‹ Iconographie et description de chenilles et lépidopteres inéditsChapitre 39 sur 45 · CHE · texte numérisé non relu

CHE

Fig. 1.

Fig, 2.

Ces dessins, bien qu'imparfaits, feront suffisamment connaître ce qu'est cet insecte. La forme de l’œuf a été également reproduite.

Ainsi qu’on peut le voir, cette petite chenille va en diminuant du premier au dernier anneau; elle est carénée sur les côtés, à anneaux distinets, rase et d’un jaunâtre obscur. Elle a seize pattes : six antérieures avec le dernier article corné, huit ventrales qui ont la couronne brune, et deux anales ; ces dernières sont imparfaitement indiquées et sont recouvertes extérieurement de quelques rares poils courts. La tête, relativement forte, ainsi qu’on le remarque chlz toutes les chenilles, au sortir de l’œuf, la fête, dis-je, est cordiforme, un peu aplatie, d’un noir de jais et luisante. Cette partie de l’insecte, autant que j’ai pu en juger sur une larve si petite, me porterait à'croire qu’elle appartient plutôt aux Pyralides qu'aux Noctuélides, comme on l’a pensé pendant longtemps.

M. Dardoin croit que la Margarita, qui n'a jamais été prise que dans le voisinage des eaux, pourrait bien, de même que certaines Hydrocampides de M. Guenée, vivre, à l’état de chenille, dans les tiges de roseaux, tel que l’Arundo donax, par exemple, fort abondant dans le midi de la France.

La grande prédisposition de l’insecte parfait à tourner au gras, viendrait encore appuyer cette supposition.

L'œuf de la Margarita est ovale, granuleux, cannelé dans le sens de sa longueur et jaunâtre (4).

EXPLICATION DES FIGURES

Fig. 4. OŒEufde la T. Margarita très-fortement grossi. 2, Chenille de là T. Margarita, peu d’instants après sa sortie de l'œuf, très-fortement grossie.

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