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ferim; sa fenôtre; et chacun s'éloigne inquiet.
Madame de Crévannc est venue retrouver son amie vers la fin de la journée. Elle cause avec elle d'abord, de mille objets sans conséquence; puis, de l'air le plus indifîérentj , j
« A propos! ma chère! dit-elle, Cette Allemande qui est mortel... Son nom n'est pas madame MuUieVf notre médecin n'était pas parfaitement au fait ; j'ai pris des informations exactes. Mullier n'était qu'une espèce de prénom que portait l'étrangère en voyage, soit par raison, soit par caprice. On m'a montré sa vraie signature : Madame de la Mérandole, »
'Et, sans la moindre affectation, Amélie change d'entretien. Mais quel résultat elle vient d'obtenir! La baronne est ressortie de nouveau du chaos do ses perplexités et de la nuit de ses terreurs. Son amie repart triomphante. '-'■ ^ \'"- < •' 'ii ■ ^ '* . . •
Cependant Ida, restée seule, veut revoir l'adresse de la lcltr« où elle avait lu le nom de
ta Mérandole. Elle a clierché 1« sac où elle l'avait déposé : il n'y est plus, quelqu'un l'aura pris. Elle appelle -sa femme de chambre et bientôt le sac se retrouve ; mais l'adresse mystérieuse? Elle y manque, elle était perdue.
La baronne de Lersbach a renvoyé AVilhelminej et, immobile comme la reine Inès retirée du tombeau pour être couronnée, elle est retombée plus profondément que jamais dans ses incertitudes funèbres. La vicomtesse , éclairée à un certain point par sa femme de chambre, a pu vouloir lire le papier tombé à l'auberge avec le mouchoir de la dame voiléej elle aura négligé ensuite, grâce àsonétourdcrie habituelle, de remettre chaque chose à , .. . , sa place. Que ces explications sont naturelles! hélas l et qu'elles sont alfreuses ! Ida joué par ceux qui l'entourent'. Sa frêle organisation résislera-t-elle à tant de secousses I Son cerveau, déjà ébranlé, sortira-t-il vainqueur de la* lutte!...
,^ii« Je n'ai plus qu'un part,| Ji prtjndre, se (Jîl-cUc. Je veiTçii -de niqs propre^ yeux; je n)'n,ssurciai par ;noirni6»»c..t «ni < , j ! " i
Et, pressant son front de ses mains, elle continue ;\ voix l)assc :
« Son cor[»s est sur le lit mortuaire. Il |)artira lard cette nuit. Ce soir, j'ai le temps nécessaire, j'irai seule en secret chez elle. VjI là, je saurai si l'on a abusé de ma crédulité. Je reconnaîtrai /'rT»oc /(/«.»
Sa détermination prise, elle est redevonue plu? tranquille; ,et,.,la nqit à peine arrivée, elle feint l'envie dedqrmir. Point d'agitation sur ses traits : elle a trompé les plus cluir- .voyaiits. . I I i i
!; '(« Cette nuit, dit-elle h. VVilholmine, je ne (ve^x pointquc l'on me vcilleJ Cela me serait ijuportumCela^' troublerait' i mon repos.' Je suis toutàfaitbicnce soir, je serai mieux en- (CorCidemain.'»):./ Ii i ".tii-' ')iiki'"« . j .'
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Aucun soupçon ne s'est élevé sur ses secrètes intentions, parmi les personnes qui l'observent. On croit sa guérison assurée : son calme en est la preuve évi dente.
Madamu île Lersbacli avait attentivement examiné sa chambre; elle en connaît les ilépendances et les issues. Kl le sait (|u'aii fond d'un cabinet voisin se trouve un escalier dérobé qui conduit hors du chûlcau. Toutes ses mesures sont prises.
FIN DU TOMC PltFMIEU.