‹ Iconographie ornithologiqueChapitre 26 sur 101 · PLANCHE XIX · texte numérisé non relu

PLANCHE XIX

Voici comment M. Lesson a décrit cet Oiseau :

« De la taille d’un Merle. Bec citrin; gorge gris-blanc ; plumage » gris-brun ardoisé en dessous, vert-brun foncé en dessus. Queue » de moyenne longueur, étagée, brune dans son entier et terminée » de blanc. Est peut-être une variété de taille de l'espèce précé- » dente. (Melias tristis. Less.) M. Diard en a envoyé deux indi- » vidus de Java. (Mus. de Paris.) »

Préoccupé des rapports de coloration existant entre cette espèce

et celle qu'il venait de décrire précédemment, le Malcoha sombre. Iconographie Ornithologique. — 4% Tv. A

MALCOHA DE DIARD.

Melias tristis , et de l'identité spécifique qu'il lui soupconnait avec ce dermier, M. Lesson n’a pas mis, dans la description de notre Oiseau , toute lexactitude nécessaire pour le faire reconnaitre, comme on peut s’en assurer en comparant sa Description avec notre Figure. | | | Ainsi, le Zanclostomus Diardi n'est pas vert-brun foncé en dessus, mais bien vert-bleuâtre; il n'est pas non plus sris-brun ardoisé en dessous, mais gris-ardoisé foncé; enfin, la queue est loin d’être brune dans son entier; elle est également d'un beau vert-bleuâtre, si bien que les deux rectrices médianes ont un reflet de bleu indigo. [l n'existe, en un mot, aucune trace, aucun reflet de brun dans le plumage de cette espèce : et nous ne pouvons attribuer à ces erreurs que la même cause que nous avons déjà eu occasion de sisnaler dans notre Article sur les Pefns torquata et Ruficollis.

Quant : à considérer le Zanclostomus Diardi comme simple variété de taille du Z. tristis, outre que la différence de dimension est assez lorte pour ne pas autoriser une supposition aussi gratuite, il y à encore assez de différences de coloration pour que le doute ne soit plus permis à l'égard de l'assimilation de ces deux espèces.

Le ton brun que M. Lesson a ajouté par erreur aux diverses nuances du Z. Diardi ést de la plus grande exactitude pour le 2. trisus, auquel il doit s'appliquer exclusivement, car tout le reflet verdätre de ce dernier est d’une couleur bronze très-franche, tournant par conséquent au brun dans l’ombre. Mais ce qui manque encore au Z. Diardi, et ce qui, indépendamment de sa taille beaucoup moindre, le différencie en outre du Z. tristis, c’est l'absence absolue des plumes squammeuses et lancéolées blanches striées finement de noir, qui garnissent [a base inférieure et supérieure du

bec de ce dernier, et lui dessinent un sourcil bien marqué servant

MALEOHA DE DIARD.

d'encadrement à toute la partie supérieure de la matos ane papilleuse orbitaire; enfin la queue, qui chez celui-ci a plus que le double de la longueur du corps, est à peine égale à cette longueur chez le Z. Diardi : c'est-à-dire que la queue dans l’un fait plus des deux tiers de la longueur totale de l'Oiseau ; tandis que dans autre, elle en fait à peine la moitié.

La longueur totale du Z. Diardi est de 360 à 330 millimètres.

L'Honorable M. Lesson n’a donc rien à regretter de la création qu'il a faite de cette Espèce, qui est réelle et constante, et qui figure et devaitfigurer dans la Nomenclature comprise au Genera of Birds, de M. G. R. Gray. ; |

La Description qui précède, comme la Figure de la Planche à laquelle se rattache cet Article, ont été faites sur les deux individus types qui ont servi à M. Lesson, et qui ont été envoyés de Java, en 1921 et 1822, au Museum d'Histoire Naturelle de Paris, par M. Diard, l'un de ses Voyageurs. £. ;

BARBU À FLANCS PONCTUÉS. rssox AUCCO PUNCTATUS, Iuson, Man. ». 168.

SPEC. CHAR. — Rostro nigro; pedibus fuscis; corpore toto suprà nigro, infrà junquillaceo; fronte, gulà colloque antico rubro-aurantiis, vittä usque ad oculos productä marginatis; latere nigris guttato maculis; nuchä ac collo postico nigro flavoque variegatis; tectricibus majoribus limbo sulphureo terminatis; remigibus et rectricibus nigris, flavido strictissimo externè-limbatis. |

Page 1