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PLANCHE XV

Cette jolie Perruche, non encore figurée et que nous croyons nouvelle, vient de Santa-Fé de Bogota, et a été acquise en 1843 par le Museum de Paris, auquel elle appartient.

Elle mesure du bec à l'extrémité de la queue 20 centimètres.

Description. — Bec couleur d'ivoire, un peu cornée à la base; tour des yeux nu; le front, le sommet de la tête, les lorums, le

Iconographie Ornithologique. — 3me [rv.

PERRUCHE AMAZONINE.

menton ainsi que le bord longitudinal des rectrices, rouge de cinabre; joues d’un jaune orangé; tout le dessus du corps vert-émeraude: le ventre, les flancs et les couvertures inférieures de la queue d’un vert tendre; poitrine vert olivatre; poignet de laile d’un beau rouge ponceau; petites scapulaires bleues; la même couleur borde l'extrémité des secondaires qui sont vertes, et des rectrices qui sont vert-brunätre ; les primaires sont d'un bleu foncé avec leur pointe noire ; queue courte, presque entièrement recouverte par l'aile, dont la 2° et la 3° rémige sont les plus longues;

pieds noirs.

Cette Espèce, dont plusieurs exemplaires existent dans la Collection de M. le Prince d’Essling et dans celle de M. le Baron de La Fresnaye, doit, d’après ses caractères,

être rapportée au petit Genre Pionus de Wagler, dont le P. Menstruus (1L.\ est le type.

PLATYCERQUE P HAETON (px Line

PLATYCERCUS PHAËTON (0. ve Mit).

CONURUS PHAËTON (O. nes Murs, Rev. Zool., Décembre 1845. p. 449).

SPEC. CHAR. — Viridi supernè olivaceo, subtüs cinereo; genis ac loro Iætè virescentibus, supercilio uropygioque fuscè coccineis; fronte nigro ; alulà cœlestè cæruleä; remigibus et rectricibus externé, pallidè cæruleis, internè , nigris ; rostro cærüleo; pedibus nigris.

PLANCHE XYL

Cette jolie Perruche, que nous croyons devoir rapprocher du Genre Platycercus plutôt que du Genre Conurüs, ainsi que nous l’avions fait dans latRevue Zoologique, sans avoir les couleurs brillantes de ses congénères, n'en est pas moins remarquable par l'agencement sévère de ses teintes.

Description. — Ainsi elle est en dessus d’uün vert-olivitre et en dessous d’un vert-cendré; mais son front, à la base du bec, est d'un noir-velouté ; le dessus de la tête vert-foncé; la moitié antérieure du lorum et le croupion rouge- amarante; une ligne lésère de la même couleur, qui se trouve border le côté postérieur de la Joue, semble dessiner avec le point rouge du lorum une espèce de sourcil; le lorum et les Joues sont d’un vert! tendre; les fausses pennes de laile d’un beau bleu-cobal : les rémiges bleu-ciel ex-

térieurement et noirâtres intérieurement et vers leur extrémité:

Iconographie Ornithologique. — 5% Jav. 3

PLATYCERQUE PHAETON.

les rectrices sont d’un bleu légèrement verdatre; le bec bleu dans

sa première moitié, noir à la pointe; pattes noires; iris blanc.

DIMENSION

Longueur totale , | . 275 millimètres.

La découverte de ce Platycerque est due à M. J. de Marolles, Lieutenant de Vaisseau de la Marine Royale, qui en‘a rapporté trois individus de Taïti, en 1844, et en a fait hommage d’un, celui que nous fisurons, au Muséum d’ Histoire Naturelle de Paris.

Voici la Note que cel Officier distingué a bien voulu nous communiquer au sujet de cet Oiseau, et dont nous lui renouvelons ici tous nos remerciments : | |

« Cette Perruche a été tuée dans les environs du Port Phaëton, » situé dans l’Isthme de Taravao (Ile de Taïti). Elle est très-rare » dans le pays et a été vue seulement dans . parties boisées et » inhabitées de l’Isthme de Taravao, et dans les montagnes de » Taïrabou., qui l’avoisinent. |

» Pendant un séjour de plus de vingt mois à Taïti, je n'ai pu » apercevoir que quatre ou cinq individus de.cette espèce. Les » habitants m'ont dit qu’elle nichait dans les arbres élevés qui » croissent sur les bords escarpés et inaccessibles des étroites vallées » formées par les montagnes de Taïrabou. »

. serait à désirer que chaque espèce nouvelle que nos Officiers rapportent en Europe fussent accompagnées de notes aussi précises el aussi complètes.

Le Nom Spécifique de Phaëton est celui que M. J. de Marolles a donné à notre Oiseau, du nom du Port dans les environs duquel il l'a découvert, et qu'il nous à témoigné le désir de lui voir

conserver. | DÉCEMBRE 1049.

Nous ne nous dissimulons pas les rapports intimes qui existent entre cette Espèce et le Psittacus (PI.) Pacificus, n° 65, de Latham, et de ses variétés À, B, C, D.

C’est exactement la même forme, c’est la même répartition des masses de couleur, les tempes sont également rouge-cochenille; les fausses pennes ou fouet de l'aile également bleu-ciel, de même que le reflet et la tranche extérieure des rectrices ; enfin la couleur dominante est le vert.

Mais en général, dans notre Espèce, outre que les dimensions sont un peu moindres, ce vert est beaucoup moins prononcé, et tourne, en dessus, au vertolivâtre; en dessous au vert-grisâtre; il n’y a point trace de rouge soit au frontal ou au sinciput, soit au sommet de la tête; la tache suboculaire ou temporale est elle-même beaucoup moins prononcée et moins apparente; le croupion, au contraire, est entièrement d’une belle couleur amarante, tandis que c’est à peine si l’on retrouve trace de cette couleur à cette partie dans l’une des variétés du PI. Pacficus provenant de l’Expédition de la Vénus, que possède le Museum d'Histoire Naturelle de Paris. Enfin les rectrices du PI. Phaëton sont beaucoup plus étroites et lancéolées que chez l’autre Espèce. | |

D’après ces considérations, nous n’hésitons pas à regarder notre Platycerque

comme essentiellement distinct du PI. Pacificus.

Iconographie Ornithologique. — 35% Law, 5 bis.

GENRE JACAMARALCYONIDE.

GENUS JACAMARALCYONIDES (0. »rs Murs).

GALBALCYRHY NCHUS (O. nes Murs, Rev. Zool., Juin 1845. P. 207).

GENER. CHAR. Rostrum. — Multd longius quàm caput; paululüm incurvatum, aluüus quàm latum, cultriforme, compressum, Capistrum altitudine æquans sinon exsuperans, acutum ; ad commissuram vibrissis rigidis circumdatum; nares semi-apertæ, rotundæ.

ÆAlæ. — Subobtusæ, primariarum tertia et quarta longissimæ. Cauda. — In mortuæ exuviis imperfecta.

Tarsi. — Breves; digiti duo antici, duo postici.

Jusqu à ce jour la Sous-Famille des Galbulidés ne comptait que trois Genres : |

1° Jacamar, proprement dit, Galbula (Moœhring).

2° Jacamerops (Levaillant), Jacamerops.

3° Jacamaralcyon (Levaillant), Jacamaralcyon.

Nous venons proposer d’ajouter à cette famille un quatrième Genre fondé sur une espèce singulière de Jacamar de la Colombie,

que nous représentons PI. LÉ 2

Iconographie Ornithologique. — 5ne [rv.

qSs

GENRE JACAMARALCYONIDE.

Cette Espèce a, par les proportions de son bec, un caractère tel qu'il nous semble devoir constituer par cela même un Genre à part dans les Galbulidés.

Ainsi son bec, dans les proportions de longueur ordinaire à celui des Jacamars en général, a en hauteur un développement inconnu dans cette famille. Presque droit, il dessine pourtant, à parür de la naissance du front, une espèce de ligne bombée, surmontant même Île niveau du crâne, et insensiblement infléchie vers la pointe; cette courbe est suivie parallèlement dans tout son prolonsement par la commissure du bec; mais la mandibule inférieure quitte ce parallélisme à partir du premier üers de sa longueur pour finir en ligne droite vers la pointe; d’une épaisseur ordinaire et proportionnelle à sa base, ce bec va toujours en s'aplatissant verticalement et en lame de couteau à partir des narines, au point d’avoir à peine en épaisseur à son milieu le quart de sa hauteur.

Si à ce caractère ce Jacamar joignait celui particulier au Galbula Tridactyla (Vieill.), ce serait assurément le meilleur type du Genre, si heureusement formé par Levaillant sous le nom de Jacamaralcyon, conservé depuis par MM. Lesson et G. A. Gray, et définiuvement acquis à la Science; car par son bec et sa forme trapue et si exceptionnellement ramassée, il indique bien mieux que le G. Tridactyla par ses pattes le passage et la transition des vrais Jacamars (Galbula) aux Martins-pêcheurs (Ælcyon et Alcedo). C'est ce rapport de similitude qui, pour le différencier du nom de Jacamaralcyon de Levaillant, nous l’a fait appeler du nom de Galbalcyrhynchus, que nous préférons remplacer par celui de Jacamaralcyorides. |

À l'exception du bec, relativement monstrueux , cet Oiseau pos-

sède et réunit du reste tous les caractères intimes propres aux

ds.

GENRE JACAMARALCYONIDE.

Jacamars, tels que ceux tirés des narines, des poils rigides garnissant la commissure du bec, des ailes et des pattes.

[l'en faut excepter aussi cependant les plumes qui recouvrent tout le sommet de la tête depuis le bec jusqu'à la nuque, lesquelles sont d'une nature rigide, telle qu'elles figurent une huppe en arrivant à cette dernière partie, aspect qui tient aussi à l'aplatissement bien marqué de tout le capistrum, et qui donne à notre Oiseau une physionomie toute particulière. Nous en dirons autant des plumes blanches garnissant la Joue et le méat auditif, qui offrent la même rigidité. Cette remarque est d'autant plus frappante qu’elle contraste avec la nature molle et soyeuse si spéciale au plumage des Jacamars. | |

Quant à la queue, il est probable qu'elle doit être allongée dans les individus complets; mais celui qui à servi à notre description avait cette partie en état de mue, et par conséquent les plumes n'avaient pas encore atteint leur dimension normale. On en

Jugera par notre Figure.

JACAMARALCYONIDE À OREILLONS BLANCS

«JACAMARALCYONIDES LEUCOTIS (0. vs Murs).

GALBALCYRHYNCHUS LEUCOTIS (0. ves Murs, Revue de Zoologie, | Juin 1845. P. 207).

SPEC. CHAR. — Capistro pileoque nigris; auribus albis; alis et caudà nigro- ; virescentibus; reliquo corporis obscurè castaneo; rostro corneo-

albido; pedibus flavis.

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