HELENE, EPOUSE DE JULIEN
N"6. La médaille d'or du n'ô, pi. LXïII, présente le buste de cette
impératrice coiffée avec un diadème; légende, Fhavia HELENA AVGVSTA. Revers, femme debout, tenant de la main droite un rameau qu'elle abaisse vers la terre, et relevant son manteau de la iraucbe: légende, SECYRITAS REIPYBLICE (sic: exergue, SMT. On conserve des médailles de trois Hélenes : l'une fui l'épouse de Constance-Cblore et mère de Constantin ; la seconde fut celle du césar Crispus; la troisième enfin fut celle de l'empereur Julien. On avoit souvent attribué les médailles
sur lesquelles on llsoit le nom HELENA à une seule, ou à chap. xvm. deux seules de ces princesses. Enfin le docte et iudicieux Eckhel ' GoDstan:m
1 V et sa raiiulie.
a fixé toutes les incertitudes, et a attribué à l'épouse de Julien pi.lxiicilxih les médailles de tous métaux sur lesquelles on lit SEC\RITAS REIPVBLICAE, ou PtEÏPVRLICE. La seconde manière d'écrire le mot reipuhlicœ ne se voit sur aucune médaille du grand Constantin, et elle n'a été employée qu'après lui; mais on la trouve fréquemment sur les monnoies de Julien, ainsi que la légende entière sccurilas reipuhlicœ. D'ailleurs la tête qui est gravée sur la médaille du n" 6 diffère absolument par la coiffure des deux autres Hélenes. Enfin on doit dire la même chose des sigles qui sont gravés au revers.
Flavia Julia Helena étoit fille du grand Constantin et deFausta. Constance II, son frère, la donna pour épouse, l'an 355, à Julien, qu'il venoit de créer César. On croit que ce fut l'effet des conseils de l'impératrice Eusébie, (|ui témoignoit pour le jeune prince une estime particulière. Cependant il paroitroit que cette estime se seroit changée, depuis le séjour de Constance à Rome, en 357, en une défiance extrême, si l'on en crOyoit le récit d'Ammien Marcellin'. Cet historien contemporain raconte qu'à cette époque on donna par ordre d'Eusébie à Hélène, qui se trouvoit à Rome, un breuvage qui devoit faire périr tous les enfants qu'elle pourroit concevoir. On attribua alors ce crime à la jalousie de l'impératrice, qui étoit stérile. Ammien ajoute même que déjà, pendant que cette princesse habitoit les Gaules avec le César son époux, une femme employée à l'aider à mettre au monde un fils avoit ôté la vie au nouveau-né; tant la cour de l'empereur craignoit de voir des héritiers directs survivre à Julien.
(i) Doctr. Num.vcl.,y\U,\>. c45. {?.) T.ib. XVt.
ICONOGilAPJlIE ROMAINE. Part. II.
Il est vraiseml)lable que le breuvage fatal abrégea ses jours, .•l,„.in - ^i,,i,.eut dans les Gaules Tan 36o ; du moins pensa-t-on alors
..r,:,;:;:";, qu cUe avoa été empoisonnée, et les ennemis de Julien cbarge- ^
rent sa mémoire de ce crime supposé.
TYRANS PEND. LE REGNE DE CONST. IL 2i3