OCTAVIE, ET SON FILS MARCELLUS
Chip. I.
FaTiilIe de*
César!:.
PI. XIX
L'écrivain qui trace Ticonograpliie de la famille de César se- N-g. roit à plaindre si, faute de monuments certains, il étoit obligé de passer sous silence deux personnages recommandables par leurs vertus, tels qu'Octavie, sœur d'Auguste, et son fils Marcellus. La médaille unique, qui présente un portrait de femme avec le nom de la mère, est plus que douteuse, et nous n'en avons aucune du jeune prince. Cependant, comme cette médaille a été décrite par des savants aussi habiles dans la numismatique que Frolïch' et Eckliel', je crois devoir la reproduire ici sous le n" 9 de la planche XIX. On y voit d'un côté la tête d'Auguste; en regard, celle d'Octavie; le soleil paroît au-dessus de la première; et la lune, au-dessus de la seconde: légende, DIVVS AYGiistus IMPeraf or. OCTAVIA. Le revers présente la lête nue de Tibère, avec la légende Tlberius CAESAR DIVI AyCusti Yilius ANGiistus IMPERator Vontifex Maximus. C'est un médaillon d'argent du cabinet de Vienne. Eckhel pense que, s'il éloit véritablement antique , il auroit été frappé hors de Rome , et dans l'intention de faire connoitre que Tibère appartenoit de plein droit à la famille d'Auguste, dans laquelle cependant il n'étoit entré que par adoption. Le même numismate refuse, avec raison, de reconnoitre le portrait d'Octavie dans la tète de femme que l'on voit réunie à celle d'Antoine, son époux, sur des cistophorcs , sur des médailles frappées par les commandants de la flotte du même triumvir, et sur une médaille de Sinope dans la Paphlagonie : les premières représentent Cléopâtre; et la dernière, les tètes des Césars Gains et Luciiis.
(i) Animadv. in intm. wb., p. I23, éd. Flor. (2) Docir. nuiii., t. VI, p. i()i.
5o ICONOGRAPHIE ROMAINE. Part. II.
ciiAi. I. Fille Je Caïus Octavius et tl'Alia , nièce de Jules César, Ocla-
c"'"l^" vie étoit sœur d'Auguste. Elle fut mariée , un peu avant la guerre PI. XIX. civile de Pompée, à Caïus Clandius Marcellus, qui, devenu consul Tau yoT) de l\ome, s'opposa fortement aux entreprises de César, quoique, par ce mariage, il fût devenu son allié. Neuf ans après, son mari étant mort, elle épousa, par l'avis des premiers de Piome et par Tordre de son frère Octave, Antoine, que l'on vouloit unir par ce lien à son nouveau beau-frere, quoiqu'elle fût enceinte de Marcellus, adopté depuis par Auguste". En effet, elle apaisa le ressentiment qu'Octave éprouvoit des hauteurs d'Antoine, et elle accompagna celui-ci dans l'Orient. Mais , craignant d'exposer son épouse dans la guerre qu'il alloit faire aux Parthes, à peine eut-il abordé à Corcyre (île de Corfou), qu'il la contraignit à retourner en Italie. De retour en Egypte, après cette honteuse campagne, Antoine se j^longea dans toute sorte de voluptés, devint l'esclave de Cléopâtrc, oublia Octavie , et les deux filles dont il l'avoit rendue mère : Autonia l'ainée , qui épousa Lucius Domitius Ahenobarbus , et dont Néron fut le petit-fils; Antonia, sa sœur, qui fut mariée au fils deLivie, Nero Drusus.
Octave espérant, disoit-il, ramener Antoine dans le chemin de l'honneur, ordonna, l'an 89, à Octavie, d'aller rejoindre son époux dans l'Orient; mais on crut généralement que cet adroit politique, connoissant le caractère inconstant de son rival, espéroit trouver dans sa mauvaise conduite envers Octavie un prétexte plausible pour lui déclarer la guerre et pour consommer sa ruine \ Antoine, apprenant que son épouse légitime approchoit, craignit de ne pouvoir soutenir sa vue ni ses reproches, et, pressé par l'astucieuse reine d'Egypte, lui ordonna de
(i) Dio, XLVIII, 3i. (2) Dio,XLIX, §, 33.
FAMILLE DES CESAPvS. 5i
retourner en Italie. Il accepta cependant les présents qu'elle lui chap i. apportoit, et entre autres des soldats qu'elle avoit obtenus de '^^céfL^" son frère, pour augmenter les forces de son mari '. Octave, ou- pi xrx tragé par cette conduite, affecta de faire rendre à sa sœur des honneurs extraordinaires : il lui fit élever des statues, ainsi qu'à Livie ; déclara leurs personnes sacrées et inviolables, comme celles des tribuns, et les autorisa à gérer leurs biens sans tuteurs. Revenue à Rome, Octavie vécut dans la retraite, et se livra tout entière à l'éducation de Marcellus, de deux filles enfants d'un premier inari, et de deux autres filles dont Antoine étoit le père.
Enfin, aveuglé par sa passion pour l'Egyptienne, celui-ci répudia, l'an 36, Octavie, et abandonna ses enfants. La considération dont Auguste environna sa sœur, la portion considérable des biens d'Antoine, qu'il assigna à ses deux filles après la mort de leur pcre, la conduite sage et prudente qu'elle ne cessa de tenir, la rendirent l'objet du respect des Romains. Elle mourut l'an 1 1 avant l'ère vulgaire, selon Dion", ou plutôt l'année suivante, comme on peut le conclure d'un passage de Suétone, âgée au moins de cinquante-un ans. Auguste fit déposer ses cendres dans le lieu sacré qui renfermoit les restes de Jules César^, et prononça l'éloge funèbre d'une sœur tendrement alnu^e
Marcellus, le premier mari d'Octavie (Caïus Claudius Marcellus), l'avoit rendue mère d'un fils dont la célébrité accrut la sienne. Ce prince naquit vraisemblablement 44 «'^"s avant Tore vulgaire; car il étoit plus âgé que Tibère, né l'an ^i. Auouste et Antoine, faisant une espèce de traité de paix avec le fils de Pompée, Sextus, y insérèrent pour clause la promesse de donner sa fille en mariage à Marcellus, qui cojiiploit à peine cinq
(i) Dio,XL[X, §. 38. {■?.) Lib. LIV, §. 35. (3) e^I toS (owAioa if»;«.
5i ICONOGRAPHIE ROMAINE. Part. II.
CiiAP. F. printemps; mais ce mariage n'eut pas lieu. Son oncle lui pro- Famiiic .les Jiorua ilc bonuc licurc des marciues éclatantes d'estime: il l'auto-
Ctsais. D 1 '
PI. XIX. risa à donner avec Tibère des jeux daiis un camp en Espagne, comme s'ils eussent été édiles ' ; il le maria , l'an i5 , avec sa fille Julie; il le créa pontife, édile curulc, quoiqu'il n'eût pas l'âge prescrit par les lois ; enfin, après l'avoir placé dans le sénat entre les préteurs, il fit rendre un décret d'après lequel il pouvoit postuler le consulat dix ans plus tôt que les lois ne le permettoient\
Les brillantes espérances qu'avoit conçues Auguste de son neveu s'évanouirent l'an ^3. Il tomba malade, et mourut, âgé de vingt-un ans, entre les mains de Musa, de ce médecin renommé qui avoit, depuis peu de mois , guéri l'oncle de la même maladie, «c Quelques personnes accusèrent de sa mort , dit l'historien «Dion^, l'épouse d'Auguste, Livie, qui le voyoit avec douleur «préféré à ses fils : mais ce soupçon perdit de sa force , lorsqu'on «observa que la température de cette année et celle de la sui- « vante furent si malsaines, que les maladies emportèrent un «orrand nombre d'hommes.»
Peut-être ce soupçon ne fut-il fondé que sur l'identité de la maladie dont Auguste avoit guéri, tandis que son neveu y avoit succombé. L'empereur prononça son oraison funèbre, dans les funérailles qui furent faites aux frais du trésor public ; il le fit déposer dans le mausolée qu'il construisoit pour lui-même ; et il donna le nom de Marcellus à un théâtre que César avoit commencé.
Séneque a décrit avec tant d'énergie les belles qualités de Marcellus; les longues et nobles douleurs de sa mère, que je n'ai
(ï) Ûy x«( tiyiifuva/iioù-jTuy. Dio , LUI, 26. (3) Dio, LUI, §. 23.
(2) Tacit., Annal.., 1,3; Dio, LUI, 28.
pas cru pouvoir mieux faire que de reproduire ce passage. Si cim-. r. Fou compare ce quil dit de la conduite de Livie (je l'ai rap- o-Jr=. porté dans sa vie), et ce qu'il dit ici de la conduite d'Octavie pi.xix dans une occasion semblable, on y verra l'empreinte de leurs deux caractères. Tout étoit calculé dans la première ; la seconde s'abandonnoit aux généreuses inspirations de son cœur. «Octa- «vie et Livie, dit Séneque', l'une sœur, l'autre épouse d'Au- « guste , perdirent cliacune un fils qui étoit dans la fleur de Tàge, «et qui devoit monter sur le trône. Octavie perdit Marcellus, «que son oncle, devenu son beau-pere, avoit clioisi pour le soute tien de sa vieillesse et de l'empire. Jeune bomme plein de cou- «rage et d'esprit, digne d'admiration pour la pureté de ses «mœurs dans un siècle aussi corrompu , et au milieu des riches- «ses; étranger aux plaisirs; capable de supporter les fatigues, «et d'exécuter les ordres et les projets de son oncle, qui l'avoit «cboisi comme pouvant soutenir contre tous les cliocs l'édifice «qu'il avoit construit. Octavie ne cessa pendant le temps qu'elle «lui survécut (plus d'onze années), de pleurer et de gémir, re- « fusant les consolations. Elle ne souffrit pas la moindre distrac- «tion; tout entière à sa dotdeur, elle fut toujours aussi affligée «que le jour des funérailles.... Elle ne voulut avoir aucun por- « trait d'un fils si tendrement aimé, ni cpi'on en parlât devant «elle. Elle baïssoit les autres mères, et elle détestoit par- dessus «toutes Livie, parceque le bonbeur qui lui avoit été promis «sembloit avoir été transporté sur le fils de l'impératrice. Habi- «tuée à l'obscurité et à la solilude, n'ayant pas même d'égards «pour son frère, elle rejeta !os vers composés pour consacrer «la mémoire de. JNLarccUus, les autres bonneurs (jue les littéra- «teurs vouloient lui rendre, et elle ferma l'oreille à toute es-
(i) Consol, ad Marcian. , c. ii.
Famille des Césars .
n XIX
c.MP. I. «pece de consolation. Eloignée des assemblées , supportant avec «peine l'éclat que faisoit rejaillir sur elle la grandeur de son «frère, elle s'ensevelit dans la retraite la plus prolonde. Entou- «rée de ses ciifauts, et de ses jietits-enfants , Octavie ne quitta «jamais les habits de deuil; comme si, malgré leur présence, «elle eût survécu à tous les siens, et sans craindre la défaveur «que cette conduite extraordinaire pouvoit jeter sur eux...«
Après avoir lu ce passage de Séneque , au sujet du deuil d'Octavie : «Elle ne voulut avoir aucun portrait d'un fils si tendrement «aimé, ni qu'on en parlât devant elle... sans égards pour son « frère, elle rejeta les vers composés pour consacrer la mémoire «de Marcellus, les autres honneurs que les littérateurs vou- «loient lui rendre, et elle ferma l'oreille à toute espèce de con- «solation' 5>, que doit-on penser du récit de Tiberius Claudius Donalus, relatif au VF livre de l'Enéide': «Virgile, invité par «Auguste , lui lut les IF, 1\% et VF livres de l'Enéide ; mais prin- «cipalementle VF, à cause d'Octavie.^ On dit qu'elle s'évanouit «lorsqu'elle entendit le poëte réciter ces vers sur son fils, 7'm a seras Marcellus. Revenue avec peine de cette défaillance, elle «fit donner à Virgile lo^ooo sesterces (environ 2,000 fr. ) pour «chaque vers\ »
Voici ces vers traduits par Delille :
D'autres ombres passoient comme il disoit ces mots; Anchise alors reprend : " Regarde ce héros,
(i) Nullam liabcre imaginem filii carbsi- (3) Virgilii vita, §. ii: Sed hune prœci-
mivoluit, nullam sibi feri de illo meiitio- pvè ob Octavium : (juts, ciiin recitationi inler-
nem.... ne ad fratrem qindem resjjiciens , esset, ad illos de Jîlio suo versus. Tu Mar-
carmina celebrandce Marcelli menioriœ com- cellus eris , defecisse fertur ; alque œgrè
posita , aliosque studiorimi honores rejecit , 7-efociUata, dena sestercia pro singulo vcrsu
et aiires suas aduersùs omne solatiuin clausit. t'irgilio dari j assit.
(2) Ad vers. 862.
PI. XIX
K C'est Marcellus : son front paré par la victoire Chap. r.
'< Domine tout ce peuple orgueilleux de sa gloire j Famaie des
« Seul des malheurs de Rome il soutient tout le poids;
« Il arrête Annibal, enchaîne les Gaulois,
i< Présente à Jupiter de ses mains triomphantes
•1 D'un chef des ennemis les dépouilles sanglantes:
" G est lui qui le troisième au monarque des dieux
« Offrira de ses mains ces dons victorieux. »
Alors s'offre à leurs yeux un guerrier plein de charmes, Joignant l'éclat des traits à l'éclat de ses armes : Tout respire dans lui la grâce et la vertu ; Mais son regard est triste, et son front abattu. « O mon père! excusez ma vive impatience; i< Auprès de Marcellus quel jeune homme s'avance? « Mon père, est-ce son fils , ou quelqu'un de son sang? « Que ce nombreux cortège annonce bien son rang! « Entre ces deux guerriers quel air de ressemblance ! « Mais seul parmi ce bruit il garde le silence; « La nuit autour de lui jette son crêpe affreux. « — Mon fils, dit le vieillard d'un accent douloureux, « Ces traits de Marcellus sont la brillante image.... « — Mais pourquoi sur son front ce lugubre nuage? « Lui seul à tant d'honneurs demeure indifférent.... <c Ah ! que demandes-tu? dit Anchise en pleurant : « Cette fleur d'une tige en héros si féconde, « Les destins ne feront que la montrer au monde. « Dieux , vous auriez été trop jaloux des Romains , » Si ce don précieux fût resté dans leurs mains ! •< Pleure , cité de Mars ; pleure , dieu des batailles. « O combien de sanglots suivront ses funérailles! « Et toi , Tibre, combien tu vas rouler de pleurs, i< Quand son bûcher récent t'apprendra nos malheurs ! « Quel enfant mieux (jue lui pronit-itoit un giand homme? ic II est l'orgueil de Troie, il l'eût été de Rome. " Quelle antique vertu ! quel respect pour les dieux ! « Nul n'eût osé braver son bras victorieux,
Césars, PI. XlXw
56 ICONOGRAPHIE ROMAINE. Part. II.
j,ii^i, , « Soit qu'une léfjion eût marché sur sa trace ,
Famille des « Solt (jue (l'uu fier cnursier il eût {juidé l'audace.
" Ah ! jeune infortuné, difjnc d'un sort plus doux, « Si tu peux (lu destin vaincre un jour le courroux, " Tu seras Marcellus.... Ah ! souffrez (juej arrose « Son tombeau de mes pleurs! que le lis, que la rose, " Trop stérile tribut d'un inutile deuil , 11 Plcuvent à pleines mains sur son triste cercueil ; «1 Et qu'il reçoive au moins ces offrandes légères, 11 Brillantes comme lui, comme lui passagères. » (^n. VI, 862.)
Le récit de Claiidius Donatus a été répété par Servius, mais en abrégé. Il ne parle pas de l'évanouissement d'Octavie.
«11 est certain, dit-il, que Virgile lut avec tantd'ame ce livre «( Vr de l'Enéide) à Auguste et à Octavie, que, baignés de pleurs, «ils lui auroient fait interrompre sa lecture, s'il n'eût annoncé «qu'elle alloit être bientôt terminée'. Il en fut largement récom- «jDcnsé'.»
Ce récit a inspiré les peintres et les sculpteurs; je suis cependant forcé à le combattre par amour pour la vérité. Je ferai d'abord observer qu'on ne le trouve dans aucun écrivain du baut empire parvenu jusqu'à nous, ni dans Tacite, ni dans Suétone si fidèle à retracer les détails les plus minutieux , ni dans Yelleius Paterculus, ni dans Dion. Les deux écrivains qui nous l'ont transmis appartiennent au siècle de Constantin et de ses premiers successeurs. On croit que Tiberius Claudius Donatus écrivoit après Aelius Donatus (ou Dozzrti simplement), qui avoit eu pour disciple à Rome S' Jérôme , vers 324:, et dont le disciple a cité avec éloire les commentaires sur Térence. C'est Claudius
(i) Constat hune librum tanla pionuntt'a- liusfinem esse dixisset, quipro hoc œregravî
tione Augusto et Oetcwiœ esse recitatum, ut donatus est, etc.
Jlelu nimio iinperarent silentium : nisi Virgi-
qui écrivit la vie de Virgile , où se lit le passage relatif à Octavie. ciup. i Servius vivoit après lui, sous Honorius. On sait que les gram- ^^'sars' mairiens (c'est-à-dire les philologues) de cette époque inséroient pi. xix. dans leurs commentaires et dans leurs autres écrits toute sorte de fables sans critique et sans goût. Le récit de la lecture devant Octavie me paroît de ce nombre. Le premier, en parlant de l'évanouissement de la princesse, emploie cette expression vague, «On à\l:>i , fertur ; le second affirme, sans modification, «Il est «certain», constat; et il ne fait aucune mention de cet évanouissement.
Séneque auroit rapporté ce fait s'il en eût eu connoissance; et, si le fait eût été certain, il n'auroit pu l'ignorer; car il fut gouverneur de Néron, arrlere-petit-fils d'Octavie. Le souvenir d'un événement aussi remarquable se seroit conservé dans la famille d'Auguste. Non seulement il n'en fait aucune mention, mais il s'exprime, comme on l'a vu^ d'une manière formelle sur l'aversion d'Octavie pour tout ce qui pouvoit lui rappeler son fils Marcellus ; portrait, vers... «elle ne souffroit point qu'on en «parlât devant elle.»
Comment Virgile se fût-il permis, ajirès cela, de réciter en sa présence «des vers composés pour consacrer la mémoire du «jeune prince», et plus encore, de prononcer le nom de Marcellus? Je crois donc que ce récit est de l'invention de quelque grammairien du HP ou du IV'" siècle, et qu'on doit le rejeter comme entièrement fabuleux. C'est ainsi que de nos jours on a reconnu la fausseté d'une tradition sur lîélisaire, qui ne se trouve dans aucun écrivain contemporain , et qui est rapportée par ïetzès, auteur peu estimé du XIP siècle. Il assure, sans preuve, que Yon priva de la lumière ce grand général, et qu'il fut réduit à mendier sa vie.
ri XIX