a atteint son entier développement; elle est épaisse, cylindrique, rase,
à peine atténuée aux extrémités, d’un gris jaunâtre obscur lavé de Annales de la Société Linnéenne. 24
verdâtre antérieurement et de rougeâtre sur les derniers anneaux. Le premier et le dernier sont recouverts d’une plaque écailleuse concolore et luisante; celle du premier segment est large, robuste, et je recouvre en presque totalité ; cette plaque est traversée par un sinus étroit, concolore, mais teinté de brun postérieurement. La ligne vasculaire est imparfaitement indiquée ; la sousdorsale est nulle; cependant la stigmatale est large, ondée, plus claire que le fond; les stigmates qui s’appuient sur cette ligne, sont relativement gros, noirs et de forme arrondie. Le ventre est d’un jaune verdâtre. La tête est grosse, de la largeur du premier anneau, échancrée au sommet, d’un jaunâtre indécis, lavée de rougeâtre obscur sur les bords, avec les mandibules foncées, les palpes courts et carnés. Je n’ai pu distinguer les ocelles. Les seize pattes sont de la couleur du corps. Enfin, on voit une sorte de clapet anal assez large, mais mal formé et que recouvre imparfaitement la plaque écailleuse postérieure. |
Jeune, la chenille de Rubella est relativement courte, et la couleur dorsale se prononce en carminé plus ou moins obscur.
Cette larve est assurément une des plus souterraines de toutes les chenilles de noctuelles. Je ne suppose même pas qu'il y en ait d’autres vivant à une pareille profondeur. Nous l’avons en effet trouvée parmi les racines, enfoncée dans la terre à une profondeur de dix, quinze et même vingt centimètres. Elle ne doit vivre que de la racine de certaines graminées sans jamais attaquer les feuilles. Les collines brûlées en été, où l’herbe courte et rare ne peut préserver la terre des rayons du soleil très-ardents à cette époque de l’année, sont les lieux que préfère cette chenille très-robuste d’ailleurs. C’est à la fin de juillet qu’elle forme une coque molle, composée de soie, de grains ce terre et de radicules de graminées, dans laquélle huit ou dix jours après arrive la transformation. La chrysalide qui s’agite beaucoup est conico-cylindrique, d’un rouge acajou, avec l’extrémité abdominale terminée par deux pointes aiguës et fortes. L'insecte parfait commence à paraître dès le quinze ou le vingt août;
Luperina Rubella. 397
mais on ne le voit en certain nombre que vers les premiers jours de septembre. Il continue à voler pendant un bon mois.
INSECTE PARFAIT
Les ailes supérieures bien fournies d’écailles très-faciles à se détacher au plus léger contact, sont d’un carné vif, avec l’espace médian traversé par une large ligne coudée d’un rouge obscur qui certaines fois passe au brun plus ou moins prononcé. Les autres lignes sont fines, rougeâtres et le plus souvent mal indiquées même chez les sujets obtenus d’éclosion. Les ailes inférieures sont grandes, arrondies, sans lignes transversales, d’un blanchâtre luisant et d’une teinte faiblement carnée dans le voisinage de la frange qui. est elle-même assez large. En dessous les quatre ailes sont blanchâtres, sensiblement carnées sur les bords avec un commencement de ligne transverse. Les antennes sont garnies de lames pubescentes et le thorax est bien fourni d’écailles concolores.
La © est plus grande que le ©’; elle a l'abdomen très-développé et lisse, vole lourdement, ou mieux elle demeure le plus souvent fixée à une tige de brome et, par les chaudes nuits, dans les lieux circonscrits de son habitat, il n’est pas rare de voir les mâles voler en abondance autour des femelles presque toujours immobiles.
Cette Luperina se distingue par des habitudes qui lui sont propres; celle entr’autres de ne pas paraître avant la neuvième heure de la nuit alors que les autres noctuelles volent depuis deux heures et plus.
La Rubella qui est considérée comme de la France méridionale, semble appartenir plus spécialement aux environs de Lyon quelle ne doit pas trop dépasser. Les collines les plus chaudes de la Pape, celles de Crépieux et, au sud, les coteaux de Corendin; de même que certaines parties incultes du territoire de Vaugneray; notamment les garigues qui avoisinent le château de la famille Ferrouillat, nous l'ont plus particulièrement fournie.
Obs. Les L. Rubella de l’Ardèche et de toute la Provence où l’espèce semble commune, présentent une coloration différente de celles de nos environs ; en effet, sur le fond qui est d’un argileux terne, sans trace de couleur carnée, les lignes transverses des supérieures se détachent en brun et sont par ce fait plus crûment indiquées que chez le type. J'ai rencontré cette variété constante aux environs de Marseille, d'Hyères, de Cannes et surtout près de Celles-les-Bains.
Deux nouvelles Psychides viennent augmenter le nombre déjà considérable des insectes de cette division dont la parure, on le sait, est si uniforme et si sombre ; mais dont les larves ont des mœurs si intéressantes. L’une de ces Psychides inédites appartient au genre Psyche de Schrank, et l’autre au genre Fumea de Haworth. Malheureusement on ne connaît de leurs premiers états que les fourreaux qui ont servi de demeure à chacune des deux larves. On sait aussi la patrie des deux espèces.
Psyche Valesiella, Mir.
(Species nova. )
(PI. 77, fig. 6 et 7.)
Par la coupe de ses ailes, cette Psyche ne ressemble à aucune de ses congénères, cependant ce serait de la Muscella, S.-V. et de la Gondebautella, Mill. qu’elle s’éloignerait le moins ; mais elle est toujours plus petite que ces deux espèces et sensiblement moins robuste ;
| Psyche Valesiella. 309 les ailes sont conséquemment plus minces, plus ténues, moins fournies d'écailles. Voici sa description :
Envergure : 0,015 à 0",016.
Elle à les ailes très-allongées et par là relativement étroites. Elles sont presque vitrées, à peine recouvertes d’écailles, d'un aspect uniformément enfumé, et munies de longues franges soyeuses et noires. Les antennes sont longues et très-plumeuses. Les palpes sont allongés et se terminent par des soies longues, serrées et noires, ce qui donne à ces palpes un aspect anormal. La tête, le thorax et l’abdomen bien que fort grêles, sont recouverts de poils longs, soyeux et d’an noir profond. Les ailes en dessous sont peut-être d’un aspect plus vitreux qu’en dessus ; des deux côtés les nervures sont bien distinctes.
La femeile est encore inconnue.
Le fourreau est médiocrement allongé, brun, formé d’esquilles et de parcelles de mousse fixées avec une soie brune.
Plusieurs individus de cette Psychide nouvelle m'ont été offerts par M. de La Harpe, de Lausanne, qui m'a dit les tenir d’un naturaliste qui les avait rapportés du mont St-Gothard. L’année suivante, je reçevais de mon ami M. Constant, d’Autun, deux exemplaires de la P. Valesiella en tout semblables à ceux du St-Gothard. M. Constant avait recueilli lui-même cette espèce en certain nombre dans le Valais où, m’a-t-il dit, elle paraît commune sur les pelouses qui avoisinent le sommet du Gornergrat et où elle vole aux premiers rayons du soleil. Le fourreau est fixé, la pointe postérieure en l'air, à travers les herbes courtes qui tapissent le sol.
La Psyche Valesiella devant trouver place après la P. Gondebautella qui suit elle-même la Plumistrella, Hb. dans la monographie Bruand, portera le n° 46 ter. |
Fumen Graecellr, Mi.
(Species nova.)
(PI. 77, fig. 9 et 10.)
Envergure : 0,014 à 0°,015.
Elle est de la taille des exemplaires moyens de la Pulla (Pullella, Brd.) à laquelle cette Psychide ressemblerait si les ailes supérieures étaient arrondies à l’apex et au bord extérieur. Ce seul caractère, sans parler des autres qui sont il est vrai moins importants, empéchera toujours de confondre cette nouvelle espèce.
La F. Graecella est d’un noir de suie mat et comme pelucheux ; les ailes supérieures sont passablement allongées, larges à l'extrémité, à pointe apicale prononcée, avec le bord externe coupé obliquement. Les ailes inférieures sont bien développées, larges et arrondies. Les franges, aux quatre ailes, sont assez longues et d’un noir encore plus prononcé que le fond des ailes. Les antennes sont d’une longueur normale, avec de nombreuses et fines barbules ; elles sont, ainsi que la tête et le thorax, d’un noir profond. L’abdomen est grêle et recouvert de poils noirs soyeux, de médiocre longueur ; il est très-faiblement teinté de fauve à l'extrémité. En dessous cette couleur est plus sensible.
La femelle n’est pas connue.
Le fourreau est revêtu de petites pailles cylindriques et agglomérées. Ce fourreau quelque peu renflé au centre, ressemble à celui de la Comitella, Brd. ou de la Crassiorella, Gn. J'ai sous les yeux plusieurs
exemplaires identiques de cette Fumea nouvelle, qui m'ont été
adressés par mon ami M. Staudinger, de Dresde, avec cette simple
annotation : « Species nova. De la Grèce. »