‹ Iconographie MolieresqueChapitre 139 sur 180 · Le Malade imaginaire (représenté devant le Roi). Le · texte numérisé non relu

Le Malade imaginaire (représenté devant le Roi). Le

pautre sculpsit, d'après Fr. Chauveau, 1 676. In-folio oblong.

Cette estampe se trouve dans la Relation des fêtes de Versailles en l'année 1674 (Parit, Impr. royale, 167G, in-fol.), qui fait partie de la collection dite le Cabinet du Rni. On lit, au bas de la planche : « le Malade imaginaire, comédie représentée dans le jardin de Versailles, devant la Grotte. »

681. Le Malade imaginaire, d'après Troost, grav. par R. Muys. (H. 383mm.L. 482.)

682. Le Malade imaginaire (act. 1er, se. 7). Gravé à l'eauforte ; copie réduite et en contre-partie, sans nom d'artiste, de la gravure de Cars, d'après Boucher, pour l'édition de 1734. (H. 132mm. L. 112.)

On lit, au-dessous du titre :

. Peut-on voir, sans que l'on en rie, l'n homme aussi frais, aussi sain.

Vouloir s'user, risquer M Pour enrichir son médecin?

Qu'on lui donné dé l'elébore; Qu'il n'en prenne pn.s trop </<■ foi», Car il faut qu'il en reste encore J'tiur hii-ii di's f/'-ns que je connois.

Vov. plus liant, n° 639, une autre pièce qui fait partie de la mémo suite, d'aprèa Boucher.

. Le Malade imaginaire, scène 6 du second acte la Leçon de musique). Théophile Fragonard inv.). Chattamel (del.). Dans le liant : Revue des pemtrtt^ pi. 105.

I.ilh. Junca, patt. Saulnier , t'». Paru. Lithogr. in-i. (H. IM«". L. 95.)

MOLIERESQUE. 303

684. Deux scènes du Malade imaginaire (acte i, se. 5, et acte ii, se. 11); dessinées par Fragonard, lithogr. de Lemercier. (H. 406mm. L. 311.)

885. Le Malade imaginaire; dessiné par Granville, gravé par Prévost. (H. 189mm. L. 162.)

686. Le Malade imaginaire; by A. Salomon, in the royal Academy exhibition ; scène de la consultation de Diafoirus père et fils (acte n, se. 6). Gravure sur bois. W. Thomas se. In-fol.

Publié dans le magazine anglais : The illustrated London News, june, 22 1861.

687. Mrs Diafoirus père et fils, dans le Malade imaginaire, dessin de Brion, gravé sur bois par G. -Léon-Alfred Perrichon.

Cette estampe a figuré à l'Exposition de 1864, n» 2963 du Catalogue.

« Dans le temps que Molière composoit le Malade imaginaire, il cherchoit un nom pour un lévrier de la Faculté, qu'il vouloit mettre sur le théâtre. Il trouva le substitut d'un mousquetaire à genoux, armé, à qui il demanda quel but il alloit coucher en joue. Celui-ci lui apprit qu'il alloit seringuer la beauté à une comédienne qu'il nomma. Molière, curieux, lui demanda son nom. Le postillon d'Hippocrate lui répondit qu'il s'appelait Fleurant. Molière l'embrassa, en lui disant : « Je cherchois un nom pour un personnage tel que vous. Que vous me soulagez, en m'apprenant le vôtre ! » Le clystériseur, qu'il a mis sur le théâtre, s'appelle Fleurant. Comme on sut l'histoire, tous les petits-maîtres à l'envi allèrent voir l'original du Fleurant de la comédie. Il fit force connoissances ; la célébrité que Molière lui donna et la science qu'il possédoit lui firent faire une fortune rapide, dès qu'il devint maître apothicaire : en le ridiculisant, Molière lui ouvrit la voie des richesses. » (Gayot de Pitaval, Esprit des conversations 'agréables, Paris, 1749, 3 vol. in-12).

S'il faut en croire Boursault, dont le témoignage peut paraître suspect en ce qui concerne Molière (voy. ses Lettres nouvelles, accompagnées de fables, de contes, etc. Troisième édit., augm. Paris, I. (breton, 1709, 3 vol. in-12), la plaisanterie aurait passé les bornes dans la scène de l'Apothicaire :

« Ll première fois que le Malade imaginaire fut joué, Beralde

répontloit aux inverti vos <lc M. Fleurant : « Allez, monsieur, on voit bien que vous avez coutume de ne parler qu'à des culs ! » Tous les auditeurs qui étoient à cette représentation s'en indignèrent, au tien qu'on l'ut ravi à la suivante d'entendre dire : « Allez, monsieur, on voit bien que vous n'avez pas accoutumé de pari- r i des visages ! » C'est dire la même chose, mais c'est la dire plus finement. »

688. Scène du Malurir /imu/niaire; dessin de G. Brion, gravé par Auguste Jolie!

Cette estampe a figuré à l'Exposition de 1864, n° 2917 du Catalogue.

tiS!». Réception du Malade imaginaire, gravure à l'eauforte, par Frédéric Hillemacher. In-8.

Cette estampe a été faite pour la réimpression de la Reeeptio pttbHca itniits •uceni* mediti (Lyon, impr. Perrin et Martinet, 1870, in-8).

Biôliogr. molièr., n° 578.

Ce fut un bruit presque général, que Molière était mort subitement pendant la représentation du Malade imaginaire. Bayle a rapporté ce bruit, dans son Dictionnaire historique et critique, mais pour le démentir, d'après les renseignements que l'avocat Mathieu Mirais lui envoyait de Paris :

« Le principal personnage de la dernière comédie de Molière, dit-il, est un malade qui rail semblant d'être mort. Molière représentoitoe personnage, et, par conséquent, il fut oblige, dans l'une des scènes, à contrefaire le mort. Une infinité de gens ont dit qu'il expira dans cette partie de la pièce, et que lorsqu'il fut question d'achever sou rôle, en faisant VOIT que ce n'etoit qu'une feinte, il ne put ni parler ni se relever, et qu'on le trouva mort effectivement. Cette singularité parut tenir quelque chose du merveilleux et fournit aux poètes une ample matière de pointes et d'allusions ingénieuses; c'est apparemment ce qui lit que l'on ajouta beaucoup de foi à ce conte. Il y eut même des gens qui le tournèrent du côte* de la réflexion et qui moralisèrent beaucoup sur cet incident. Mais la

vérité est que Molière ne mourut pas d içon; il eut le

temps, quoique fort malade, d'achever son rôle. Voici ce qu'on rapporte dans la Préface, imprimée à la tète de ses Œuvrt - 1689 :

« Le 17 février 1673, jour de la quatrième représentation du Malade

imaginaire, il fut si fort travaille de sa fluxion, qu'il eut delà peine

ruez son rôle; il ne l'acheva qu'en souffrant beaucoup, et le

public connut aisément qu'il n'estoit rien moins que ce qu'il a\oit

voulu jouer. En effet, la comédie étant faite, il se retira promptement chez lui, et à peine eut-il le temps de se mettre au lit, que la toux continuelle dont il étoit tourmenté redoubla sa violence. Les efforts qu'il fit furent si grands, qu'une veine se rompit dans ses poumons. Un moment après, il perdit la parole et fut suffoqué, en une demi-heure, par l'abondance du sang qu'il perdit par la bouche. » Pour ne rien dissimuler, j'avertis mon lecteur, que, si l'on en croit d'autres écrivains, Molière n'eut pas la force d'assister à la représentation jusqti'à la fin ; il fallut l'emporter chez lui, avant que toute la pièce eût été jouée. »

Dans les notes du P. Baizé sur le Catalogue de la Bibliothèque de la Doctrine chrétienne (Bibl. de l'Arsenal, mss. H. F.,n°841), il est dit que Molière, mortellement atteint, pendant la représentation du Malade imaginaire, ne trouva pas un médecin qui voulût le soigner et mourut sans secours : « Elle (cette comédie) est contre la Faculté, qu'il n'épargnoit pas quand il en trouvoit l'occasion ; aussi, dit-on, que aucun médecin ne voulut le voir, après l'accident qu'il eut en jouant le rôle même du Malade imaginaire. Ces messieurs auroient-ils voulu se venger si cruellement de pures badineries ï »

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