J.-B. Lullv, musicien, né en 1633, mort en
— Paulut Mignard .Xic. dictas Aucnis pinxit. Joann. Lud. Rmutélel srul/>. Parisiù et ex. Gr. in-fol. — Jac. Lubin, 1694. In-fol.— FdeUnck, 1695. In-fol.— Bmmard. In-fol.
— Desrochers. In-4.
Dès que Lully fut mort (22 mars 1G87), mémo avant ses obsèques, les épigrammea les plus Banglantea attaquèrent bs mémoire et firent le procès à ses mœurs. Voici une de ces épigrammea, qu'on peut attribuer à La Fontaine :
Quel dommage ! Le pauvre Lully, Cet homme en musique accomply Et qui faisoit des airs si tendres,
Il est mort et fort regretté
Mais, au inoins s'il fut mort comme il l'a mérité, Nous eu eussions gardé les cendres.
Un seul poète se trouva, qui, loin de faire écho à ces entra défuntj composa une pièce élogieuse, en verset on prose, qu'il dédia ;i une amie de Lully, la maréchale duchesse de la Ferté. Cette pièce, qui ne parait pas avoir été imprimée, existe dans les manuscrits de Trallage; elle est intitulée : le Triomphe tte Lulhj aux Champs-Elysées. Nous y remarquons ce p irsque Potymnie
m présente deranl Apollon *< et lui apprend que les juges [des enfers ont remis a. sa prudence te choix des honneurs «pie Lully
méritoit de recevoir. »
« Aussitost, il tit assembler son Conseil, qui fui composé des neuf Muses et de deux poètes françois cjii'il estime beaucoup, qui sont Corneille et Molière. A dire le vray, la chose tut bientost résolue, parce qu'on ne B'opposs point au dessein qu'Apollon SToit de donner à Lulli le grand Triomphe. Presque toutes les Muses avoient lui faire de l'honneur, puisqu'il leurenaToit tant rendu,
les avant l'ait admirer chacune dans les Sciences <-t dans les arts,
qu'elfes ont inventés. Corneille et Molière assurèrent encore tout ds nouv.au le Dieu du Parnasse, que jamais homme a'aroit porta" son honneur plus loin que Lulli, et que, par son an, il avoil l'ait admirer des veraqui n'auroienl pas été supportables aana les ornemens da la musique. Apollon donna donc les ordres nécessaires pour ce
Triomphe. »
M0L1ËRESQUE. 131