‹ Iconographie voltairienneChapitre 4 sur 30 · Ermtuty act. I, se. m · texte numérisé non relu

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VOLTAIRE

De U Collection de M. le Biron de ieroleingen, a Spire. H.ttr Gccèf. délia. 1790.

ESSAI DICONOGR \PH1K VOLTAIRFE.NXE. 33

de nos recherches1. C'est à l'Ermitage que nous serions allé en droiture, dans ce temple élevé à la dévotion voltairienne, et d'où, depuis quelques années, les li\ res et le^ manuscrits du poète ont été transférés à la bibliothèque de Saint-Pétersbourg. Mais, puisque ce mot de « dévotion voltairienne », qui caractérise assez justement l'engouement de Catherine II, nous est échappé, disons que la Révolution française porta un coup funeste à cette véritable adoration. La philosophe se rappela quelle était impératrice. Les excès qui se commettaient étaient bien faits pour dégriser les mieux disposés et donner à réfléchir aux mêmes princes qui avaient souri à toutes ces audaces. Le réveil fut complet. Peut-être se montra-t-on sévère et injuste à l'excès envers les écrivains qu'on avait jusque-là caressés et adulés. Fallait-il faire remonter la responsabilité de ce sang versé jusqu'au patriarche de Ferney, qui, dans ses poèmes et dans ses livres, n'avait prêché que la philosophie de Marc-Aurèle et des Antonins ? fout le monde, même de nos jours, ne répondrait pas uniformément et unanimement à une telle question ; pourrait-on demander plus de sang-froid et d'indulgence aux témoins des crimes commis au nom de Voltaire et de V Encyclopédie? Catherine désenchantée renia' son vieil ami, elle fit disparaître de ses appartements le buste du grand homme (vers 17021 '-. Sans doute, fut-ce le signal d'un ostracisme plus général; et les plaisantes et spirituelles compositions d'Huber eurent la même fortune. Ce qu'il y a de trop certain, c'est qu'à l'heure qu'il est, après avoir fouillé les combles des châteaux impériaux, l'on en est arrivé à se demander si jamais ces œuvres mignonnes ont existé à Saint-Pétersbourg. Sic transit gloria mundi !

I. Nou* serions sans rieuse de ne pas témoigner ici toute note gratitude a M. le baron Buhler, directeur Je» Archive! principales de Moscou. Mais tout espoir nous est ôte, en fin Je compte, par une réponse négative de M. le baron Kshne, qu'il avait provoquée et qu'il s'e« donné la peine de nous transmettre. (14-26 février.)

a. Revue des Deux Mj-.det (1X7-', t. XJX, p. 604, 680. Voltaire et Falconuet, par Altred RairabauJ.

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