ESTAMPES ÉCHAPPANT POUR LA PLUPART A TOUT CLASSEMENT CHRONOLOGIQUE
Nous avons pris l'engagement, au début de cette trop longue étude, de suivre, autant que possible, l'ordre chronologique; mais bien des estampes ont été publiées sans indication de temps (ce qui n'a rien qui surprenne) et sans indication de dessinateur et de graveur. Les points de repère manquant, nous sommes réduits à citer, un peu à l'aventure, ces pièces, le plus souvent sans grande valeur. mais qui ont ici leur place obligée.
Sanguine, d'après Voltaire se promenant, en 1752. H. o",i8. L. o-jio1.
Voltaire, auprès d'une pile d'in-folio de ses œuvres ; il les montre au dieu du commerce, qui semble émerveillé d'un semblable tas. Deux petits Amours chargentdes exemplaires des Lettres philosophiques et de la Puceîle sur une petite voiture à bras. Au fond, entre deux obélisques, le temple de la Renommée. A gauche, Pégase qui s'élance dans le
i. Collection de M. le duc de Rivoli.
ESSAI D'ICONOGR Al'HIF. VOLTAIR I ENNE. 141
.vide, tandis qu'Apollon, sa lyre en main, adresse à l'écrivain mercenaire ces trois vers d'Horace :
Judice, quem nosti, populo; ■•] îi stultus honores Sxpc dat indignis, et famx servit inepeus ; Q-.ii stupet in citulis ce imaginibus.
Satir. 6. v. 15, lib. I. — H. o"',i}. L. o'%8. (La Lais philosophe ou Mémoires de Madame I)'" et ses Discours à M. de Voltaire. Bouillon, 1760. Frontispice.)
Voltaire se promenant dans les environs de son chiteau des Délices. A gauche, attelage de labour; à droite, groupe de bâtiments, par Cannontelle, 176}. Dessin microscopique. H. o ,8. L. om,6.
Voltaire lisant. Charmilles; encadrement coquet, dans les proportions du dessin de Cannontelle. .Moreau pinxit. H. o",ij. L. o"',8.
Profil à droite et en pied, chapeau sous le bras, s'appuyant sur sa canne. H. o"',io. L. o ',8.
Voltaire dans un fauteuil, récitant une de ses tragédies sans doute, devant trois jeunes femmes, l'une près de lui, assise, dans la posture de l'admiration, les deux autres plus loin, debout. Ransonnette fecit. [Etrcnnes aux belles, données par Voltaire, quinze jours avant sa mort. Paris, Ve Cuillaume, 1783.)
Voltaire et M'" brodant, en pied, aux crayons de couleur. (Estampes et dessins du xyiii* siècle. Vente R"\ 30 mai 1864.)
Les Amours de Voltaire; in-8, à l'aqua-tinta. Nous ne connaissons l'existence de cette pièce que par l'unique indication de M. Sieurin'.
Rameau et Voltaire. C. de Tersan fecit. A Belleville en Beaujollois.
Voltaire, profil, à gauche, perruque et bonnet. 1765, dessin ovale dans un enc. rect. H. o"', 12. L. o'",7!.
1. Manuel de l'smatair d'illustrations. (Paris, Labitte, 187$), p. aa6 a. C->Uixticm do M. Philippe Je Saine-Albin.
I+2 ESSAI D'ICONOGRAPIIIh VOLT.-URIENNE.
Voltaires Dieberei mit priigeln bestrast. ! La volcrie de Voltaire châtiée à coups de bâton.) Estampe allemande des plus grossières que nous citons pour sa rareté. Allusion à l'affaire de Francfort et aux manuscrits royaux. 11 va sans dire que l'accusation et l'expiation sont également imaginaires.
Marie A rouet de Voltaire, de l'Académie française , en son château de Fertiey. Se promène, un livre à la main. Prévost sculps.
François-Marie Arouet. Jean-Étienne Liotard pinx. P. Dupin se., Odic uvre. Perruque, habit de ville, de trois quarts, tourné à gauche. H. o',i}- L. on',io.
M" Arouet de Voltaire. Trois quarts, en perruque, habit de ville, jusqu'au buste. Médaillon ovale. Surmontant une Ivre et deux Amours, l'un un flambeau, l'autre une couronne à la main, qu'il pose sur l'instrument. H. o"',q. L. o'",6. Gravé d'après le dessin de Marillier, par Delaunay, de l'Académie royale de peinture et de sculpture. 1779.
Le même. La lyre sans les Génies, posée sur une sorte de socle ou de table.
Le même, uniquement avec le nom, la date de la naissance et de la mort de Voltaire. Nous possédons une épreuve avec lV.v dono au crayon : « M. Macret à M. Delanglard. »
Trois quarts. Regardant à gauche. Perruque, habit de ville. H. o",io. L. ora,ij, avec ces vers :
Je combattis l'erreur, servis l'humanité, Et courus d'une haleine à l'immortalité.
Voltaire, dans un médaillon, couronné par un amour, à droite; à gauche, autre génie tenant un masque qu'il pose sur son visage, et soulevant un rideau qui fait le fond de cette petite scène. H. o°,6. L. oB,8.
Trois quarts. Tourné à droite. Perruque, costume de ville. Cazenove sculps. H. ora,Q. L. o'",7.
ESSAI D'ICONOGRAPHIE VOLTAIRIENXE. 14;
Voltaire. J.-J. Frillcv dcl. Soliman sculp. in-8 . H. o ',10. !.. o ',8. Trois quarts, perruque llottante, jabot, vêtement de ville. Le lieras de Fcrncj' au théâtre de Châtelaine.
Ne préter.s pas à trop, tu r.e scaurois qu'écrire Tes vers forcent mes pleurs, tes gestes me t'ont rire. • (Anon.)
Pub. by W. Richardson. 21, Vork House, ^trand, 1797. T. O. ft. 1772. Voltaire, habit de ville, casque de théâtre, épée en vérouil, gesticulant, une jambe en l'air, la main droite sur la poitrine, l'autre tendue. Les deux mauvais vers que nous reproduisons expliquent suffisamment l'intention de l'artiste. On sait combien peu le poète savait se posséder et quelles réjouissantes comédies il donnait aux spectateurs de Châtelaine, par ses cris, ses gestes, ses transports, quand il était content de l'interprétation; et c'est un de ces moments qui ont été saisis et reproduits ici dans ce dessin plus bizarre que remarquable1.
Voltaire et Lekain, répétant, en habit de ville, une scène de Mahomet. Charmilles au fond, en présence de trois hôtes de Ferney. H. om,4. L. om,7-
Les mêmes. Voltaire -Zopire, Lekain- Mahomet, déclamant la scène vi du deuxième acte : Zopire : Penses-tu me tromper? Mahomet: Je n'en ai pas besoin. (Album dramatique. Souvenirs de l'ancien Théâtre-Français. Paris, 1820).
M. -F. A. de Voltaire. En perruque, presque de face, avec ces vers :
Les mortels sont égaux; ce n'est point la naissance,
C'est la seule vertu qui fait la dillerencc.
Gravé par Vérité. H. o'n,i7. L. o",9.
Le même. Chez Villeneuve, graveur, à la manière noire. M.-F.A. de Voltaire. F. Bonneville del. Mariage sculps. H.o",n.