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Le même

— Portrait de Brécourt, dessiné par lui-même , gravé par Le Pautre; frontispice de sa comédie la Noce de Village. Cuni privilegio Re. In-8.

On lit au-dessous de la figure :

Auec grande Aplication Le Potre a graué cet ouurage.

l'en ay donné l'inuention, le n'en diray pas dauantaçre.

Brécourt.

Cette estampe nous montre Brécourt dans le costume du rôle du Mario villageois. Les figures qui ornent l'édition de sa comédie, représentée en 1G63 au Palais-Royal, prouvent que le comédien-poëte avait du talent comme dessinateur dans le genre de La Belle. Brécourt était d'une famille de comédiens, et il avait épousé Étiennette Desurlis, sœur de Catherine Desurlis, une des actrices de l'Illustre Théâtre.

m ICONOGRAPHIE

'.II. Asiiiii': Hubert, ancien acteur du Marais, retiré du théâtre fii 1688 et morl en 1700.

— Hubert. Comédie françoise. 1664-1673. Fr.Hillemacher se. 1857; d'après un ancien portrait à l'aquarelle. Gravé à l'eau-forte, pour la Galerie historique de la Troupe de Molière.

i il un ancien actenr du Marais, qui n'entra au Palais qu'en 1664. Molière en lit un comédien excellent, de second ordre; il lui confia des rôles marqués, dans plusieurs de ses pièces; Hubert jouait avec originalité les rôles de vieilles femmes ridicules : M»1" Pernelle, dans Tartuffe; M™9 de Soten ville , dans GtorgeDandin\ Hm* Jourdain, dans le Bourgeois gentilhomme ; Philaminte, dans les Femmes savantes.

Hubert buc crétaire de la Troupe, à La Tho-

rilliére. après la mort de Molière; le Registre, pour l'année | traie de lti72 à 1073. est tout entier de >.i main. C'est un volume in-folio, couvert en parchemin, sur la couverture duquel est écrit Registre qui indique In mort <!r M. de Molière. 11 commence le vendredi 20 avril ltiTJ par les Femmes savantt ivres 10 Bols, part d'acteur '11 livres; il finit le mardi 2\ mars 1G73 par le Malade imagina ■ 633 livres, part d'acteur 23 livres 10 sols. Ce fut la dernière représentation donnée sur le théâtre du Palais-Royal par la Troupe de Molière.

H2. M Marotte, ancienne actrice <lu Marais, retirée du théâtre en 1672.

— Mademoiselle Marotte. Comédie françoise. 1669-1672. F. HiUemacher se. aq. f. 1867; d'après une miniature ancienne, peinte sur argent. Gravé à l'eau-forte, pour la Galerie historique de lu Troupe de Molière.

zetier Robinet dit qu'elle était tort jolie et jmeette nu pnrdessus; elle jouait tes troisièmes rôles dans la tragédie et la comédie. Segrais rapporte ce qu'il lui avait entendu dire : « M. Corneille nous fait un grand tort. Nous avions ci-devant des pièces de th< pour trois cens, que l'on nous faisait eo une nuit : on j était i tumé, et nous y gagnions beaucoup; présentement Corneille nous coûtent bien de l'ai ïùm peu de

113. Benbj Pu il. surit de LoHGCHAMP, ué vers 1689, mort après i'

— DeLongchamp. Comédie françoise. 1659-1660. Fr. Hillemacher se. 1857; d'après un ancien portrait à l'aquarelle. Gravé à l'eau-forte pour la Galerie historique de la Troupe de Molière.

Il avait couru la province avec les Troupes de campagne, lorsque Molière, qui l'avait vu jouer, l'engagea pour les rôles de valet dans la Troupe du Palais-Royal, où il ne fit que passer en 1660, comme gagiste. Il devint ensuite comédien de la Troupe de Mademoiselle, et plus tard comédien de M. le prince de Condé. Mais, dans l'intervalle, il avait monté une Troupe avec laquelle il alla ouvrir un théâtre français à Londres. Il avait avec lui son fils et ses deux filles qui faisaient partie de la Troupe subventionnée par le roi Charles II. Ce fut sans doute cette Troupe qui fit connaître en Angleterre, pour la première fois, les comédies de Molière auxquelles le Théâtre anglais a fait de si nombreux emprunts. M. Henry van Laun s'est attaché à signaler ces emprunts dans la belle traduction anglaise des Œuvres de Molière , qu'il publie maintenant, et dont les deux premiers volumes ont paru (Edinburyh, William Paterson, 1875, gr. in-8, avec une suite de figures dessinées et gravées par Adr. Lalauze). Le sieur de Longchamp était frère aîné de Pitel de Beauval, qui faisait partie de la Troupe de Molière. Il quitta le théâtre, vers 1680, pour prendre un emploi dans les fermes, mais ses enfants restèrent comédiens. Sa fille Françoise avait épousé J.-B. Raisin.

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