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1 RS abolies, les hommes vivront rapprochés et tran- Î 1 | n quilles? Cette réunion des peuples en un seul faisceau | rt plus d'une fois réalisée par la force, naguère par la eh conquête de Rome, en ce siècle par les armées de 4 5: ÿ Napoléon, pourquoi ne se scellerait-elle pas dans la b À religion de la justice, du travail et de la liberté? La . : { k conception, si utopique qu'elle paraisse, s'inspire de Le À k ‘ l'examen des faits et des exemples de l’histoire. Son- 1
: l : gez à l’ancien monde basé sur la théocratie, le ser- | Le: vage et voyez si d'ici au but que je désigne, la dis-
: F tance n'est pas moindre,
EE L'idée de patrie n’existait pour ainsi dire pas sous
À | l’ancien régime où l'Etat c'était le roi. Elle est une
i création de la Révolution française, une forme méta-
hi physique de la nation. Déjà, au commencement du
ï siècle, Napoléon et les Bourbons ne l’entendaient
pas de même facon, puisque ceux-ci rentraient dans leur royaume avec les armées étrangères et souscrivaient à la diminution de la France.
Ainsi, de la substitution du droit populaire au droit divin, de l'éveil du sentiment national, la patrie est née. Ne pourrait-on admettre que cette représentaton métaphysique, le patriotisme, se transformäât à son tour et qu'après le droit divin, après le droit populaire, s'établit le droit de l'individu à vivre en paix, en liberté, au mépris de toute distinction de