Suite de 10 portraits en pied de Molière, dans diffé
rents rôles de ses comédies, dessinés par H. Allouard et Geffroy, gravés par Monnin et Wolff. In-12.
Ces portraits, gravés à nouveau d'après ceux de la grande édition in-8, ont été faits pour l'édition compacte des Œuvres, en deux volumes in-12 (Paris, Laplace et Sanc/iez, 1871). Il y a des épreuves en noir, à la sanguine, et coloriés.
Bibliogr. moliér., n° 490.
261. Portrait de Molière, en costume de théâtre, d'après un tableau du Foyer des artistes de la Comédie-Française. Dessin d'Eustache Lorsny. Gravé par Best. In-8.
Ce portrait, qui n'avait pas encore été gravé, a paru dans le tome XXXII du Magasin pittoresque, p. 369. Yoy. les nos 103 et 104 de Y Iconographie. La gravure, attribuée à Anseau est peut-être la même que celle qui porte ici le nom de Best. « Sauf un changement insignifiant dans la coiffure, dit M. Régnier, auteur de la notice qui accompagne cette gravure, le costume de notre portrait est identiquement semblable à celui de Sganarelle, gravé en tête de l'édition princeps de l'Ecole des maris. »
La description du costume de Sganarelle, dans l'Inventaire de Molière (voy. ci-après, n° 262), prouve qu'il est représenté avec ce costume, dans le tableau de la Comédie-Française, qui serait, par conséquent, contemporain de la représentation de l'École des maris.
Cependant la gravure qui se trouve dans la première édition de Y Ecole des maris et qui a été faite sur un dessin et peut-être d'après une peinture de Fr. Chauveau , donne un costume tout différent à Sganarelle. Cette curieuse estampe a été reproduite en facsimilé dans la réimpression textuelle de la pièce, par les soins de M. Louis Lacour. Voy. Bibliogr. moliér., n° 90.
262. — Geffroy del. L. 'Wolff se. Molière, dans le rôle de Sganarelle de Y École des maris. D'après un tableau original qui appartient à la Comédie-Française. Imp. Moine et Falconer. Paris, in-8.
Ce portrait en pied a paru dans l'édition des Œuvres (Paris, Mellado, 1868).
Il y a des épreuves en noir et coloriées.
« Un autre habit pour Y École des maris, consistant en haut de chausses, pourpoint, manteau, col, escarcelle et ceinture, le tout de satin couleur de musc. » Inventaire de Molière. Eue Soulié, p. 378.
[CONOORAPHIE
Molière, dans le rôle de Don Juan du Festin de pierre
(art. icr, se. 2). Sans nom d'artiste. Gr. in-8.
ru d uis l'édit des Œuvres (Paria, Lajilace, 1871). Il y a des épreuves es noir et coloriées.
■ Item. Un jupon de satin aurore, une camisole de toile à parements d'or, an pourpoint de Batin a. fleurs, du Festin de pierre. Deux panetières, une fine, l'autre fausse; une écharpe de taffetas; une petite chemisette a manches de taffetas couleur de rose et argent fin. Deux manches de taffetas couleur de feu et moire verte, atellee d'argent; une chemisette de taffetas rouge, deux cuissards de moire d'argent vert. » Inventaire de Molière. - •• ru., p. 211.
264. Molière, dans le rôle de Sganarelle de VAmour médecin. Gravure anonyme d'après le dessin de Fr. Chauveau. In- 12.
Nous avons déjà cité cette estampe (voy. plus haut. n° 40). Elle a été reproduite en fac-similé dans La réimpression textuelle de la première édition de VAmour médecin, par les soins de M. Louis Lacour. Voy. Bibliogr. moliér., n° LOS.
« Item. Une ho a habits de la représentation des Médecins,
consistant en un pourpoint de petit satin découpé sur roc (?) d'or. Le manteau et chausses de velours à fond d'or, garni di boutons; prisé quinze livres. » Inventaire de Molière. E. Soui.ik , p. 276.
est toujours désignée, sous Le titre des Médecins, dai • de La Grange. «C'est la première pièce où Molière
s'est déclaré fièrement contre Les m dit Trallage, dans une
noie manuscrite.
■ On a depuis peu, dit Guy Patin dans un.- lettre du 22 septembre 1665, joué à Versailles une comédie des Médecins de la cour, où
ils ont este traitiez de ridicules devant le Roy qui en a bien ri. Ou v met au premier chef les cinq premiers médecins et pardessus le marché, notre médecin Elis Beda, autrement Le Sr Fougerais, qui un grand homme de prol digne de Louanges, ai "\\
croit ce qu'il voudrait persuader. »
— Geffroy (/>•/. !.. Wolffstu. Molière, dans le rôle de Etnarelle du Médecin maigre lui (act. n, se. <; . hup. Moine et Falconer. Paris. Gr. in-8.
Ce portrait an pied a paru dans Lee Œuvrai . Veilado,
MOLIÉKESQUE. 87
Il y a des épreuves en noir et coloriées.
« Item. Un coffre de bahut rond, dans lequel se sont trouvés les habits pour la représentation du Médecin malgré lui, consistant en pourpoint, haut de chausses, col, ceinture, fraise et bas de laine et escarcelle, le tout de serge jaune garnie de radon vert; une robe de satin avec un haut de chausses de velours ras ciselé. » Inventaire de Molière. E. Soulié, p. 278.
Ce costume n'est pas représenté dans l'estampe cpii est en tète de la première édition du Médecin malgré lui (voy. plus haut, n° 41), parce cpue Sganarelle y est représenté avec son habit de médecin. Cette gravure a été reproduite en fac-similé dans la reimpression textuelle de la première édition, par les soins de M. Louis Lacour,
266. — Geffroy del. L. Wolff scu. Molière, dans le rôle d'Alceste du Misanthrope (act. i, se. 1). Moine et Falconer. Paris. Gr. in-8.
Ce portrait en pied a paru dans l'édition des Œuvres (Paris, Mellado, 1868).
Il y a des épreuves en noir et coloriées.
« Une autre boîte où sont les habits de la représentation du Misanthrope, consistant en haut de chausses et juste-au-corps de brocart rayé or et soie gris, doublé de tains, garni de ruban vert; la veste de brocart d'or, les bas de soie et jarretières : prisé trente livres. » Inventeur e de Molière. E. Soulié, p. 276.
Les notes manuscrites de Trallage (Bibl. de l'Arsenal, Mss. Mélanges littéraires et historiques, B. L. F., 366 bis, tome III) nous donnent un renseignement tout à fait imprévu sur la composition du Misanthrope :
« Le Sr Angelo m'avoit dit, quelque temps auparavant, que le Sr Molière, qui étoit de ses amis, l'ayant un jour rencontré dans le jardin du Palais-Royal, après avoir parlé de nouvelles de théâtre et d'autres, le Sr Angelo lui dit qu'il avoit veu représenter en Italie, à Naples, une pièce intitulée le Misanthrope et que l'on devroit traitter ce sujet. Il lui en rapporta tout le sujet et même quelques endroits particuliers qui lui avoient paru remarquables et entre autres ce caractère d'un homme de cour fainéant qui s'amuse à cracher dans un puits pour faire des ronds. Molière l'écouta avec beaucoup d'attention, et quinze jours après, le Sr Angelo fut surpris de voir dans l'Affiche des Comédiens francois où estoit Molière, qu'ils promettaient le Misanthrope , comédie de M. de Molière, et trois semaines ou tout au plus tard un mois après, on représenta cette pièce. Je lui répondis là-dessus qu'il n'étoit pas possible qu'une aussi belle pièce que celle-là, en cinq actes et dont les vers sont fort beaux, eût esté faite en aussi peu de temps. Il me répondit làdessus que cela paroissoit incroyable, mais qu'il n'en doutoit point,
\ rniK
parce qu'il le sçavoil d'original et que tout ce qu'il vcnoit de me din [table, n'ayant aucun Lntéreat en cette pièce pour
rite. »
Luaai le costume d'Alceate, dans l'estampe qui est en tête de la première édit. du Misanthrope, n° M de notre Iconographie, l • umpe a été reproduite en fac-similé dani la réimpression
textuelle de cette édition par les soins de M. Louis Lacour, en
^!'>7. — Cn'ffroy dol1. L. Wolff sculp. Molière, dans le rôle de Tartuffe fart, m, se. 3). Moine et Falconer imp. Paris. Gr. in-S.
trtrait a para dans L'édit. des Œuvres [Paris, Mellado, 1868).
11 j r aves en noir et colorii
* Item. Une autre lioite ^où est l'habit de la représentation du
Tartuffe, consistant en pourpoint, chausses et manteau de vénitienne
noire, le manteau doublé garni de dentelles d'Angleterre,
les i t ronds de souliers et souliers pareillement garnis. a
li '■• ■ • . ES. Soui.ie, |>. 475.
11 .•-: assez difficile, d'après cette description de costume, de savoir si c'était celui d'Orgon ou celui de Tartuffe, que Molière avait dans s.i garde-robe de théâtre. Nous manquons absolument de détails sur la représentation des trois premiers actes de cette ■ comédie, nommée Tartuffe, que le sieur de Molière avoit fait contrelea hypocrites, » 'lit la Relation des Plaisirs de tlste enchantée, « et qui fut trouve.' fort divertissante ». Dans ces trois premiers art. 's, joués devant le roi et la cour, le t- mai liiiii, Molière s'était sans doul I ■ rôle d i Tartuffe, comme le plus importa
la pièce et qui demandait toute L'adresse et toute la prudence de l'auteur, p.>ur ne pas paraître trop hardi ou trop révoltant. En tout ; t<\ mais Du Croisy qui créa le rôle du Tartuffe, lorsque la comédie, interdite pendant plus de trois ans, fut enfin représentée pour la première fois, le ■"> août UiiiT, but le théâtre du Palais - Royal. Voici la aotic icre, dans
.M. âges manuscrits, à ce comédien :
lieur Du Croisy étoit de la Troupe françoise .le atolii
oit certains rooles ob il estoit original, entre autres oeluy du
Tartuffe, ob il avoit este instruit par son grand maître, je veux dire
M. .lier.', auteur de la pièce, Quelque temps après la mort de
M ilièi . utteux, il s.' retira à Conflans-Sainte-Honorine,
(pù est un bourg près de Taris, ou il avoit une maison. Ses anus
l'v alloyent voir. Il j « iscut en fort bonneste homme, se faisant aimer de tout le monde et, entre autres, du curé qui le regardoit commi- un de ses meilleurs paroissiens ; il j mourut, et le cure sa fut si fort touché, qu'il n'eut pas le cours -•■ ds l'enterrer, et il pria un
MOLIERESQUE.
autre curé de ses amis de faire les cérémonies à sa place, à ce que m'a dit M. Guillet de Saint-Georges, en octobre 1G95. »
268. — Geffroy del. L. U'o/// scu. Molière, dans le rôle de Sosie (L'Amphitryon (act. icr, se. 1). Imp. Moine et Falconer. Gr. in-8.
Ce portrait en pied a paru dans l'édition des Œuvres (Paris, Mellado, 1868).
Il y a des épreuves en noir et coloriées.
« Une autre boite où est l'habit de la représentation de Y Amphitryon, contenant un tonnelet de taffetas vert avec une petite dentelle d'argent fin, une chemisette de même taffetas, deux cuissards de satin rouge, une paire de souliers avec les lassures garnies d'un galon d'argent, avec un bas de soie céladon, les festons, la ceinture et un jupon, et un bonnet brodé or et argent fin; prisé soixante livres. » Inventaire de Molière. E. Soulié, p. 275.
Le Journal de l'ambassade de Pierre Johannidès Poterquin (Potenkinï, en 1668, qu'on trouve dans les Mémoires du baron de Bretettil (n° 222, H. F., in-fol., Mss.de l'Arsenal), signale une représentation extraordinaire de cette comédie :
« Le 18 septembre 1668, la troupe du sieur de Molière représenta Y Amphitryon avec des machines et des entrées de ballet qui plurent extrêmement à l'ambassadeur et à son fils, à qui on présenta, sur L'amphithéâtre où ils étoient, deux grands bassins, l'un de confitures seiches, l'autre de fruits, dont ils ne mangèrent point, mais ils burent et remercièrent les Comédiens. »
269. Molière, dans le rôle d'Harpagon de Y Avare (act. ni, se. 5), Moine et Falconer imp. Dessiné par Maurice Sand et gravé sur acier, par Alex. Manceau. Gr. in-8.
Ce portrait, en pied, publié d'abord, sous le titre de Biscegliere, dans l'ouvrage de M. Maurice Sand, intitulé : Masques et Bouffons (Paris, Michel Lévy frères, 1859, 2 vol. gr. in-8), a reparu, avec le nom d'Harpagon, dans l'édition des Œuvres, ornée de dessins de Geffroy et de Maurice Sand (Parts, Mellado, 1868, in-8).
Il y a des épreuves en noir ou coloriées.
« Une autre boite de la représentation de YAvare, consistant en un manteau, chausses et pourpoint de satin noir, garni de dentelle ronde de soie noire, chapeau, perruque, souliers ; prisé vingt livres. » Inventaire de Molière. E. Sollie, p. 276.