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Scènes dramatiques, d'après Fragonard, tirées des

Comédies de Molière. Dessinées par F. S. (Sorieu).

lmpr.-lith. de C. Motte, rue Tiquetonne, 18. (H. 115mm.

Ces quatre scènes, lithographiées sur une même feuille, se rapportent aux pièces suivantes : Sganarelle, YEcole des maris et le Malade imaginaire (2 se). Ce sont des réductions des grandes pièces décrites plus loin sous les nos 636, 637 et 684.

626. Scènes des Comédies de Molière, composition et dessin de Bertall ; gravures sur bois.

Ces gravures, qui ont paru, en avril et mai 1863, dans le Musée des familles, où elles accompagnent le texte d'un article de Jules Janin, intitulé : la Comédie universelle, se rapportent aux comédies suivantes : le Médecin malgré lui, le Misanthrope, Y Avare, le Bourgeois gentilhomme, et le Tartuffe.

627. Sujets enfantins tirés des Comédies de Molière, par Edouard Lièvre. Impr. lithogr. Lemercier. In-8.

Voici les comédies auxquelles l'artiste a emprunté les sujets de ses dessins, publiés successivement chez Martinet, en 1859 : le Misanthrope, le Mariage forcé, les Précieuses ridicules, le Bourgeois gentilhomme, l'Avare, Don Juan, le Malade imaginaire, les Femmes savantes, les Fourberies de Scapin, M. de Pourceaugnac, et George Dandin.

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Les Comédies de Molière représentées par Edouard Lièvre. Paris, Martinet. Suite de 15 pi. lithogr. Pet. in-fol. obi.

629. Scènes des Comédies de Molière. A Paris, chez Ch. Seditie. In-M.

Nous ne connaissons pas l'édition pour laquelle ces petites gravures ont été faites.

630. La Chiquenaude, ou le Dépit amoureux; tableau peint par C. Coypel, gravé par Surugue fils.

631. Le Dépit amoureux; lithogr.de C. Constans, coloriée. (H. 189mm. L. 237.)

632. Les Précieuses ridicules, d'après Hég. Vetter, gravé sur bois par E. Brion. Gr. in-8.

Cette gravure se trouve dans le tome XIX de la Gazette des Beaux- Arts, 1865.

La tradition théâtrale veut que les Précieuses ridicules aient été, dans l'origine, une des petites farces que Molière composait pour la province et qui donnèrent la vogue aux représentations de la Troupe des Béjart. Le P. Niceron dit. en propres termes, dans ses Mémoires /mur servir it l'histoire des Hommes illustres (tome XXIX. p. 174), que l'Etourdi, joué d'abord à Lyon en 1653, reparut à Béziers avec le Dépit mitnurcu.r, Les Précieuses ridicules et quelques autres « farceB, qui, par leur constitution irrégulière, méritèrent à peine le nom de comédies ». Les Précieuse* ne furent représentées à P&rîs, que le 18 novembre 16!>9. Les Comédiens italiens avaient joue auparavant, sur le même théâtre du Petit-Bourbon, une autre comédie des Précieuses, que l'abbé de Pure fit exprès pour eux et qui nVtait sans doute qu'une huit -ition de la tarée de Molière.

« Ce furent les Précieuses qui mirent Molière en réputation, dit le compilateur du Segraisiafia } la pièce ayant eu l'approbation de Paris, on l'envoya à la Cour, qui étoit alors au voyage des Pjrénéoi, os elle lut très-bien reçue. Cela lui enfle le courage. «Je n'ai plus que faire, dit-il. d'étudier Plante et Térence, nid'éphteber lee fragmente de afénandre : je n'ai qu'à étudier le monde. ■> il y avoit néanmoins quelque eboee d'outré : lee Précieuses n'étoieot pai 'ont à fait du caractère qu'il leur avoit donne; mais oe qu'il avoi' m pour i,i oomédie. >>

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633. La même composition, signée Hég. Vetter. Gravure sur bois. Pet. in-4.

Publié dans un Album du Salon de 1865.

63-4. Les Précieuses ridicules (se. 10). Lithographie anglaise.

On lit, au bas, à gauche : After an original picture by A. E.. Chalon esqTe A. R.; au milieu : Printed by Engelmann, Graf, Coinciel & Co., et à droite : Drawn on Stone by M. Gault esqT«.

Et, plus bas, gravé, au-dessous du madrigal que Mascarille récite aux deux Précieuses : London pubd by Engelmann, Graf, Candel 66 St-Martin land strand novT 1826. Paris & Midhauscnal Engelmann & Co. In-4.

635. Les Précieuses ridicules; dessiné par A.-E. Chalon, gravé par Gaucy. (H. 379mm. L. 325.)

Il y a des épreuves, avant la lettre, sur papier de Chine.

636. Sganarelle (scène 6) ; dessiné par Fragonard, lithogr. de Lemercier. (H. 406mm. L. 311.)

637. L'Ecole des maris; dessiné par Fragonard, lithogr. de Lemercier. (H. 406mm. L. 311.)

De Visé, dans ses Nouvelles nouvelles, publiées sans nom d'auteur en 1663, nous a révélé comment Molière, après avoir fait représenter, à Paris, ses anciennes comédies d'intrigue, V Étourdi et le Dépit amoureux, avait tout à coup changé de genre pour s'essayer dans la comédie de mœurs et de caractères. On doit s'étonner que les commentateurs de Molière n'aient pas cherché à pénétrer dans le secret des allusions et des analogies satiriques qui remplissent son théâtre :

« Molière apprit que les gens de qualité ne vouloient rire qu'à leurs dépens ; qu'ils vouloient que l'on fît voir leurs défauts en public ; qu'ils étoient les plus dociles du monde et qu'ils auroient été bons, du temps où l'on faisoit pénitence à la porte des temples, puisque, loin de se fâcher de ce que l'on publioit leurs sottises, ils s'en glorifioient ; et de fait, après que l'on eut joué les Précieuses, où ils étoient représentés et bien raillés, ils donnèrent eux-mêmes, avec beaucoup d'empressement, à l'Auteur dont je vous entretiens, des mémoires de tout ce qui se passoit dans le monde, et des portraits de leurs propres défauts et de ceux de leurs meilleurs amis ; croyant qu'il y avoit de la gloire pour eux, que l'on reconnût leurs

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impertinences ilnns ses ouvrages, et que l'on dit même qu'il avoit voulu parler d'eux...

n Notre Auteur, après avoir fait cette pièce (le Cocu imaginaire}, reçut «les gens de qualité plus de mémoires que jamais, dont on le pria de se servir dans celles qu'il devoit taire ensuite, et je le fil bien embarrassé, un soir, après la Comédie, qui cherchoit partout îles tablettes pour écrire ce que lui disoient plusieurs personnes de condition, dont il étoit environné tellement, que l'on peut dire qu'il travailloit sous les gens de qualité, pour leur apprendre après à rire à leurs dépens, et qu'il étoit en ce temps et est encore présentement leur écolier et leur maître tout ensemble.

« Ces messieurs lui donnent sauvent à diner, pour avoir le temps de l'instruire, en dînant, de tout ce qu'ils veulent lui faire mettre dans ses pièces ; mais, comme ceux qui croient avoir du mérite ne manquent jamais de vanité, il rend tous les repas qu'il reçoit, son esprit le faisant aller de pair avec beaucoup de gens qui sont beaucoup au-dessus de lui. »

63s. Frontispice d'une traduction hollandaise de l'Ecole des maris, gravé par A. Schoonebeck, en 1730. In-8.

Bibliogr. molié'., n° 677.

630 . L'École des femmes (act. m, se. 2). Gravé à L'eau-forte ; copie réduite et en contre-partie, sans nom d'artiste, de la gravure de Cars, d'après Boucher, pour l'édition de 1731. (H. 132mm. L. 112.)

Au-dessous du titre, on lit les vers suivants :

Jamais on n'aima par contrainte, Et c'est, Arnolphe, en vain, que tu veux dans la crainte

Tenir cette jeune beauté.

Ce doigt mis sur ton front avec tétéritt Ne sert qu'à mieux marquer, au.c |WT de l'innocente,

L'endroit justement où l'on plante

Le bois que mérite un jalons, l't que tu porterois démunit I

■ spirituelle eau-forte doit Eure partie d'ans suite fort rare

it-étl-e celle (|ui Ml Cilee plus haut. BOUS le 11 " 639 . dont nous ne

connaissons qu'ans autre pièce, pour le Malade imaginaire.'Voj. ciaprès, n" 682,

Donneao de Vite, qui, d'ennemi bruyant de Qfolière, devint son obligé et .son complaisant, a loue ■ -i la fois Vteok du

femmes, au milieu de l'immense rogne que cette comédie obtenait

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à la scène. Molière, plus sensible aux critiques qu'aux éloges, réduisit au silence ce redoutable adversaire, en jouant quelquesunes de ses pièces, qui réussirent peu, mais qui l'empêchèrent de troubler le succès des autres. Cette piquante et malicieuse appréciation des qualités et des défauts de Y Ecole des femmes, se trouve dans la troisième partie des Nouvelles nouvelles (Paris, Gabriel Quinet, 1663, 3 vol. in-12) :

« La comédie de l'École des femmes a produit des effets tout nouveaux : tout le monde l'a trouvée méchante, et tout le monde y a couru ; les dames l'ont blâmée et l'ont été voir ; elle a réussi sans avoir plu, et elle a plu à plusieurs qui ne l'ont pas trouvée bonne ; mais, pour vous en dire mon sentiment, c'est le sujet le plus mal conduit qui fut jamais, et je suis prêt de soutenir qu'il n'y a point de scène où l'on ne puisse faire voir une infinité de fautes.

« Je suis toutefois obligé d'avouer, pour rendre justice à ce que son Auteur a de mérite, que cette pièce est un monstre qui a de belles parties, et que jamais l'on ne vit tant de si bonnes et de si méchantes choses ensemble. Il y en a de si naturelles, qu'il semble que la Nature ait elle-même travaillé à les faire. Il y a des endroits qui sont inimitables et qui sont si bien exprimés, que je manque de termes assez forts et assez significatifs pour vous les bien faire concevoir. Il n'y a personne au monde, qui les pût si bien exprimer, à moins qu'il n'eût son génie, quand il seroit un siècle à les tourner. Ce sont des portraits de la Nature, qui peuvent passer pour originaux : il semble qu'elle y parle elle-même. Ces endroits ne se rencontrent pas seulement dans ce que joue Agnès, mais dans les rôles de tous ceux qui jouent à cette pièce.

« Jamais comédie ne fut si bien représentée, ni avec tant d'art. Chaque acteur sait combien il y doit faire de pas, et toutes ses œillades sont comptées.

« Après le succès de cette pièce, on peut dire que son Auteur mérite beaucoup de louanges, pour avoir choisi, entre tous les sujets que Straparolle lui fournissoit, celui qui venoit le mieux au temps ; pour s'être servi à propos des mémoires que l'on lui donne tous les jours ; pour n'en avoir tiré que ce qu'il falloit et l'avoir si bien mis en vers et si bien cousu à son sujet ; pour avoir si bien joué son rôle ; pour avoir si bien judicieusement distribué tous les autres et pour avoir enfin pris le soin de faire si bien jouer ses compagnons, que l'on peut dire que tous les acteurs qui jouent dans sa pièce sont des originaux que les plus habiles maîtres de ce bel art pourront difficilement imiter. »

(iiO. Les Fâcheux, engraved by II. W. Licvier, from a picturc, by J. S. Newton. (II. 432mm. L. 379.)

Il y a des éprouves, avant la lettre, sur papier de Chine!

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