VESPASIEN, ET SON ÉPOUSE DOMITILLA
Le jeune Victor , après avoir tracé dans son abrégé le portrait de Vespasien , dit 2 : «Je me suis étendu plus au long sur un bon «empereur que Rome, épuisée par les fureurs des tyrans, vit «régner sur elle cinquante-six ans, depuis la mort d’Auguste, «comme si le destin eût voulu la retenir au moment de sa ruine «totale.» Le même historien dit encore de Vespasien : «La plus «louable de ses qualités fut d’oublier les inimitiés .»
Tous les historiens s’accordent à dire que la Famille Flavia,
(1) Mes guides, dans ce chapitre, ont été Suétone Dion, Josephe, les deux Victor, Zonarc, et Tacite.
(2) Cap. ix.
d’où sortit Vespasien , n’avoit aucune illustration, et que son grand-pere et son pere Titus Flavius Sabinus avoient été receveurs des deniers publics. L’origine de sa mere Vespasia Polla étoit plus relevée ; un de ses frères fut sénateur. Elle survécut a son mari avec deux fils: l’un, Flavius Sabinus, fut sénateur, préfet de Rome pendant douze ans, et tué l’an 69, au moment où son frere alloit être reconnu empereur par les habitants de Rome; le plus jeune, Vespasien, naquit sur le territoire des Sabins , près de Reate (aujourd’hui Pueti , dans le duché de Spolete), l’an 76 1 (ge de l'ere vulgaire), cinq ans avant la mort d’Auguste'. Il fut élevé par son aïeule paternelle Tertullia, dans une maison de campagne près de Cosa dans l’Etrurie. On remarque dans son histoire qu’il conserva un attachement particulier pour cette maison, qu’il la visitoit souvent, qu’il l’entretenoit avec soin dans le même état, et qu’il revint y mourir. Le souvenir de son aïeide lui fut aussi cher: dans les solennités et les jours de fête, il but toujours dans le petit vase d’argent dont elle s’étoit servie.
Après avoir pris la toge virile, Vespasien ne témoigna aucun désir d’entrer dans la carrière des honneurs, quoique son aîné s’y fût déjà fort avancé. Mais les sollicitations de sa mère firent changer sa résolution; il fut successivement tribun militaire, questeur, édile, et préteur. On le vit, sous Caligula, capter la bienveillance de ce tyran, en faisant célébrer par des jeux extraordinaires sa victoire sur les Germains, et en proposant, lorsqu’on eut découvert la conjuration de Lépidus et de Getulicus, d’ajouter au siqDplice des coupables le refus de la sépulture. Tel est donc l’empire des circonstances, qu’il est peu de gens de bien même qui n’en reçoivent quelque atteinte ! Au reste le courtisan n’en ressentit pas moins le joug dur et capri-
(2) Suet. , cap. 11.
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Ghap. in.
Famille de Vespasien.
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deux de son idole : Caligula lit jeter de la boue sur sa toge prétexte pendant qu’il étoit édile, pareequ’il avoit négligé de veiller à la propreté de quelques rues1. Tacite fait observer à ce sujet que Vespasien, seul des princes qui l’a voient précédé, acquit, en montant sur le trône, une réputation meilleure que celle qu’il avoit auparavant3. Il épousa sa concubine, Flavia Domitilla, qui le rendit pere de Titus, de Domitien, et de Domitilla: celle-ci mourut, aiusi que la mere, avant qu’il ne fût proclamé empereur. Cænis, affranchie d’Autonia , mere de Claude, la remplaça, et il la traita presque comme une épouse légitime.
Le régné de Claude fut plus favorable à Vespasien, qui obtint, à la sollicitation de l’affranchi Narcisse, le commandement d’une légion dans la Grande-Bretagne. Il s’y comporta avec tant de valeur et de prudence, qu’il obtint à son retour les ornements triomphaux, deux sacerdoces successifs, et enfin le consulat l’an 5i 3 (804 de Rome). La mort de Narcisse, causée par la haine que lui portoit Agrippine, qui étoit devenue toute puissante pendant les premières années du régné de Néron, fit appréhender à Vespasien que le ressentiment de l’impératrice ne s’étendit jusqu’aux amis de l’affranchi. Il se démit prudemment de ses emplois, et vécut dans une retraite profonde jusqu’après la mort d’Agrippine , arrivée l’an 5g. Alors il fut nommé par Néron proconsul d’Afrique. Sa conduite y fut-elle irréprochable? Tacite et Suétone different sur ce point. Le premier dit expressément que Vespasien s’attira la haine des Africains, et qu’ils en conservèrent un souvenir fâcheux4, bien opposé à celui qu’avoit laissé Vitellius. Selon Suétone, il se conduisit avec une
Dio, LIX, 12; Suet., V, 35.
(4) Tacit.., Hisior , , II, 9^. Famosum in-
Tacit. , Hist., 1 , 5o.
viswnfjue proconsulatum •
Suet.. IV
FAMILLE DE YESPASIEN.
intégrité parfaite, et cl’une maniéré honorable Je pense que, ch*b ur.
Famille de Vespasiôn,
pour la certitude du fait, on doit croire Tacite, qui montre son
impartialité en écrivant des vérités fâcheuses sur un prince au- n. xxxik quel il convient ailleurs qu’il devoit son entrée dans la carrière
des honneurs 3. Au reste Suétonç me fournit le moyen d’expli¬
quer le fait; car il raconte que Yespasien fut gravement insulté «à Adrumete dans une sédition, insulte qu’il dut punir rigoureusement pour l’honneur du nom romain. C’est encore lui qui nous apprend que la fortune du proconsul n’étoit pas augmentée à son retour (contre l’usage ordinaire des gouverneurs de province); qu’il fut obligé, pour satisfaire ses créanciers, d’engager ses terres à son frere Sabinus, et qu’il avoit été réduit, pour soutenir sa dignité, à faire exercer pour son compte un commerce de chevaux, d’où lui vint le surnom de Muletier. C’est de là probablement aussi que vint ce reproche d’avarice tant de fois répété, et qui sembloit d’ailleurs fondé sur l’opposition présentée par sa vie modeste, frugale, avec les débauches, l’intempérance, et les prodigalités insensées de ses derniers prédécesseurs.
Malgré sa prudence, il se conduisit deux fois d’une maniéré que Néron regarda comme un crime atroce3. Pendant les jeux qui précédèrent la mort de Poppée , où cet empereur chanta et déclama publiquement, et dont la durée extraordinaire rendit malades plusieurs spectateurs, Yespasien ne put résister au sommeil. Un affranchi le lui reprocha devant le prince, qui ne pardonna au coupable que vaincu par les prières des principaux personnages de l’empire. 1 1 commit la même faute dans le voyage
(0 Suet., IV. Integerrime nec sine magna (2) Tacit., Tlistor., I, 1 . Dignitatemnos-
dignatione administravit. tram a Fespasiano inchoatam.
(3) Tacit., Annal., XVI, 5.
Ciur. III.
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que Néron fit dans l’Acliaic ; et celui-ci l’eu punit, non seulement en l’excluant de son commerce intime, mais en lui défendant même de le venir saluer chaque matin avec les autres sénateurs. Yespasien craignit pour ses jours, et s’enfonça dans la retraite.
Un changement subit de fortune l’en arracha. Néron, voulant terminer la guerre des Juifs, chercha un militaire recommandable par ses talents, mais auquel une origine peu relevée ne pût inspirer aucune ambition. Il choisit Yespasien, et l’envoya ( l’année 66) en Judée avec une armée considérable, et avec son fils aine Titus pour lieutenant' Il s’étoit répandu dans tout l’Orient une ancienne opinion, une espece d’oracle, qui aunonçoit qu’à cette époque des hommes sortis de la Judée gouverneroient le monde. On crut, après l’événement, que cette prophétie désignoit Vespasien et Titus; mais les Juifs en faisoient à eux-mêmes l’application; et cette croyance fut en partie la cause de leur ruine totale.
Les lois civiles et religieuses des Juifs, un gouvernement théocratique, leur inspiroient un éloignement pour les étrangers qui eût pu assurer pour long-temps l’indépendance de cette nation , si par leur position géographique ils se fussent trouvés placés à l’extrémité du monde connu. Les Chinois, forts d’une position aussi heureuse, éprouvent depuis trois mille ans cet effet de leurs lois inhospitalières; et, si leur empire a été quelquefois conquis , ils ont vu les conquérants adopter bientôt leurs lois et leurs mœurs. Moins heureux, les Juifs ont subi alternativement le joug des peuples qui les entouroicnt, des Assyriens, des Svro-Macédoniens , des Egyptio-Grecs , des Romains enfin. Pompée, le premier de ceux-ci, vainquit les Juifs1; Auguste
(1) Suet., IV; Tacit., Hist., V, i3. (2) Ibid. , V, 9.
confirma la création de leur patrie en royaume, faite par Antoine en faveur d’IIérode. La mort de Caligula suspendit les effets de son ressentiment contre ce peuple, qui avoit refusé, les armes à la main, de consacrer son image dans le temple de Jérusalem. Claude réduisit la Judée en province romaine, et en confia le gouvernement à son affranchi Félix , qui commit toutes sortes d’exactions. Les Juifs les supportèrent avec patience ; mais , poussés à bout par les vexations de son successeur, Florus, ils levèrent l’étendard de la révolte, tuerent le gouverneur, mirent en fuite le lieutenant de la Syrie, qui marclioit contre eux, et enlevèrent une aigle aux fuyards
Telle étoit la situation des armées romaines en Orient , lorsque Vespasien y arriva avec son armée, et remplit l’attente de son prince. Il rétablit la discipline dans les camps, attaqua les Juifs sur plusieurs points, avec tant d’ardeur qu’il fut blessé au genou. Dans l’espace de deux années, il se rendit maître de toutes les villes de la Palestine , Jérusalem exceptée. Il alloit en former le siège, lorsque les troubles civils qui agitèrent l’empire sous les trois successeurs de Néron, pendant l’année 69, ralentirent son activité.
Suétone a consacré un chapitre, le cinquième, au récit des prodiges qui annoncèrent selon lui, l’élévation de Vespasien. Je ne retrace jamais ces tableaux de la foiblesse de l’esprit humain; mais je rapporterai la prédiction de Josephe, pareequ’ elle prouve la sagacité de l’historien des Juifs. Ayant été fait prisonnier par les Romains à la prise de Jotapat en Galilée, qu’il avoit défendu avec courage et intelligence, il fut chargé de fers par l’ordre de Vespasien, Il lui dit alors : «Dans un an vous romprez ces
(1) Suet., V, 4-
Cil AP. III.
Famille de Vespasien.
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Chap. III PI. XXXII
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«liens, lorsque vous serez élu empereur, et que Titus sera «nommé César
Déjà la conduite méprisable et odieuse d’Othon et de Vitellius faisoit jeter les yeux sur le vainqueur de l’Orient pour les remplacer. Deux légions de l’armée de Mœsie, appelées en Italie pour secourir O thon, s’arrêtèrent à Aquilée, y commirent les plus grands excès, et, pour éviter la punition, résolurent de créer un empereur. «Nous croyons valoir, disoient-elles, les soldats «de l’armée d’Espagne, qui ont élu Galba; ceux de l’armée «de Germanie, qui ont élu Vitellius; et les prétoriens, qui ont «élu Otlion.» On pesa le mérite de chacun des généraux ; les suffrages se réunirent sur Vespasien, et on inscrivit son nom sur les enseignes. C.’étoit ainsi qu’une soldatesque mutinée disposoit de l’empire du monde connu! Ces légions rentrèrent dans leur devoir pour quelque temps: mais le préfet d’Egypte, ayant appris ce qu’elles avoient fait , les imita, et proclama à Alexandrie Vespasien empereur , le 1" juillet de l’an 6g ( 822 de Rome). Ce fut de cette époque que datèrent les années de son régné. Ses soldats le saluèrent empereur quelques jours après, et il accepta leur offre après une longue résistance. Tout l’Orient se bâta de l’appeler César et Auguste \
Vespasien commença son régné par la distribution des dignités et des honneurs. La bonté des choix fit présager un régné semblable à celui d’Auguste, que les vieillards rappeloient avec tant de complaisance, et avec lequel les vices de tous ses successeurs formoient un si hideux contraste. Tacite dit que I élévation ne produisit chez lui aucun changement; qu’il 11e parut ni vain, ni enorgueilli. Il fit marcher contre Vitellius une armée sous les
ordres de Mucianus, gouverneur de Syrie; laissa Titus avec
(1) Suet. , IV; Xiph.j LXYI, i ; Jos., B. J. , III , 8, et IV, io. (2) Taeit., liist. , II , 79.
une autre armée pour faire le siège de Jérusalem; alla ensuite à Antioche; et quelques mois après il se rendit à Alexandrie. Là il apprit la victoire de ses troupes à Crémone, la défaite de Vitellius. Les Alexandrins, s’étant déclarés les premiers pour Vespasien, s’attendoient qu’il leur feroit des largesses abondantes, ou que du moins il aboliroit quelque impôt. Mais leur attente fut trompée; il ne leur lit aucune distribution, et il rétablit les impôts que les troubles civils avoient empêché de percevoir: conduite qu’il tint dans tout l’empire, et à Rome même. Les habitants d’Alexandrie, célébrés parleur penchant immodéré pour la satire, et par les maux qu’il leur avoit souvent attirés, firent sur lui des railleries si outrageantes, que, malgré la douceur de son caractère, dit Xiphilin, il crut devoir venger la dignité impériale Mais les sollicitations de Titus obtinrent le pardon des Alexandrins, sans produire cependant aucun changement dans leur caractère.
Les historiens rapportent deux prodiges que les adorateurs des idoles opposoient avec orgueil à ceux que l’on attribuoit aux premiers chrétiens, et que Vespasien opéra pendant son séjour à Alexandrie. Un aveugle et un homme paralytique d’une jambe, selon Suétone , d’une main, selon Tacite et Xiphilin, le supplièrent de les guérir d’après l’ordre des oracles. Tacite, qui semble persuadé de la vérité des prodiges, dit que Vespasien se moqua d’abord de ces demandes; que cependant, pressé parles courtisans, il consulta les médecins pour savoir si les deux infirmes étoient curables, que leurs réponses furent équivoques; qu’enfin , «croyant que tout devoit lui réussir , et que rien n’étoit «plus incroyable depuis son avenement à l’empire,» il se rendit à leurs prières , et les guérit. Je crois trouver l’explication de ce
(1) Xiphil. , LXVI, 8.
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ramille
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fait dans la réflexion dont l’historien Spartien ‘ accompagne le récit d’un prodige semblable, opéré trente-neuf ans après par pi. xxxii. Hadrien. «Après que l’empereur eut touché l’aveugle, celui-ci «recouvra la vue, et la fievre d’Hadrien cessa; quoique Marins «Maximus ait écrit que cet aveuglement étoit supposé.»
Pendant que l’empire romain étoit divisé entre trois prétendants, les peuples voisins de cet empire, les Sarmates et les Daces, firent des incursions sur les provinces frontières; et les peuples soumis, Bataves, Gaulois, Germains, s’efforcèrent de rompre le joug. Les derniers furent vaincus par les généraux de Vespasien, mais après avoir obtenu des succès éclatants. Tacite2 en attribue une grande partie au pouvoir qu’exerçoit sur les esprits des Germains la prophétesse Velléda, «vierge de la nation des «Bructeres, qui régnoit sur un vaste pays. C’est un très ancien «usage des Germains, que la superstition fortifie tous les jours, «de regarder comme des divinités la plupart des femmes qui «prédisent l’avenir. A cette époque, le crédit de Velléda s’accrut «considérablement, pareequ’elle annonça de grands succès pour «les Germains, et la ruine totale des légions.» Cette femme adroite ne laissoit approcher d’elle aucune personne, excepté un parent qui lui faisoit connoître les demandes, et qui rapportoit ses réponses comme les oracles d’une déesse.
A Rome, au moment même de la mort de Vitellius, en décembre de l’an 69, les soldats proclamèrent César Domitien, second fds de Vespasien. Le sénat élut celui-ci empereur, nomma Césars Titus et Domitien ; donna au dernier, qui étoit présent, la préture, avec la puissance consulaire; décerna des honneurs à Mucien , à I’rimus, et aux autres qui avoient contribué à l’élévation du nouvel empereur. Le mauvais caractère de Domitien (1) Histor., Aug., I, 209. (2) Histor., IV, 61 , 65.
s’annonça dès qu’il eut quelque pouvoir. Il commit les plus grands crimes, souilla la couche nuptiale des premiers citoyens, nomma en un se ulj our à vingt charges, dont il destitua les titulaires ; ce qui fit dire plaisamment à Vespasien «qu’il avoit «obligation à son fils de ne lui avoir pas envoyé aussi un suc- «cesseur. »
Cependant Vespasien s’avançoit lentement vers l’Italie, où il avoit envoyé une grande quantité de blé, et des édits remplis de sagesse. Il y arriva en automne, et trouva à Brindes tout ce que Rome avoit de personnages éminents ; mais Domitien ne vint au-devant de lui qu’à Bénévent. Les Romains virent avec admiration un empereur qui donnoit aux affaires, non seulement les jours, mais encore une partie des nuits; dont la table et tout l’extérieur rappeloient les temps anciens; qui maintenoit sa dignité sans orgueil; qui étoit l’ami des deux plus vertueux sénateurs, Tlirasea et Soranus; qui avoit rétabli la discipline militaire; qui ne voyoit qu’avec peine la nécessité de punir les criminels, et qui n’exerçoit aucune vengeance. Ce dernier trait de son caractère en donnerait une haute idée, s’il n’eût pas eu un penchant habituel à la raillerie , et si ses plaisanteries n’eussent pas été quelquefois ignobles. On lui reprochoit d’avoir mis un impôt sur les urines ( que l’on recueilloit alors pour le foulage et le travail des draps) : «L’argent qu’il produit a-t-il quelque «mauvaise odeur ?» Les députés d’une province lui présentèrent, avec le décret par lequel leurs conxpatriotes avoient arrêté de lui élever une statue, la somme qu’ils y consacroient : «Voici la base», dit-il, en étendant la main pour recevoir la somme.
«J’aimerois mieux que l’odeur d’ail témoignât que vous vous «contentez de la nourriture d’un soldat, plutôt que d’exhaler
Chat.. III.
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