VI. — Les nombreuses médications, instituées che
ifij Observation d'Etch... {Recherches cliniques, etc., p. 151.) (2) Obs. de Rosalie L..,, Ibidem, p. 116.
M..., n'ont pas produit de changements notables que, l'oîi puisse inscrire à leur actif. La glace a. ])aru calmer , les palpitations cardiaques. Les cautérisations du col de i'titérus (nov. 1873 — mai 1875} semblent avoir agi sur les attaques épileptiques et avoir rendu moins fréquentes les attaques hystéro-épileptiques ; quant aux étouffements, s'ils étaient plus éloignés durant les joursqui suivaient immédiatement l'opération, ils se multipliaient ensuite. Uélixir yolybromuré (juillet— décembre), administré à une dose variant de 4 à 6; grammes, n'a pas procuré d'amélioration plus sérieuse. (Voir le Tableau des attaques. oov^o v c^.j. — . i
D'ailleurs, la glace, la cautérisatioTÎ , l'Mii:ir polyBi'Omuré, ont été employés simultanément avec les injections sous-cutanées de morphine, le chloral, Y extrait thébo'iqne, sans compter le nilrite d'amyle et Véther qui ont été donnés un grand nombre de fois pour arrêter les séries d'attaques. ^^^'^ ^^^as,^ \
Quoi qu'il en soit de la part qui r-évienne à cha;cuiï; de ces agents, part qu'il est ditHcile d'apprécier, les attaques épileptiformes ont disparu, et les étouffements sont devenus plus rares, en 1876 et en 1877; enfin, les attaques hystéro-épileptiques ont fait défaut durant six mois en 1876, et durant six mois en
QuSint ail chlorure d'or et de sodium, il est intervenu, alors que M... n'avait pas eu d'attaques depuis trois mois, et si les crises convulsives ont encore
manqué pendant les trois mois suivants, elles sont revenues en septembre, octobre et novembre; toute^ opinion définitive serait donc prématurée.^ , /^-j
i; VII. Notre intention étant de revenir plus tard, lorsque nous aurons rapporté de nouveaux faits, suf les phénomènes produits par r^^/ier chez les hystéri-' ques,nous ne relèverons aujourd'hui que quelques particularités. Les inhalations d'éther, prolongées, donnent' lieu assez souvent, dans le cas actuel, à un état cata-^ leptique : Met-on, par exemple, les bras dans l'exten'^^ sion, ils gardent cette position durant j)lusieurs mi--* nutes. Fait-on reposer la malade sur un seul pied, elle s'y tient p§nd,ant;tcDis:, quatre minutes ou mêm^ davantage, nïïi'n;! ^n.Girrn hlp^rfi^f. ^nq gnovr/n bvon oxfp 9n4iïi
L'éther occasionne aussi un délî^ê c^ûi 'offtë îeau-^ coup d'analogie avec celui qui succède aux attaqués':'^ la volonté paraît absente ; la malade s'abandonne à dés" confidences qui trahissent ses aspirations, ses besoins les plus intiiïïè&:C'é' c^i 'domine -chez M. . . , de même qué'^ dans son délire hystérique, ce sont les sensations génitales. Ce n'est pas là, du reste, un trait distinctif de M.... Nous retrouvons le mênié phénomène chèz d'au-j très hystériques et, dès maintenant, nous pouvons citer Angèle X... qui, si elle est soumise aux inhalations d'éther, qu'elle réclame sans cesse, s'imagine recevoir les baisers d0 iofi^ ^: .Alphon^ » jetjlgrcsyioirp génitale^jo ment son contact, f ,,00, .w<iS»i»woa w\j t«taU»H»m « .^^^^^-^
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VIII. — Les prodromes des attaques et la période épileptoïde ne soulèvent aucune remarque nouvelle. Il n'en est pas de même des intervalles qui séparent les diverses périodes, ni du délire.
Entre la période épileptoïde et la période clonique, il se produit, chez M..., comme chez la plupart des autres malades, des mouvements onduleux du ventre qui se soulève et s'abaisse alternativement ; mais ces mouvements sont accompagnés de bruits intestinaux qui, souvent, sont extrêmement prononcés (horhorygmes)[\.), bien que la tympanite concomitante n'atteigne jamais des proportions aussi considérables que chez Geneviève.
Durant la période clonique — et c'est là un phénomène que nous n'avons pas signalé autant qu'il le mérite — les hystériques présentent une extension extraordinaire du corps qui, ne reposant plus que sur les talons et la nuque, décrit un arc de cercle, presque un demi-cercle cliez Geneviève, dont la convexité répond au ventre. La tympanite contribue encore à accroître la projection. — Chez Geneviève, chez M..., il y a quelquefois une distance de plus de 50 centimètres entre le lit et le sommet de la concavité formée par le dos. A cette attitude, que les hystériques conservent
(l) D'après Hecquet, répétant une opinion ancienne, « c'est l'animal de la concupiscence qui i'ait remuer et gonfler si étrangement le ventre des hystériques. • (Z)if iiaturalisme des convulsions, etc., 1733, t. I, p. OU.) Ceci reproduit à litre de curiosité.
souvent pendant plusieurs minutes , succèdent les grands mouvements de balancement sur lesquels nous, n'avons pas à insister (1). • 2Qf -BôiqB snu £.
Reste la période de délire. — L'un des symptômes qui frappent le plus vivement ceux qui assistent aux attaques de M.., c'est le changement d'attitude. A l'origine, les attaques avaient un type uniforme : qui avait T^ji^une attaque, les avait vues toutes. Tout d'un coup, m-., s'asseyait, était en extase, voyait son amant, lui, lançait des regards provocateurs, lui faisait signe de la tète; puis, après avoir dit: « Ernest! Ernest !.. viens donc ! » elle retombait subitement sur le lit, prête à le recevoir.,,
Nous avons indiqué (p. 125) la cause révoltante qui était venue modifier cette attitude et imposer à la physionomie des ex]3ressions sinistres, répondant aux différentes scènes de là luttl^ à laquelle nous faisons allusion. Naguère, au temps ou le fanatisme religieux faisait des milliers de victimes, on aurait attribué chacune de ces attitudes, chacune de ces expressions de la physionomie, à l'intervention d'un nombre égal de démons. (Pl. XL.) La preuve, la voici :
L'une des Ursulines de Loudun, Elisabeth Blanchard, était possédée par six déliions. « Monsieur, frère unique du Roy, » — qui assistait à une séance d'exor-
(l) Cette attitude sépare parfois deux phases de la période elonique.-' '
eisme — « aiant désiré de voir paroître tous les Diables qui possédoient cette Fille, l'Exorciste les fit venir au visage les uns après les autres, tous le rendant fort hideux, mais chacun faisant sa difformité différente (1). »
;,i-I)ans son délire, M... parle peu. Ses hallucinations d'ailleurs, sont aussi de deux espèces : les unes gaies, les autres tristes. Pendant la phase trisle, elle a des visions épouvantables : elle voit une négresse que l'on veut violer, qui résiste, qu'on scalpe ; — des milliers d'animaux étranges, des chats, des araignées, prenant des dimensions outrées; — des hommes qui se battent, des scènes de révolution ; — une compagne morte qui l'appelle, des cadavres, etc., etc.
Dans la phase gaie (attitudes et expressions de la physionomie extatiques ou lascives), M... voit son amant, l'embrasse, le possède ; ■ — des hommes qu'elle désire ; — des hommes et des femmes qui s'amusenli Et son délire lui retrace des paysages ou des épisodes qui se rapportent aux cabarets ou aux bals de barrière qu'elle a fréquentés. r, ^„„,,-,rl r
Tels sont les caractères du délire qui termine les attaques (2j ; ce qui domine, ce sont les idées voluptueuses, traduction des préoccupations constantes de la malade à l'état ordinaire. • t
(1) Histoire des Diables, etc., p. 229.
(2) Nous reviendrons, dans le second volume, sur les attaques de délire, rares d'ailleurs, qui se montrent indépendamment des attaques convulsives.
Les différentes descriptions que nous avons tracées des attaques hystéro-épileptiques, dans les observations qui composent ce volume, montrent que si, dans toutes, il y a des symptômes communs, il en est un grand nombre qui spécialisent les attaques de chaque malade. Et si l'on se souvient que ces malades vivent en commun, sont souvent réunies dans la même salle, le même atelier, s'assistent mutuellement, on se convaincra sans peine que l'action réciproque, qu'on suppose exister d'une malade sur l'autrC;, est en vérité, peu puissante. On a répété que les hystériques s'ingéniaient à imiter les attaques de leurs compagnes ; les faits qui précèdent montrent que l'imitation est loin de jouer un aussi grand rôle, tout au moins, chez les femmes atteintes àliystérie grave.
Avons-nous décrit toutes les formes que peuvent revêtir les attaques? Certes non, et il nous reste encore à exposer bien des observations avant d'avoir accompli cette tâche. Dans le volume, qui va suivre, nous en décrirons quelques autres; mais, afin de rompre l'uniformité d'histoires concernant la même maladie, nous aurons soin d'intercaler quelques observations relatives à Vépilepsie. Nous insisterons, du reste, sur les accès et sur les vertiges, afln d'arriver au but que nous poursuivons sur les conseils de notre maître, à savoir une classification précise des diverses formes que revêtent les accès d'épilepsie et les attaques dliystérie.