‹ Iconographie générale des ophidiens (volume 2)Chapitre 27 sur 33 · XI. ACRANTOPHIS Jan · texte numérisé non relu

XI. ACRANTOPHIS Jan

Caractères. Corps presque cylindrique, un peu déprimé en dessous. Museau épais, tronqué obliquement. Partie posterieure de la tête plus large et plus haute que l’antérieure. Rostrale arrondie un peu plus haute que large et cernée par neuf petites écailles. Dessus de la tête revêtu d’écailles irrégulières. Nasale divisée. Oeil cerné par 11-12 plaques ou écailles , dont celle de devant est une vraie preoculaire, sous laquelle est une autre plaque orbitale à contact de la huitième labiale. Entre la nasale et la préoculaire on voit une rangée de trois ou quatre plaques qu'on pourrait appeler des frénales. Region temporale occupée par des écailles en tout pareilles à celles du tronc. Labiales supérieures 17 diverses de forme et de grandeur. Mentale moyenne, en tri-

angle. Labiales inférieures 20-21 diminuant successivement de longueur. Sillon gulaire long entouré par six paires d’écailles. Abdominales larges. Anale moyenne, entière. Queue courte, conique. Sous-caudales en parties simples, en partie doubles (chez le seul individu examiné). Ergots saillants. Ecailles lisses en 59-60 rangées longitudinales.

1. A. Dumérili Jan. (Icon. livr. I pl. IT). Nous ne connaissons de cette espèce que l'individu conservé au Musée de Milan, qui l’a acquis sans aucune indication de patrie; peut-être provient-il de fl’Amérique méridionale. Par le nom donné à cette espèce, à plusieurs titres intéressante, on a voulu rendre hommage aux éminents services rendus à la zoologie par MM. Duméril, père et fils ; le premier, ôté il y a cinq ans à la science, a puissamment contribué à nos études ophiologiques par la communication bienveillante des types de toutes les espèces décrites dans l’Zrpétologie générale; le second, digne continuateur de l’oeuvre de son père, nous à plusieurs fois envoyé pour l’examen les nouvelles acquisitions du Musée de Paris et ne cesse de surveiller l’éxecution des planches de cette Iconographie, qui se fait sous ses yeux.

Les dessins dont cette espèce est ornée sont des plus élégants et rappellent ceux des Boas. La longueur totale de notre exemplaire est de 50" (tête 3", queue 3" 6"); il y a 225 abdominales, 20 sous-caudales simples et 18 doubles.

XII EUNECTES Wacr.

Dum. Bibr. Erp. gén. VI p. 521.

Caractères. Corps cylindrique. Museau arrondi. Veux un peu dirigés en haut. Rostrale basse, bordée par les nasales et les labiales de la première paire. Nasales contigües, divisées en deux parties inégales par un sillon. Narines dirigées en haut. Dessus de la tête revêtu par huit plaques symétriques groupées sur le milieu du front; chaque oeil est surmonté d’une grande surocu-

laire. La région pariétale est couverte par des écailles irrégulières. Une grande frénale allongée, oblique. Une préoculaire. Oeil cerné en dessous et en arrière par cinq petites plaques, rarement six. Région temporale revêtue d’écailles régulières. Labiales supérieures 15-16, jamais à contact du cercle orbital. Mentale longue, presque triangulaire, Labiales inférieures 19-21 diminuant successivement de longueur. Sillon gulaire long, bordé par six paires d’écailles. 57-61 Rangées d’écailles lisses, luisantes. Anale entière. Sous-caudales simples.

1. E. murinus (Linn.) Dum. Bibr. Erp. gén. VI p. 528. Bou murina Schleg. Ess. IT p. 380. (Icon. livr. 6 pl. IT). Ce serpent, commun à la Guyane et au Brésil, acquiert avec l’âge des dimensions très considérables et atteint souvent une longueur de 4 ou 5 mètres. Il habite les eaux et les marécages et ce n’est que par excéption qu’on le rencontre à terre; plongeur et nageur habile, il suit le cours des grands fleuves et fait sa proie principale des mammifères, des rongeurs surtout, amenés près de son gîte par la soif.

Le jeune individu figuré appartient au Musée de Milan; sa longueur totale est de 74', dont 3° 5" pris par la tête et 10 par la queue. Nous avons compté sur lui 266 abdominales et 69 sous-caudales. Les détails ont été faits d’après un individu adulte du Musée de Tubingue. Par son mode de coloration l’Eunecte diffère de toutes les espèces de la même famille, si ce n’est l’Epicrates cenchris qui à quelquefois un dessin analogue. Les taches noires dorsales sont plus visibles chez les jeunes que chez les adultes, mais ne s’effacent jamais complètement ; la couleur du fond est un brun olivâtre clair dans le jeune âge et devient très foncée chez les vieux sujets.

XIII PELOPHILUS Duu. Bit.

Erp. gén. VI p. 528.

Caractères. Corps comprimé latéralement, queue courte, conique.

Rostrale arrondie, pas plus haute que large. Trois plaques dans l’espace intraoculaire, c’est-à-dire: une frontale et deux suroculaires éloignées des yeux par quelques petites plaques. Les autres parties du dessus de la tête sont revêtues d’écailles irrégulières. Nasales divisées, éloignées de la rostrale. Deux frénales, Une grande préoculaire. Trois postoculaires, Une plaque sous-oculaire appuyée sur la 8° et la 9° labiale. Labiales supérieures 17. Mentale longue rétrécie aux deux derniers tiers de sa longueur, élargie au bord de la bouche. Labiales inférieures 20-21. Sillon gulaire bordé par quatre paires d’écailles. Abdominales larges, 77 Rangées d’écailles lisses. Anale entière. Sous-caudales en partie simple en partie doubles.

1. P. madagascariensis Dum. Bibr. in gén. VI p. 524. (Icon. livr. 2° pl. IV). L'individu figuré, provenant de Madagascar, nous a été communiqué par le Musée de Paris. Sa longueur totale est 1' 65" (tête 6", queue 11"). La plus grande hauteur du corps est de 7-8". Nous avons compté 232 abdominales, 13 souscaudales simples, puis après 11 doubles et 11 simples. Cette particularité paraît indiquer une transition entre les Boaeides et les Pythonides. Le fond de la coloration est blanc ou blanc-grisâtre à cause du pointillé que l’on voit par places; ces teintes font bien ressortir les dessins noires, très bizarres, qui ornent cette espèce.

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