‹ Iconographie MolieresqueChapitre 108 sur 180 · livre et qui auroil été rempli de faits fort curieux, <|ii'il · texte numérisé non relu

livre et qui auroil été rempli de faits fort curieux, <|ii'il

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joute rien aux détails qu'il avait cru devoir donner ; quant aux petites circonstances que l'anonyme jugeait inutiles ou même ridicules, « elles ont du moins servi, dit-il, à détromper le Public de ce qu'il pensoit sur cette mort». 11 invite scfn censeur, qui paraît si bien informé, à publier ce qu'il peut savoir sur l'enterrement de Molière, pour en faire un livre fort curieux. Quant à lui, il a préféré s'abstenir : « J'ai trouvé la matière de cet ouvrage si délicate et si difficile à traiter, dit-il, que j'avoue franchement que je n'ay osé l'entreprendre. » Nous en sommes donc réduit aux conjectures. On devinera peut-être quelque chose de la vérité, en cherchant le sens de ce passage acerbe de VHistoire de la Médecine, par J. Bernier (Paris, 1689, in-4) : « Après tout, il n'y eut pas trop à rire pour Molière, car, loin de se moquer de la médecine, s'il eût suivi ses préceptes, s'il eût moins échaufé son imagination et sa petite poitrine, et s'il eût observé cet avis d'un meilleur médecin, quoyque moins bon poète que luy (Le Boulanger de Chalussay, l'auteur à'Elomire hypocondre) :

Et l'on en peut guérir, pourvu que l'on s'abstienne

Un peu de comédie et de comédienne,

Et que choyant un peu ses poumons échaufés...

s'il eût, dis-je, suivi cet avis et qu'il eût bien ménagé l'auteur et l'acteur, ceux dont il prétendoit se railler n'auroient pas eu leur revanche et leur tour, outre que c'est une grande témérité à un mortel de se moquer de la maladie et de la mort, et particulièrement à un chrestien qui n'y doit penser qu'en tremblant. »

4oo. Molière mourant, assiste par deux sœurs de charité. Gravé, par Adrien Migneret, d'après le tableau de Vafïlard. In-fol. (H. 38 cent. L. 15.)

Cette estampe a figuré à l'Exposition de 1817, n° 1008 du Catalogue.

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