‹ Iconographie romaine (volume 5)Chapitre 32 sur 139 · GÉTA, EMPEREUR · texte numérisé non relu

GÉTA, EMPEREUR

lia fin déplorable de Géta, poignardé dans les bras de sa mère par son frère Caracalla, excite un intérêt si vif pour ce jeune J

(i) Lib. LXXVI, 3. (2) Monum. Gab., tav. XXII.

prince , que Ton recherche avec pkis d'empressement tout ce qui cu,, vu peut faire connoitre son caractère. Il paroit qu'après quekpies ^^^l^'^f^^^^^J" légers désordres reprochés à son enfance, et qu'il fit hieutôt ou- i>i. xlviii. blier, il développa les sentiments les plus généreux et les plus opposés à la sévérité cruelle de son père, et à la froide cruauté de son frère. Sévère ', poursuivant les derniers partisans de Niger et d'Albin, dit à ses fils : «Je vous délivre de vos ennemis. 55 Caracalla en témoigna de la joie, et proposa inême d'étendre ces rigueurs à leurs enfants. Mais Géta, à peine sorti de l'enfance, demanda si le nombre de ces infortunés étoit grand, et s'ils avoient des parents. Sur la réponse affirmative de Sévère, il lui dit: «Il y aura donc beaucoup plus de jDersonnes affligées que «de personnes satisfaites de notre victoire. " S'adressant ensuite à Caracalla, «Vous qui ne pardonnez à personne, vous pouvez «aussi tuer votre frère!»

Lucius Publius Septimius Géta naquit, selon Tillemont', l'an de Rome 94 "2, 189 de l'ère vulgaire (il y a quelques doutes sur cette date, que l'on av^ance d'une année), de Septime Sévère et de Julia Domna. Lucius étoit le prénom de son père, et Publius Sejîtimius Géta étolent les noms de son oncle ou de son aieul paternel. Sévère lui donna le titre de César l'an 198 , en déclarant Auguste son aine Caracalla. Revêtu de la dignité suprême, celui-ci ne se contraignit plus ; il laissa paroître en toute occasion la haine qu'il avoit conçue pour son frère dès sa plus tendre enfance. Les âmes d'Etéocle et de Polynice sembloient animer Caracalla et Géta\ En vain Sévère et leur mère Julia Domna faisoient-ils chaque jour tous leurs efforts pour les récloncilier, les flatteurs et les valets attisoient le feu de la discorde, cherchant

(1) Spart., Ccr, IV. (2) Toiii. UI,i). 4r)o. (3) Ilerod., III, a3.

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