‹ Iconographie romaine (volume 4)Chapitre 24 sur 94 · P). VI · texte numérisé non relu

P). VI

i56 ICONOORAPITTE ROMAINE. Part. I.

r„,P. ir. flans une circonstance si délicate' : toutefois il se ^arda de prenii,„nmos <r<;..it ^|j,ç ^jj^ç ^j,^ ^^ active dans ces démêlés. Il s'étoit , à la vérité,

et clcgiiPirp sous ' '

icgouvoncmeut déclaié |)Our les Antoine; mais sa timide circonspection sut mettre tant de délais aux secours que les chefs du parti vouloient fournir à Luclus assiégé dans Pérouse, que ce retard entraîna la reddition de la ville, et lit terminer la guerre.

Plancus suivit dans leur retraite la femme et les enfants de Marc- Antoine, et alla au devant de ce triumvir qui raccueillit avec bienveillance, et qui, après s'être réconcilié avec son collègue, nomma Plancus son lieutenant en Asie, pour le récompenser d'avoir pris les armes pour sa querelle. Quelques années après, ce personnage consulaire rejoignit Marc-Antoine à la cour d'Alexandrie; et voyant que, par les intrigues de Cléopàtre, la guerre contre Octave étoit inévitable, il passa dans le parti de ce dernier, et il eut la bassesse de dénoncer au sénat les actions et la conduite de son ancien protecteur qui, pendant dix ans, l'avoit comblé de bienfaits \

toient établis depuis long-temps près des peuples d'origine celtique.

(i) On peut rapporter à cette époque, une des plus critiques de la vie de Plancus, l'ode qu'Horace lui adressa, et qui semble le supposer dans un état de tristesse et de dégoût : c est la vu*' du livre P''. Le P. Sanadon , dans ses commentaires sur ce poète, a cherché à découvrir l'origine de sa liaison avec Plancus , et a cru la trouver dans l'amitié que l'un et l'autre avoient eue pour Brutus. C'est une méprise grossière occasionnée par une équivoque. Le Brutus qui devoit être collègue de Plancus dans le consulat étoit Dccimus Brutus, qui faisoit la guerre en Italie ; et Horace avoit servi , sous Marcus Brutus, au-delà des mers. Il est

probable qu'Horace et Plancus avoient fait connoissance chez Asinius Pollion qui , Pan 71 3, se trouvoit en Italie, et qui étoit l'ami de l'un et de l'autre.

(2) Velleïus, qui ne perd jamais l'occasion de médn-e de Plancus, assigne pour cause de sa défection la froideur que lui montra Marc-Antoine quand il eut connoissance de ses malversations et de ses rapines. Les autres historiens racontent que Plancus, quoique savant dans l'art de l'adulation , s'étoit brouillé avec Cléopàtre. Il est vraisemblable qu'un esprit si fin , voyant approcher la guerre civile, se décida poulie parti auquel toutes les probabilités promeltoient la victoire.

Depuis cette époque, il jouit à la cour cVOctave d'une faveur Chvp. ii aussi complète crue durable, principalement après qu'il eut pro- «o"™«'5 d-^tat

l-l ^ L L ix X et de guerre sons

posé au sénat de déférer au vainqueur d'Actium le titre d'Au- le gouvernement

guste. Il fut consul une seconde fois'; et, en ySa, il fut le dernier ^^ ^j des censeurs qui n'aient pas eu un empereur pour collègue. Plancus s'étoit fait construire de son vivant un mausolée magnifique près de Gaète , sur une hauteur qui domine la mer, et où il avoit sans doute une maison de campagne. Ce monument , qui s'est conservé jusqu'à nos jours, atteste par une inscription simple et noble, par la pureté de son dessin, et par l'élégance de ses ornements, le bon goût du personnage dont il a dû renfermer les cendres \

(i) Pline assure que Plancus a été deux fois consul (1. XIII, §. 5); mais l'année de ce second consulat, où sans doute il ne fut que supplémentaire, consul suffectxis, est fort incertaine. Les clironologistes qui ont rédigé les fastes consulaires la fixent à l'an 36 avant l'ère vulgaire, 718 de lafondation de Rome; mais c'est une erreur. Plancus eut le gouvernement de la Syrie l'an 714 : il y resta durant l'invasion des Parthes ; il y étoit encore l'an 719; et ce ne fut pas à son insu que Sextus Pompeïus fut sacrifié à la politique du iiiumvir. Ce second consulat doit nécessairement être placé après la défection de Plancus et son retour à

Rome. Quant .î l'adulation qui servit si bien ses vues ambitieuses, il est à remarquer que, suivant ses maximes, il falloit employer de préférence la plus grossière et la plus effrontée (Séneque, Qiiest. JYat. , lib. IV, in pj'œf.'),

(2) Les habitants le désignent par le nom de torre cl'Orlando, tour de Roland ; et on en peut voir le plan et l'élévation dans les Sepolcri; par Santi Barloli, pi. lxxxvii et Lxxxviii, ouvrage qui a été inséré dans le XIP volume du Trésor d'Antiquités grecques de Gronovius. Voici l'inscription qui est placée au-dessus de la porte :

L • MVNAT ■ L • F L • N • L • PRON

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