CHAPITRE X
JUS QU'J T Ii A J AN DECE.
Lampride2 termine la vie d’Alexandre Sévere par une réflexion qui peint la rapidité avec laquelle se succédèrent ceux qui porteront après ce prince le titre d’Auguste. « Jusqu’à Alexandre « 1 empire romain avoit eu pour souverain un prince qui occupe poit le trône pendant un long espace de temps; mais après lui « on vit se succéder des empereurs qui régnèrent pendant six «mois, pendant un an; le plus grand nombre, pendant deux «ans, et au plus pendant trois années, jusqu’à Aurélien et « quelques autres de ses successeurs, dont le régné eut une plus « longue durée. >j
« Après Alexandre, dit Aurelius Victor3, les empereurs, plus « occupés à affermir leur domination sur les Romains qu’à « maintenir les peuples étrangers dans la soumission, et conti-
(i) 4 l’époque où commence ce chapitre, Dion avoit cessé d’écrire; et Gordien III, dont ce chapire renferme la vie, est le dern ier des empereurs dont llérodien ait parlé. Ainsi on est réduit aux écrivains de Y Histoire Auguste , à Eutrope , aux deux Victors, à Zosime, à Orose, et à Zonare. Les premiers étoient contemporains des derniers empereurs dont ils écrivoient l’histoire, depuis Commode ; mais Dion avoit de
plus commencé la sienne depuis l’arrivée d’Enée en Italie, et il est très exact dans la chronologie, tandis que llérodien l’a totalement négligée. Quant aux autres historiens qui me serviront de guides , ils n’ont écrit que des abrégés ou des mémoires particuliers; et déjà même Dion, depuis Commode, et Hérodien, semblent n’avoir fait que recueillir des mémoires.
U) Cap. LXIV. (3) De Cœs. , XXIV.
« nuellement armés les uns contre les autres , précipitèrent subi- x.
« tement l’empire vers sa ruine ; et l’on vit lancés tout à-la-fois d.AS,“™d7“\- « sur le trône des Césars de bons et de méchants hommes , des verejusqa'àTra-
jan Dece.
te hommes d’une naissance distinguée, et des plébéiens, plusieurs rl Ln « barbares enfin qui n’étoient pas nés sujets de l’empire.»