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Fontaine-Molière. Lithographie. In-fol

Publ. en tête du Rapport sur In Fontaine-Molière, par M. Boulay de la Meurthe (Paris, 1839, in-fol.).

Bibliogr. moliér., n° 1344.

887. La Fontaine-Molière inaugurée le 15 janvier isii. Am. T/iuillier (del.). Lith. J. Rigoet V. In- 1.

Cette lithographie a été faite pour un recueil périodique, intitulé le Pionnier, comme l'indique le nom de ce recueil, écrit H sus du dessin.

828. Fontaine- Molière, priée au daguerréotype. Chamonin <IirexK. Gravure au burin. In-fol.

829. Fontaine-Molière. Vue pittoresque; nombreux personnages regardant le Monument. Dessiné par Valentin. Hnzelot se. In-i.

Publié dans les Beaux-Arts, revue artistique, de Curmer, in-4, en 1844.

s.'M. Fontaine-Molière. Rauargue frères </>■/. et scu^p, Gr.

in-s.

Cette gravure a été faite pour une édition de ['Histoire >!■

de Dulaure l'<i>i-, Fume. I I

Molière est mort, sans avoir pu prévoir l'éclatante renommée qui s'attacherait à son nom et à ses ouvrages. Il avait été toujours applaudi comme comédien, souvent comme poëte dramatique, mais sa réputation d'écrivain ne fut jamais bien établie, de son vivant, car celles de ses comédies qui réussissaient le mieux au théâtre étaient sévèrement jugées, à la lecture : on en blâmait le bas comique, on en critiquait surtout le style, qu'on accusait d'incorrection, de trivialité et de prosaïsme. En un mot, personne alors n'aurait eu l'idée de voir Molière entrer à l'Académie française. L'heure du triomphe, de l'apothéose, n'était pas encore venue , et il fallait l'attendre pendant plus d'un siècle. Nous avons déjà remarqué que, sauf l'Épître sur la Rime, adressée à Molière par Boileau, et les Stances que le succès de Y École des femmes avait inspirées au môme poëte, on ne trouve, dans les écrits contemporains, aucun éloge caractérisé du créateur de la Comédie moderne. Molière avait sans doute des amis et des admirateurs; mais ceux-ci ne l'appréciaient pas même à sa valeur et s'abstenaient du moins de témoigner publiquement leur admiration, qui se partageait entre le comédien et l'auteur comique. C'est donc avec surprise et avec joie que nous avons découvert, dans de vieux papiers, provenant du savant bibliothécaire de Tours, Victor Luzarche, et donnés par sa veuve à la Bibliothèque de l'Arsenal, une pièce devers latins adressée à Molière, et dont nous avons reconnu aisément l'auteur. Cet auteur est Jean Maury, jésuite, né à Toulouse en 1625, mort en 1697 à Ville-

tranche de Rouergue; la pièce esl autographe, et l'on doit supposer qu'elle accompagnail un exemplaire de l'ouvrage de Jean Maury : Theatrum tauversce Vanitatis, $eu Excunm morales m fccclesiasten SalomonU (Paris, Billaine, liitii,

in-l^i, offert à Molière. Cette pièce est un glorieux panégyrique de Molière et de ses œuvres ; elle est inédite, et nous n'avons pas hésité a la publier, comme l'unique monument écrit, qui, du vivant de Molière, ait été élevé en son honneur. Mais les vers du docte jésuite de Toulouse étant assez entortillés et même très-obscurs, il nous a paru indispensable de les faire suivre d'un essai de traduction, que nous devons à la plume élégante et correcte de notre digne ami M. Edouard Thierry, ancien administrateur du Théâtre-Français, la Maison de Molière.

AD MOLIERUM.

Inclyte Comœdi princeps, Molière, Theatri, Qui deridendos homines plaudente propinas In scenâ, mordens salibusque, jocisque decoris Mores insulsos, Author, Recitator et idem, Festiwr sublimis apex, et terminus artis, Qui veterum cedifl nulli, non omnibus una, Si Graecos, si Romanos quisjungere certet, El quos nunc Halos, quos nunc audimus Iberos, Ipsos et Gallos, quorum est jam Gloria Bumma. \ i dedignandum Musée partum accipe nosl Divina qui se commendat origine, primus E cœlo quod materiem deduxeril author Illc potens mentis Salomon, Davidica pr Nonnihil litnnani cui dos appingere juvit, Privata ut docuil dos experientia rerum, El quanta heac licuit rimari oracula hier, ll.ic Bcrutari adyta, aocipites penetrare Multifldasque vias certo discernere gressui Hac sacra velut in suivra Regnator [dûmes

MOLIERESQUE. 333

Humanis carpit quantum est in rébus inane,

Quod Phrygia sum stamen acu pertexere nisus

Non illaudato prorsus temerarius ausu ,

Nomine nec forsan nullo, tituloque secuto.

Assimilata tuis potes hic nonnulla videre

E nostris , oculos fuerit si visa morari

Pagina nostra tuos. Mores quoque carpimus ipsi

Utimur et socco nos , interdumque cothurno ,

Necnon ipsa ferunt nomen quoque scripta Theatri.

Te saltem poteris in fronte agnoscere, tota

Si non in facie : potis et Lucretius hic se

Ille offerre tuus, patrio quem carminé reddis

Vim quoque Romuleam et Latium superante leporem

Vultus ut est natis, in quo Materque, Paterque

Possint agnosci , patet hoc Lucretius ore

In nostris leni, cum fas, imitamine chartis,

Cum nec Relligio , cum nec Doctrina répugnât ,

At cum Naturae campo spatiamur eodem.

Non possum prœbere alio me munere gratum

Admiranda tuae post tôt spectacula scenae,

Leetior unde domum semper, meliorque recessi,

Séria sic ibi mixta jocis , mixtum utile dulci ,

Et sic norma boni, limesque docetur honesti;

Sic vitio pœnas, virtuti praemia semper

Decernis, scenœ non oblectamine solum

Innocuo, sed cum Probitatis fœnore multo ;

Ni vitio stomacbi, quales plerosque fateri

Cogimur, altorem quis succum in toxica vertat ;

Aut spieto Tellus quo diffluit attica melle,

Quam fert illa eadem malit sorbere cicutam.

Nil adeo prodest, usu subeunte sinistro

Quod non laedat idem. Nec Tu, Molière, malignis

Eriperis laudantum inter prœconia linguis.

Sed rectis sat judiciis atque auribus acquis

Posse frui. Turba e stolida non Gloria constat.

Principibus placuisse viris laus summa : sed Ipsi

Quod placeas Régi, tanto quod Teste proberis,

Ejus detineas teretes gratissimus aures,

Otia cessantis recrées, eurasque remittas

Curis ipse luis, Ludisque labore paratis, Unus, proh supori, quantus tibi calculua ille! Quid cam Tu Bummis placées acceptus et imis, Et mediis? Adeo tibi Be versatile prrcstat Ingenium, lam Be vaste diffundere novit Cum lubet, arridena cuivis, sapiensque palato! Audiris, legerisque avide, Te dextera qusevis, Te ^inu s omoia babet, Bolisve arceria ab illis Qui te Dec norunt, nec nosse infensius audent, Scilic't exosiun quibua est comœdia nomen, Horrendumque, nec immerito, quod turpia proini Hic olim solita , et solcant hoc tempore multa. Sed damnanda hmc sint alieno crimine, culpa Non, Molière, tua, qui crudum admittere veram Quod valeant pauci, salso hoc condire faceto Doctus et urbano, rejecto scommate quovis [mpuro, subeas purgatas limpidus aures, Et sic omne feras apto moderamine punctum Mordax ut verum hlando societur honesto.

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