PLANCHE XVII
Ce Coq est en la possession du Muséum d'Histoire Naturelle de
Paris depuis 1822, époque à laquelle cet Établissement le recut de
Leschenault, un de ses Voyageurs les plus intelligents d'alors, qui
l'avait découvert à l’état sauvage dans l’intérieur de lIle de Ceylan,
où 1] résidait depuis près d'une année.
Iconographie Ornithologique. — jme [rv. 6
COQ DE LAFAYETTE
Par un singulier concours de circonstances, cette belle Espèce. sans passer précisément inaperçue, fut à peine remarquée, quoique figurant dans les Galeries, et n'avait pas encore été décrite jusqu’en 1831, que M. Lesson, s’occupant de son Traité d'Ornithologie, en fit le sujet de ses observations, et le mentionna sous le titre que nous lui avons conservé de Gallus Lafayetu, qui mdique suffisamment l'influence des préoccupations politiques du moment : quant au Nom Francais de Cog Sauvage de Ceylan, sous lequel il figure dans la Nomenclature de cet Honorable Ornithologiste, et que nous avons cru devoir remplacer par la traduction de la dénomination latine, c’est celui que porte cet Oiseau dans les notes manuscrites de Leschenault.
Description. — Le Coq Lafayette a les plus grands rapports de ressemblance avec le Coq Bankiva. Gallus Bankiva (Vemm.). La tête, fort petite, et la gorge en sont également nues; la crête et les barhillons un peu plus exigus chez le premier; c'est le même ensemble de plumage et de coloration, la même nature de plumes longues et effilées; seulement chez le G. Bankiva les couleurs de ses plumes sont d'un ton uniforme, tandis que chez notre Oiseau, sur la nuque, le derrière et le côté du cou ainsi que les épaules, ces mêmes plumes, d’un jaune doré, sont striées dans leur milieu et sur toute leur longueur chacune d’une flamme noire ; sur le dos, les petites couvertures des ailes, celles latérales de la queue et sur la poitrine et l'abdomen, elles sont d’un brun de Sienne doré, striées chacune dans leur milieu et sur toute leur longueur d'une flamme d’un brun de bistre; les plumes urupygiales recouvrant le dessus et les côtés de l’origine de la queue portent toutes un large miroir métallique, de forme angulaire, à reflets violets tournant au
bleu ; de plus, et ce qui différencie bien le G. Lafayetu du G. Ban-
COQ DE LAFAYETTE
kiva, c’est une douzaine de plumes arrondies de même apparence et de même couleur, garnissant la base dénudée de la gorge en manière de rabat ou de jabot. Les cuisses et le dessous de la queue sont noirs comme chez le Bankiva; mais les ailes et les pennes de la queue sont bleu-indigo, tandis que chez ce dernier les ailes ont leurs moyennes couvertures seulement d’un bleu-métallique, avec leurs rémiges secondaires couleur marron, et leurs rémiges primaires noiratres, lisérées de la même couleur; et les grandes rectrices, qui se rapprochent plus par leur courbure peu prononcée de celles des Faisans que de celles du Coq Bankiva, sont d'un beau vert-métallique; enfin le bec, les éperons et les ongles sont de couleur de corne brunatre; et les tarses et les pattes, noires chez le Bankiva, sont ici d’un jaune-pale.
Il est à regretter que l’on ne connaisse pas la femelle du G.
Lafayetw.
DIMENSIONS
Longueur totale, 536 milin.
— de la queue, | 266 — dutarse, 65 — du doigt du milieu, l’ongle compris, 55
sr
MALCOHA DE DIARD.
ZAN CLOSTOMUS DIARDI (Lesson), G. R. Gray, Genera of Birds, 1845.
MELIAS DIARDI > LEssON, Traité d'Ornithologie, 1831.
SPEC. CHAR. — Rostro flavè-virescente; regione circumoculari rubrä ; corpore supernè viridi-cœruleo , subtüs ardesiaceo ; capite et collo cinereis;
A L 1 A Ê] e e œ e L2 Li L gulà cinereo-albä; rectricibus omnibus apice albis ; pedibus nigris.