XIV. HOMALOCHILUS Fiscx
Abhandl. aus d. Geb. d. Nuaturwiss. Hamb. Bd. III 1856 p. 99.
Caractères. Corps comprimé, grèle aux deux bouts. Tête bien distincte du cou, large en arrière, rétrécie au niveau des yeux. Rostrale à sommet triangulaire, un peu plus haute que large. Dessus de la tète revêtu de deux petites internasales, de deux paires de plaques préfrontales, de deux petites frontales et d’une suroculaire à contact de chaque œil; le reste est occupé par des
écailles irrégulières. Nasales divisées. Une frénale très grande. deux préoculaires. Cinq postoculaires. Labiales supérieures 14. Mentale courte, triangulaire. Sillon gulaire bordé par cinq paires d’écailles. Labiales inférieures 19". 55-57 Rangées longitudinales d’écailles lisses, lancéolées. Abdominales larges. Anale entière. Sous-caudales simples.
1. H. striatus Fischer, loc. cit. p. 101. Eypicrates versicolor Steindachner, Über eine neue Epicrates-Art aus Columbien. Wien 1863. (Icon. livr. 6 pl. IV). Cette espèce est sujette à varier dans la coloration. Dessous c’est un gris cendré, avec des taches brunes transversales à contours en zig-zag, plus foncées au bord antérieur. Dessous c’est un blanc sale ou un gris clair. Tantôt ce sont des teintes plus vives, mais elles pâlissent bien vite chez les individus plongés dans l’alcool. L’individu type de cette espèce, que l’on conserve au Musée de Hambourg, provient des Antilles ; il est long 1° 40" (dont 19" pris par la queue). On y compte 290 abdominales et 66 sous-caudals simples. Un autre individu du Musée de Hambourg a 285 abdominales et 87 sous-caudales.
Le serpent décrit par M. Steindachner sous le nom d’Epicrates versicolor n’est qu’un adulte de cette espèce; en effet tous ses caractères se trouvent reproduits chez l'individu type communiqué par M. Fischer. C’est sans doute par mégarde qu'il s’est glissé dans la description très longue de M. Steindachuer que l’Homalochilus striatus a 20 labiales supérieures. Ils sont réellement 14 soit dans la description, soit dans la figure publiée par M. Fischer et reproduite par M. Steindachner lui-même.. Quant aux fossettes labiales, elle manquent à cette espèce; les autres différences observées par M. Steindachner se reduisent à des dissemblances purement individuelles.