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ment, exposée au soleil, elle opère sa transformation. La métamorphose a lieu assez rapidement, mais avant ce changement d'état, la chenille doit se retourner dans son enveloppe ainsi que le font dans le leur, en pareil cas, les larves de Coléophores, celles des Psychides o et celles des Solénobides ©. L'éclosion a lieu cinq à six semaines après.
Le parasite de cette nouvelle Epidole, qu’on remarque dans les proportions d’un huitième environ, est un très-petit Chalcidite qui s’échappe trois semaines après la fixation du fourreau. Sa larve a vécu aux dépens de la chenille et a ensuite pratiqué un petit trou rond dissimulé au moyen d’une mince couche de soie que l’'Hyménoptère n’a pas de peine à déchirer lors de son éclosion.
Epidola Barcinonella. 223
INSECTE PARFAIT
Envergure : 0",013 à 0",014.
Les ailes supérieures sont allongées, un peu falquées, aiguës à l’apex, d’un carné grisâtre, aspergées de nombreux atomes foncés qui recouvrent en grande partie les ailes et qui donnent à celles-ci un aspect légèrement ardoisé, on voit au centre trois petites taches allongées, brunâtres, et pas toujours bien écrites. De plus, on voit une ligne longitudinale qui part de la base de l’aile, et arrive au tiers de sa longueur. Cependant ces premières ailes sont quelquefois zonées de lignes claires d’un carné chaud. Les ailes inférieures sont allongées, étroites, taillées en biseau à l’extrémité, d’un gris légèrement bleuâtre ; parfois carnées, luisantes et garnies de très-longues franges soyeuses et carnées. En dessous, les antérieures sont d’un gris foncé, et les atomes bruns ont disparu ; les postérieures ressemblent audessus. Les antennes sont longues, épaisses, moniliformes, jaunâtres, légèrement noduleuses à la base, avec cette partie de l’antenne recouverte de fines soies concolores. Les palpes sont médiocrement longs, ascendants, gris, garnis de soies plus longues à l'extrémité qu’à la
base. La tète est un peu laineuse, c’est-à-dire recouverte de poils fins, courts et gris ; les yeuxgros et bruns. Le thorax convexe et concolore; l'abdomen long, grisâtre, dépassant les ailes inférieures; les pattes longues, jaunâtres, soyeuses, avec deux paires de tarses aux inférieures,
La © ressemble au ©.
Cette espèce varie : quelques sujets sont d’un gris moins chaud, plus sombres, c’est-à-dire d’un gris d’ardoise.
L'Epidola Barcinonella n'a qu’une seule génération. Au repos, elle a assez la forme d’une Coleophora; elle est effilée et ses ailes infé— rieures sont entièrement cachées par les supérieures. Elle ne parait pas rare aux environs de Barcelone (Espagne) et vole sur les terrains secs des collines bien exposées. J’ai dit qu’elle devait représenter la seconde espèce du genre Epidola de M. Staudinger, dans le Catalogue de qui elle portera le n° 1752 bis.
Obs. N'ayant pas vu l’Epidopta Stigma, Stgr., je n’ai pu comparer à ce Micro la Barcinonella ; mais lors de la dernière visite que ce naturaliste m'a faite à Lyon, en 4866, il n’hésita pas à dire que ma nouvelle Epedola était bien distincte de celle qui avait motivé la création du genre.
Kodis Impararia, G\.
IX, p. 354. — Stgr. Cat. 10. — Herr.-Sch., p. 27. (PI. 84, fig. 4 et 2.)
M. Guenée, qui a nommé cette phalénite dans son Species, a fait sa description d’après un seul ©” rapporté de l'Oural par le naturaliste Kinderman. Ce savant ne connaissait pas la $, qui n’est publiée nulle part, et, comme on n’a donné aucune figure de cette Zodis, je suis heureux, tout en publiant la © , de pouvoir faire représenter les deux sexes de l’Impararia qui est toujours de la plus grande rareté.
lodis Impararia. 295
Je dois cet avantage à l’obligeance de M. le docteur Rambur qui a consenti à me confier les deux sexes de cette espèce, qu'il a reçus de la Russie méridionale.
Envergure : le o* 0",036.
| la 9 0,938.
Les ailes sont grandes, entières, soyeuses; les supérieures sont aiguës à l’apex, d’un vert pàle mat un peu plus prononcé à la côte. Elles sont traversées par deux lignes blanches; la basilaire et la coudée; la première interrompue, la seconde légèrement flexueuse et sans coude. On soupçonne l’extrabasilaire qui est à peine indiquée par un trait blanchâtre. On distingue au centre de l’espace médian une sorte d’éclaircie occupant la place du point cellulaire. Les franges sont étroites et blanches à l’extrémité. Les ailes inférieures sont allongées et présentent un coude assez apparent; l'angle interne est assez sensible. Ces ailes inférieures sont blanches ou d’un blanc très-légèrement lavé d’une teinte verdâtre, sans lignes et à franges blanches. Le dessous des quatre ailes est d’un vert d’eau très-clair ; il ne présente aucun dessin , aucune ligne. Les antennes sont blanchâtres et faiblement carnées en dessous, pectinées et diminuant d'épaisseur jusqu’à l'extrémité. Les palpes sont courts, les yeux noirs, le front est d’un rougeâtre obscur, le vertex blanc ; le thorax assez bien fourni d’écailles, est de la couleur des premières ailes. L’abdomen est lisse et d’un blanc satiné mat. Les pattes sont grandes et blanches; les quatres premières présentent deux couleurs; la partie externe est blanche tandis que la partie opposée est rougeâtre.
La 9 est à peu de chose près semblable au ©’; elle en diffère par là taille un peu plus grande, les antennes crénelées, l'abdomen gros, allongé et conique.
Ma description du © de l’Impararia ne se rapporte pas exactement L à celle de l’auteur du Species, cependant il est facile de reconnaître … que c’est bien de l’Impararia, Gn., qu'il vient d’être question.
Coll. Guenée un o”, et coll. Rambur un o” et une 9. Obs. En ne voyant que très-imparfaitement ma nouvelle pha- Annales de la Sociélé Linnéenne. 15
lénite, la N. Aurelieria, on pourrait penser que l’une de ces deux espèces, l’Impararia et l'Aureliaria, n’est peut-être qu'une variété de l’autre ; mais il suffit de les comparer pour reconnaître à quel point elles s’éloignent l'une de l’autre, Non-seulement l’Awreliaria © est plus petite; mais la coupe d'ailes chez les deux sexes, si différente de l'Impararia, pourrait suffire, si, à ces caractères, ne s'en Jjoignaient d’autres, tels que la briéveté comparative des ailes inférieures chez l’Aureliaria, l’absence du coude à ces mêmes ailes, caractère si importants, enfin celles-là toujours semblables aux ailes supérieures, par la belle couleur verte. Tous caractères qui suffisent, et au-delà, pour qu’il ne soit jamais permis de confondre ces deux remarquables phalénites.
Kanthodes Malvae., Esr.
P. 63, pl. 195. fig. 4. — Hb. 358. — Tr. sup. p. 145. — Gn. In. 249. — Dap. sup. IH, p. 533, pl. 45, fig. 2. — Herr. Sch. 221 ? — Gn. VI, p. 210. — Stor. Cat. 794.
Les observations qui précèdent l’histoire de la chenille de la Graellsii, congénère de la Malvae, Esp., dans mon Iconogr. I, p. 73, peuvent très-bien s'appliquer à la larve que je vais décrire, car ces deux espèces sont très-voisines entre elles, non-seulement par la forme, mais encore par les habitudes et par les mœurs depuis leur sortie de l'œuf. On ne savait rien de la chenille de la rare Malvae, si ce n’est que Esper en parle vaguement en décrivant l'insecte parfait; il « se borne à dire qu'elle vit sur la mauve ». Gn. VE, p. 210.
Elle est très-allongée, moniliforme, cylindrique, à tête globuleuse,
| | Xanthodes Malvae. 227 n’a que douze pattes ; mais, ainsi que la chenille de la Graelisi, elle a, aux sixième et septième segments, à la place des pattes membra- “neuses existant chez les autres chenilles, « les deux points ventraux -surnuméraires et placés immédiatement au dessus du 2° ventral Supérieur, ‘comme si ces points étaient les rudiments des pattes
absentes », dont parle M. Guenée, dans la note qu'il m'a envoyée à :
Varticle de la Graellsii ({con., p. 76). La chenille de la Malvae est partagée en trois couleurs principales : Ia région du dos, du 4% au 10° segment inclusivement, est d'un gris de souris limité de chaque côté par la sous-dorsale fine, brune et interrompue. Les flancs sont d'un beau jaune serin uniforme, mais taché, ainsi que je l'indiquerai dans un instant; et enfin la région ventrale qui est d’un vert bleuâtre ne présentant ni ligne ni tache. La ligne vasculaire est très-fine, interrompue et ne se voit pas sur les derniers anneaux ; la stigmatale plus fine encore n’est indiquée en plus clair qu'au commencement de chaque segment. Le premier anneau présente en dessus quatre traits noirs dont les deux premiers tendent à se toucher par la pointe et, sur les côtés de ce même segment, on voit trois points disposés en triangle. Le 2° et le 3° anneaux nous montrent un trait noir oblique reposant sur une large tache latérale d’un jaune plus vif que le fond. Tous les autres anneaux, jusqu’au 10°, sont en outre partagés par un trait perpendiculaire d’un pourpré obscur et limité en haut et en bas par deux points foncés s'appuyant au centre sur un gros point noir “luisant placé antérieurement. Enfin, le 41° segment est marqué de trois points d’un noir mat et le 12° d’une tache jaune orange triangu- “aire. La tête est aussi haute et large que le corps, d’un vert bleuâtre lavé de jaune par places, et maculée d’une vingtaine de très-petits me noirs, ronds et ovales, placés symétriquement. Les pattes écailleuses sont bien développées, implantées sur des mamelons saillants d'un noir de jais et, à leur point de départ, teintées de pourpré bscur. Les quatres pattes ventrales et les deux anales sont fort longues, effilées et coniques; sur ses six dernières pattes la couleur jaune des flancs se prolonge jusqu’au dernier article, celui-ci est
ÉNE A
d’un jaunàâtre orangé. Les trapézoïdaux a autres points sont noirs, verruqueux et donnent naissance à des poils longs et grisàtres. Cette larve, ainsi que celle de sa-congénère la Graellsü, varie en vert glauque ubiforme où les taches et les lignes ont disparu; cependant chez cette variété qui est assez fréquente, le ventre demeure d'un vert bleuâtre uniforme.
Cette chenille vit aux environs de Barcelone (Espagne), uniquement, d’après M. Himmighoflen, sur la Lavatera olba (1). Néanmoins je l'ai nourrie et amenée à bonne fin avec les feuilles de la Malva officinalis et de la M. Moschata, L. Cette larve et sa voisine vivent sans cesse à découvert. Avant la seconde mue elles se cachent en dessous des feuilles dans l’un des plis où l'œuf avait été déposé. Plus tard, c’est encore au revers des feuilles qu’on les voit fixées, et le plus souvent confondues avec la couleur de ces feuilles. La génération d’été opère rap dement sa transformation ; quelques semaines lui suffisent pour cela. Mais voici ce qui se passe à l'égard de la génération d'automne: si les chrysalides ne sont pas formées promp tement et si, par le fait, l’éclosion ne doit pas avoir lieu deux ou trois semaines après, les chenilles qui se sont retirées au pied de la plante, au centre d’une coque molle et solidement tissée, les chenilles, dis-je, rentrées sur elles-mêmes, en partie décolorées, demeurent ainsi jusqu’au printemps d’après, époque où seulement la nymphe est formée (2). Cette chrysalide est passablement allongée, pleine, lisse, luisante, d’un rougeûtre acajou clair, à anneaux mobiles et dépourvus de crins à la pointe abdominale. L’enveloppe des ailes très-transparente et lavée de jaune vif, permet de distinguer les nervures et la forme des antennes. Elle est vive, s'agite au moindre
(1) Malvacée sur laquelle je l’eusse placée dans mon dessin, si j'eusse eu à ma Ra une branche de cet arbrisseau à faire représenter.
(2) Ces détails de mœurs doivent exactement s'appliquer à la chenille de Gr'aellsi dont les habitudes sont tout à fait celles de la Malvae.
NM ete DE PO le STE POUCES Re ED ue LA ONENS LE are) 4 D , , : »
Xanthodes Malvae, 229
contact et, si elle doit éclore la même année, elle ne dépasse jamais toi semaines pour l’époque de son apparition.
INSECTE PARFAIT
Envergure : Le o”’ 0,"030 à 0,"032.
La $ 0,"028 à 0,"030.
Gette Noctuide est d’un cinquième environ plus petite que la Graellsii. Les ailes sont arrondies, entières; les supérieures sont d’un jaune paille et marquées d’une large teinte terminale foncée. Ces ailes antérieures sont traversées par trois lignes à peine indiquées en plus foncé. La tache orbiculaire comprise dans l’espace médiane est large, bien marquée, elliptique, brune, faiblement éclairée au centre. La réniforme est à peine marquée. Les ailes inférieures sont d’un blanc pur un peu nacré. Les antennes sont médiocrement longues et pubescentes.
La ©, qui est un peu plus petite que le ©”, a les lignes et la tache terminale des supérieures mieux marquées que chez ce dernier; cependant chez quelques sujets la tache orbiculaire des supérieures èst à peine indiquée et chez d’autres elle manque tout à fait. Les ailes inférieures diffèrent de celles du ©” en ce qu’elles sont trèslargement teintées de jaunâtre, surtout au bord terminal.
La Malvae, comme je l'ai dit, varie passablement : je fais représenter un sujet & obtenu ex larva, où les supérieures sont largement salies par le roux foncé et où le jaune des ailes inférieures est en partie enfumé. Ne serait-ce pas cette variété, qui du reste paraît constante, qui a été décrite comme Var. 221 ? par M. Herrich-Schæffer et que
. Guenée rapporte à sa Stramen (976), du Thibet, où la tache réniforme manque tout à fait ?
… Gette jolie noctuelle est toujours des plus rares ; elle est peu répandue dans les collections; mais comme M. Himmighoffen l'élève de