XIX
N" 5 et 6.
58 ICONOGRAPHIE ROMAINE. Part. II.
c.iAP. I. J'ai parle , à rarllcle de Livie, des fouilles faites à Otricoli par
•aniiiiedcs PQ^Jpg Jp pi(. \l Jc Li statuc dc cette princesse, et de celle VI. XIX. d'Augusle, que Ton y découvrit dans les ruines d'un yiagusteiini (temple d'Auguste). On y trouva aussi une statue de Caligula, et la statue d'uu jeune homme vêtu de la toge, portant la chaussure des patriciens, avec la huile d'or des enfants de cet ordre , suspendue par une handelette. On la voit ici , plan- I,. j che XIX*, n° 2 ; et sa face et son profil, sous les n" 5 et 6 de la planche XIX. M. Visconti l'a publiée d<ans le Musée Pio-Clémentin ', sous le nom de Marcellus , quoiqu'il ne nous soit parvenu aucune médaille de ce prince : monument qui sert ordinairement à faire nommer les portraits antiques. Mais les motifs qu'il donne sont des plus vraisemblables, et justifient l'adoption de cette statue pour l'Iconographie romaine. Ayant été trouvée avec les autres de la famille d'Auguste , elle a dû représenter quelqu'un des jeunes fils adoptifs de cet empereur. Les traits du visage ne ressemblent ni à ceux de Caïus César, ni à ceux de Lucius César, ni enfin à ceux de César Agrippa. Il est donc très probable qvie c'est la statue de Marcellus, de ce fils d'Octavie, pour lequel l'empereur montra tant de prédilection. On doit observer la manière dont les cheveux sont coupés sur le front, manière qui se retrouve seulement dans les portraits d'Auiiuste et de sa famille.
Quant à la cause de la rareté des monuments destinés à reproduire les traits de Marcellus , on doit la chercher dans les dispositions particulières d'Octavie sa mère, la personne la plus intéressée à perpétuer son nom. Nous avons entendu , plus haut, Seneque dire d'elle: «Elle ne voulut avoir aucun portrait de ce ce fils tendrement aimé, ni qu'on en parlât devant elle'», etc.
(i) Tom. III, tav. x.\iv. simi volait , nu'.lam sibi Jieri de illo mentio-
12) NuUain haharc inuKjinem filii caris- nem ^ etc.