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parasitaires, d’ailleurs très spéciales, telle que la malaria, la rate dépasse de beaucoup les dimensions ! qu'elle peut acquérir dans les infections banales
aiguës ou chroniques. Mais alors, il s’agit de para-
sites nettement globulicides, et, avec Jawein dont on
peut, avec certaines restrictions, admettre les conclu-
sions, il est facile de constater que c’est dans les
maladies s’accompagnant de destruction globulaire
que l’on trouve les splénomégalies les plus considérables. On voit alors en grand nombre, dans la pulpe splénique, des cellules hématophagiques auxquelles, dès 1868, Kôlliker avait donné le nom de «blutkœærperchenhaltige Zellen ». Les fonctions hématolytiques ét pigmentaires de la rate passent au premier plan.
Or, les rates biliaires ont tous les caractères des
rates hémolytiques. La bile est un liquide très
hémolysant et c’est précisément dans les maladies du
foie avec ictère, telles que les ictères catarrhaux, les ictères infectieux chroniques splénomégaliques du
Professeur Hayem, la maladie de Hanot, les cirrhoses
biliaires, qu'il y a les plus fortes -splénomégalies ;
par contre, certaines infections chroniques du foie même en évolution chez des sujets jeunes ne s’accompagnent que d’une tuméfaction splénique nulle ou très modérée. Nous avons pensé qu'il y avait lieu pour expliquer la simultanéité des altérations du foie et de la rate, qui avait déjà tant frappé Hanot, de faire intervenir le rôle hémolytique de la rate.
D'ailleurs, les auteurs ont depuislongtempsnotéte
contraste qu'il y a entre l’anémie qui existe dans
ictère. Cette. opposition est particulièrement bien
se | marquée. par M. Le Professeur Hayem. Dans la majo= rité des cas de er écrit cet auteur, la formation
ment déglobulisante, Mais, il n'en est peut-être pas toujours ainsi et, dans la cirrhose biliaire notamment,
mation de globules rouges dans le foie. » TER Chez un malade atteint de cirrhoge hypertrophique
tit les caractères de Panémie pernicieuse. Entre
l’hypersplénie, l'anémie et:le passage dans le sang de la bile,il ya un rapport qui n ‘avait pas échappé à à Weber. Foaet1 Mackay. GA
Mais, alors, se dresse un autre problème; on sait qu au cours des poussées ictériques, les globules rouges acquièrent une résistance supérieure à la normale. Ce fait si intéressant explique. parfaitement pour quoi les ictères ne s’accompagnent pas d'une anémie fatalement progressive. A vrai dire, il n'ya pas immunisation complète ni durable de Ma contre l’intoxication biliaire, mais il paraît certain que in ictérique fabrique des antihémolysines.
Aussi dans ces cas, l’hypersplénie étant constante et
primant toute autre ré éaction. des organes ‘hémato-
: sang que He trouve au cours des cle sans Fe
del la bile se ralentit; souvent al y a aussi un degré ï phs où moins. notable de décoloration. de ce liquide. “4 4 ES Aussi, la cirrhose est-elle ordinairement faible- .
cilest possible, qu à certains moments de la maladie, vi
U sinon dans tout son. cours, il y ait une grande consom= e
avec ictère. et ‘étudié par « cet auteur, le Fons: présen-
RO PET ee
poiétiques, nous avons pensé qu il existait certaine
ment un lien entre elle et l neqisition par le sang de
propriétés nouvelles.
Voilà donc les divers points que nous avons cherché
à élucider; action de la bile sur le sang, caractères dela splénomégalie ictérique, 3 modifications survenues
dans les organes hématopoiétiques au cours de l’aug-
mentation de la résistance globulaire, et rôle de la rate dans cé phénomène. Ç |
Ces recherches nous ont ie amené à constater que les processus morbides dans lesquels la cellule hépatique avaitune vitalité exagéréen’étaient pas les seuls à impressionner les organes hématopoiétiques, mais que l’insuffisance hépatique, c'est-à-dire
la suppression de la fonction anti-toxique du foie,