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voir? Un métier, un gagne-pain de manœuvre n’eûtil pas été préférable à ces études, à ce baccalauréat, préludes stériles quand ils ne continuent point par l'acquisition du titre propre à l'exercice d'une profession, d'une spécialité ?? Médecin, avocat, officier ministériel, 1l faut de l’argent durant les années d’étudiant. Or Galafieu, sentimental, affiné par l’éducation, a donné d'un trait de plume trois mille francs de rente, toute sa petite fortune, à un frère dans l'embarras. Que faire? Mille métiers s’offrent à lui et il n'est capable d'aucun; il manque de volonté, d'initiative, d'activité pour la lutte de l’existence. L'éducation classique le prédispose aux vagues réveries,
à l'insouciance. À un moment, l’amour et la pitié le retiennent auprès d’une pauvresse de sa sorte, et ce qui lui restait de dignité, de conscience, s’abolit dans cette liaison. Ensuite il recourt à la bourse des amis, annonce son dessein d’émigrer, gaspille sans rien faire le peu d'argent qu’il à recueilli, devient un quémandeur importun, tombe dans l'extrême dénuement et, repoussé de partout à cause de sa tenue sordide, se trouve acculé au suicide ou à la mort de
faim. Il préfère encore un acte de révolte : il lanceun
pavé dans la devanture d’un café et frappe d’un
coup de couteau le premier bourgeois décoré qu'il
rencontre.
Fâcheuse fin! Triste miséreux ! Tu n’atteins pas la société par le meurtre d’un passant, tu te frappes toi-même, tu te prives d’un plaisir. Ramasse des ordures au tas, sur le pavé, et ronge-les ; broute, afin de subsister, l'herbe des fortifs; vole le morceau de pain indispensable à ta vie ou plutôt va le demander
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