‹ Iconographie voltarienne: histoire et description de ce qui a e?te? publie? sur Voltaire par lChapitre 31 sur 35 · I. G>llection de M. E. Minorée · texte numérisé non relu

I. G>llection de M. E. Minorée

L. o",9. Presque de face, en perruque, habillé; se trouve souvent en tête de la Prière de Voltaire :

O Dieu qu'on méconnaic, 6 Dieu que tout annonce !

Voltaire. Desrais delin. Lecœur sculps. Ex Bibliothecâ regiâ. H. o^'jiÇ. L. o™,i2. Une plume à la main, le regard fixe et chercheur. (D'après le Voltaire de Denon.)

Voltaire en pied. Pelisse et bonnet fourrés, d'après le tableau appartenant à la duchesse de Northumberland. J. Taylor sculp.

Autre. Bonnet de pelleterie et houppelande bordée de même. Profil, jusqu'au buste. Médaillon. F. Rosmusier.

Autre, en robe de chambre fourrée, les mains dans les manches de la robe. La tête de profil tournée à gauche, surmontée d'un bonnet également fourré. Sans désignation; petit portrait en pied de o'",io de hauteiu*. Rare.

De Voltaire. Médaillon, de face, perruque et bonnet; un Voltaire mélancolique et engourdi. Sans indication d'auteur. H. o'",9. L. o*",6.

Voltaire, sans indication de dessinateur et de graveur. Médaillon. Habit de ville, perruque courte, peu de ressemblance. H. o",9. L. o",6. Bovinet sculpt. {Voltairiana de Cousin d'Avalon. 1801.)

Voltaire. Médaillon ovale. Trois quarts. Pelisse fourrée. En perruque. Dans un fauteuil. Sous sa main armée d'une plume, Essai sur l'Histoire générale. H. o"',io. L. o'",8.

Fran^-Maria Arouet Voltaire. Hirsch. Dans un fauteuil, un livre entr'ouvert ; dans la pose de la méditation et de la rêverie.

Voltaire. Médaillon, profil. J. June sculp., avec le vers d'Horace :

Tibi maturas largimur honores.

Profil, en buste. Médaillon, dans un fond vert.

Marie-François Arouet de Voltaire. J. Gleich se. Augsbourg, chez Jos. Carminé {Poésies fugitives) -^ au bas du portrait, le couronnement du buste à la Comédie-Française. Médaillon dans un enc.rect. H. 0",!$. L. o'",io.

Voltaire. Trois quarts, tête nue, dans un médaillon rond; attributs et ornements dominant un bas-relief représentant les Adieux de Calas à sa famille.

Voltaire. Trois quarts. Petit médaillon. Perruque, fourrure. Basrelief microscopique : Voltaire assis sur un char attelé. Une Renommée ailée sur les chevaux et sonnant de la trompette. H. o'",8. L. 0",$.

Voltaire, ovale. Bas-relief : Prise de Paris par Henri IV. John Balzier.

Voltaire, ovale. Trois quarts. Tourné à droite, perruque, vêtement de ville. H. o'",ii. L. o™,6.

Voltaire^ médaillon ovale, en couleur. H. o'",25. L. o",2i. Peint parGarnerey, gravé par P.-M. Alix. Dédié à Belle et bonne^ fille adoptive de Voltaire. H. o°',24. L. o™,2i.

Voltaire lisant; profil, en perruque. Brichet delin., estampe placée en tête de VEloge et Pensées de Pascal, commentées et augmentées y par M. de *** (Paris, 1778).

Voltaire en profil. Médaillon de Chodowiecki, destiné à Tédition allemande de Candide (Berlin, 1778) que nous donnons à la première page de cette étude, enclavé dans le texte, diaprés le dessin original qui appartient à M. Feuillet de Couches; reproduction de Bocourt.

Et, puisqu'il est question de Candide, mentionnons une eau-forte de Jacq. Léman, d'après une estampe allemande, en tête d'une édition récente de cet étrange chef-d'œuvre publiée par M. Chéron.

Herr von Voltaire, Nach dem vom Kônig von Preussen, der Berliner Académie geschenkten Brustbilde. D. Chodowiecki del. D. Berger se. H. o'",9. L. o'",5. Le buste demandé à Houdon par Frédéric, sur les instances de D'Alembert.

Statue en pied de Voltaire. Houppelande, bonnet fourré. Camaret et Dalligny. Photographie. Nous ignorons d'après quelle œuvre.

Voltaire. Devéria del. Couché' fils, dir. Potrelle sculps. ; in-8'*.

Le même ; in-12. Le buste, la tête ceinte de laurier. Draperies; tantôt enc. rect., tantôt en médaillon '

Dans un médaillon rond : J.-J. Rousseau et Voltaire. Fait avec le physionotrace, par Quenedey.

La Nouvelle poésie. Les trois bustes de Corneille, de Racine et de Voltaire. Attributs. Sépia. H. o'",i5. L. 0^,9.

La Renommée attachant le portrait de Voltaire auprès de celui de Pierre Corneille. Jacob. Folkema. H. o™,i9. L. o'°,i4.

Le -Bow vieillard, sanguine déforme ronde, de Charles-Nicolas Cochin *. Le catalogue de la vente d^aquarelles et de dessins anciens et modernes, du 27 février 1877, V^^^ • " Cérès posant une couronne sur la tète de Voltaire. Diam. o'",i2. » Nous ignorons ce qui a déterminé une telle attribution qui, d'ailleurs, nous parait plausible. Le patriarche de Ferney est très-reconnaissable, malgré son ajustement antique. On sait qu'il s'efforça de régénérer le pauvre pays de Gex par Tagriculture, joignant l'exemple au précepte; car, en 1771 encore, il labourait lui-même un petit champ près du château, qu'on appelait le champ de M. de Voltaire, avec des instruments perfectionnés. « Honneur à celui qui fertilise la terre! » s'écriait-il avec cet enthousiasme un peu factice qu'on lui connaît.

Le Génie de la Sculpture. The Genius of Sculpture j dessiné par Roisot et gravé par Ride, dans un cadre hexagone. H. o™, 30. L. o",27. Le Génie, sous la figure d'une jeune femme, donne le dernier coup de ciseau au buste du poëte ; un Amour lui présente une torche enflammée. Nous ne saisissons pas trop l'intention de cette composition; cependant ce buste passe pour être celui de Voltaire, et ce sont bien ses traits.

Médaillon de Voltaire porté par la Renommée : les Sciences, les Arts assemblés. Remarquable et harmonieux; de Gaigne, inv. C. L. Desrais deUn. Duflos sculp. H. o™,i7. L. o",9. Avec les vers de la Henri ade (ch. I) :

Descends du haut des cieux, auguste Vérité.... I. Reproduit par l'Art . ni* année. T. I, p. 214.

Voltaire affranchissant rHumanité et démasquant TErreur, au premier plan la Justice et l'Histoire, composition allégorique. Dessin original de Carafe. H. o'",3i. L. 0^,45 . Biblioth. nat. Estampes, Coll. Hennin. Tome CXI, p. 22.

Voltaire et le serf du mont Jura,

Ah ! vives pour jouir des bienfaits de Louis !

F. M. Queverdo, aq. Delongueil sculp. H. o"',9. L. o'",^.

Buste couronné. Un Génie ôte à l'Erreur son bandeau, avec le vers célèbre pour légende. Moreau. Croulette. Rare.

Les Muses autour du buste de Voltaire que couronne un Génie, tenant de son autre main un médaillon représentant Henri IV avec ces vers d'Horace :

Ingenium cui sit, cui mens divinior, atque os Magna sonacurum, des nominis hujus honorem.

H. Gravelot inv. Flipart sculp. H. o"',20. L. o'",i4. (Frontispice de l'édition de Voltaire.)

The Muses cronming the bust of Voltaire, Kauffman et Maucler, en couleur, ovale à l'italienne.

Voltaire conduit par le Temps à V immortalité. AParisi, chez Leulie. H. 0",i5. L. o"',io. Au bas de l'estampe, six vers de l'abbé Delaunay.

La France rendant homaage ( sic ) aux mânes de Voltaire. Le buste de Voltaire soutenu par la France en manteau royal constellé de fleurs de lis. Sur le piédestal : Immortali. Un Génie, une torche à la main, tient de l'autre une couronne. A droite, le Panthéon. Les tours de la Bastille, à gauche. Un autre Génie, une plume entre les doigts, se dispose à écrire ; la Henriade est à ses pieds. Un petit Satyre tient un feuillet sur lequel on lit Contes philosophiques. H. o",i2. L. o",8.

Apothéose de Voltaire. Apollon sur Pégase, tenant le masque de Voltaire devant son visage, en pleine lumière. L'Erreur, le Fanarisme

foulés aux pieds par le coursier ailé. Dardel inv. et delin. 1778. Le Grand sculp. 1782. Ovale àTitalienne. H. o™,23. L. o'%26.

Apothéose de Voltaire.- La Vérité présente le poëte au dieu des vers et de la lumière. La Liberté raccompagne : groupes symboliques. A droite, au premier plan, Ton aperçoit le défilé du cortège de la translation des cendres au Panthéon. Dreppé del. H. o™,22. L. o'",i9.

Couronnement allégorique de M.-F. A. de Voltaire. « La France regarde avec admiration le portrait de M. de Voltaire que son Génie attache à la pyramide, symbole de l'Immortalité ; la Gloire le couronne, et la Renommée le soutient, tandis que plusieurs Génies forment un trophée des attributs de Melpomène, Thalie et Uranie », chez Bligny. H. o"',20. L. 0^,15. Un médaillon vide au v° supporté par deux trophées.

La Renommée couronnant le buste de Voltaire sur le socle duquel un Génie grave ces mots ; Viro immortali. D'un côté les titres de gloire de l'écrivain philosophe, de l'autre l'Envie gisant à terre, avec les libelles qu'elle a inspirés, les Trois Siècles de Sabatier, les Erreurs de Voltairejt de Nonnotte, le Commentaire de la Henriade. Dessiné par Desrais, gravé par Nortap, et dédié à la marquise de Villette. H. o",33. L. o",24.

Le Tombeau de Voltaif^e^ dédié à la marquise de Villette. L. N. (Lenoir). G. M. se. H. o ,14. L. o",2i. Les restes du poëte, transportés par son neveu, l'abbé Mîgnot, à son abbaye de Scellières, n'avaient point encore de monument. L'auteur de l'estampe imaginait un tombeau au milieu du temple. Les quatre parties du monde représentées, l'Europe par d'Alembert, l'Asie par Catherine II, l'Afrique par un prince nègre qu'on nomme Orenoko, l'Amérique par Franklin, dans le costume de leurs nations, viennent pleurer autour du mausolée qui renferme les cendres du philosophe. Le secrétaire perpétuel précède l'impératrice, à laquelle il donne la main. L^gnorance, avec les attributs de l'Envie, du Fanatisme et de la Superstition, s'élance pour les repousser et s'opposer à ce témoignage universel de respect et d'admiration. Au fond, l'on aperçoit le tombeau élevé par M. deGirardin,

dans nie des Peupliers, à Ermenonville, au citoyen de Genève. Sujets, souverains, se confondent dans leur vénération pour le grand écrivain. La Philosophie tend galamment la main à la Royauté, ce qui eût semblé d'une familiarité criminelle et presque impie à Louis XIV, le Roi-soleil. Hélas ! les temps marchent, ils volent. Douze ans après, l'on aurait refusé cette main à une royauté sans prestige ; mais on touchait à la fin d'un monde. Nous ne signalerons que pour mémoire les nombreuses estampes qui parurent à l'occasion de la translation des cendres au Panthéon. Nous croyons, toutefois, devoir en mentionner particulièrement une dont la publication est une vraie date d'histoire*. C'est encore le buste du poète. Sa tète est surmontée d'une auréole d'étoiles; et on lit sur le Piédestal cette inscription : L'homme immortel, La Renommée proclame la gloire de l'illustre patriarche, comme dans l'estampe de Desrais; mais elle renverse en même temps, d'un coup d'aile, la statue du roi, qui pourtant régnait encore alors, quoique d'une façon purement nominale*. En admettant que cette apothéose fût en harmonie avec les idées, et indiquât bien le sort aussi prochain qu'inévitable réservé à cette royauté qui n'était plus même une ombre, rien dans l'œuvre de Voltaire n'autorisait une pareille conception, qui se fût comprise, si l'artiste, au lieu du buste de Louis XVI, eût personnifié la Religion incessamment sapée dans sa base par l'auteur des Questions sur les Miracles. On sait jusqu'où allaient, en politique, ses aspirations : la monarchie et les institutions anglaises, 1789 pour tout dire; rien au delà.

Mort de Pouple, chirurgien de M. de Voltaire, pièce étrange dont nous avons vainement cherché l'explication. Pouple dans son lit; sa femme toute en larmes, entourée de cinq enfants éplorés ; et non loin, un berceau où s'agitent deux marmots ; de l'autre côté du lit, au chevet du malade, la Mort avec sa faux. Près d'elle, et sous le médaillon de Voltaire pendu à la muraille, une foule qui se remue et se débat; une jeune femme tendant une bourse à un jeune

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