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Iconographie photographique de la Salpêtrière

En soumettant a l'appréciation du public médical ce 'premier volume de /Iconographie photographique

de la Salpêtrière, il nous semble nécessaire de dire pourquoi et comment il a été conçu et exécuté.

Bien des fois, dans le cours de nos études, nous avons regretté de ne pas avoir a notre disposition les moyens de perpétuer par le dessin le souvenir des cas, intéressants à des titres divers, que nous avions l'occasion d'observer. Ce regret devint de plus en plus vif à mesure que nous vîmes, par l'exemple de M. Charcot^ combien étaient considérables les bénéfices qu'on pouvait retirer de semblables représentations.

Plus tard, durant notre collaboration à la Revue photographique^ nous eûmes la pensée de faire photographier les malades épileptiques et hystériques, qu'une fréquentation assidue des services spéciaux de la Saljpêtrière nous permettait de voir fréquemment tandis qu'elles étaient en attaques. Obligé de recourir à un photographe du dehors, nos premières tentatives furent peiC fructueuses : soîivent, lorsqueV opérateur arrivait, tout était fini.

Pour réaliser Je lut que nous poursuivions, ce qu'il fallait avoir sous la main, à la jSalpêtriere même, ff était un homme qui connût la photographie et fût assez dévoué pour être prêt, chaque fois que les circonstances V exigeraient, à répondre à notre appel.

L'homme dévoué et habile que nous désirions, nous avons eu la bonne fortune de le rencontrer en notre ami M. P. Regnard, Quand il vint, eii qualité d'interne, à la Salpéirière, en 1875, nous lui fîmes part de notre idée qu'il accepta avec empressement. C'est donc grâce à lui que nous avons pu utiliser, d'une façon saisissante, une portion des matériaux que nous avons ■rassemblés.

Tout d'abord, nous avions, M. Regnard ??zoi, composé un Album de cent photographies et peut-être nous serions-nous bornés là, si notre excellent maître, M. Chargot^ qui suivait nos travaux cliniques et nos essais photographiques avec sa bienveillance habituelle, ne nous avait encouragé à publier les observations recueillies par nous dans ses salles, en les illustrant des photographies prises par M. Regnard, Nous avons suivi ce conseil; c'est maintenant aux lecteurs à décider si l'auvre, qui nous est devenue commune avec M. Regnard, est utile et mérite d'être poursuivie.

50 Novembre 1877.

BOUENEVILLE.

HYSTÉRO-ÉPILEPSIE

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