‹ Iconographie photographique des centres nerveuxChapitre 14 sur 90 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

En résumé, le cervelet et les appareils multiples qui sont sous sa dépendance forment dans l’ensemble des éléments nerveux de la masse encéphalique un sous-système bien nettement isolé et cependant combiné d’une façon bien intime avec eux.

Il se relie en effet par ses prolongements inférieurs à la région supérieure de l’axe spinal ; par ses pédoncules moyens il se fusionne avec la masse même de la moelle allongée, et l appoint des plexus de substance grise qu il constitue dans ces régions est tel qu’il y forme un^protubérance caractéristique; par ses pédoncules supérieurs, par ses appareils gangliformes qui y sont annexés, il pousse des réseaux périphériques jusqu’au sein des régions les plus profondes de l’encéphale, jusqu’au fond du corps strié qui est en quelque sorte le déversoir le plus ample et le plus éloigné dans lequel ses éléments sont le plus richement représentés; enfin par ses réseaux plexiformes de substance grise desséminés au milieu des fibres spinales antérieures et accolés le long de leur continuité comme des tiges volubiles, il constitue un lacis d’une richesse infinie, continu de bas en haut depuis le collet du bulbe jusqu’au corps strié. Ces milliers de réseaux

ET DES APPAREILS DE L’INNERYATION GÉBEBELLEUSE. 39

nerveux forment donc par leur intrication un vaste substratum périphérique au sein duquel se répartit, se propage, se condense et se multiplie l’influx incessamment irradié du centre cérébelleux.

Envisagé à ces divers points de vue, on peut évidemment dire que le cervelet représente ainsi que nous l’avons indiqué déjà, dans la constitution des appareils encéphaliques, une individualité anatomique aussi puissante que celle du cœur au milieu des organes thoraciques. Ne voyons-nous pas en effet dans l’un et l’autre cas des analogies flagrantes? Le cœur est l’organe central du système circulatoire, comme le cervelet est centre d’innervation ; les réseaux artériels naissant du cœur sous forme de conducteurs divergents, représentent les fibres efférentes pédonculaires et, pour compléter le rapprochement, ces réseaux capillaires périphériques, au sein desquels se confondent les derniers ramuscules artériels, ne représentent-ils pas les mêmes réseaux de substance grise cérébelleuses périphériques dont ils peuvent être considérés comme les véritables éqmmlenls anatomiques ?

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