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formidable de rochers hérissés, déchiquetés, altiers et aigus s’avancent en rugissant dans la mer dontils défient l'assaut sans trêve. Ce sont les Penmarc'h, c'est le promontoire de Penmarc'h à Gwenolé, c’est le plus terrible site et le plus curieux, les plus farouches écueils dans la contrée la plus étrange, la plus caractéristique d'aspect et de mœurs, non seulement de la Bretagne et de la France, mais peutêtre de toute l’Europe.

Sur la rive gauche de l’Odet courent les longues plages de sable jaune, attrayantes et douces, où le regard peut embrasser les contours de la côte, les ondulations de la verdure et des bois cerclant la pointe de Beg-Meil, les baies de la Forêt et de Concarneau.

Tout à fait hors de l’anse, en pleine mer, il fait une température exquise, une pure fraîcheur qu’on respire avec délices au sortir de la lourde atmosphère des terres. Le ciel, du bleu un peu gris particulier à la Bretagne, épand la quiétude et la douceur de vivre. L’eau, d’un vert bleuté, s’unit dans ses vagues légères à l'harmonie d’un beau jour. A une cinquantaine de mètres, des marsouins luisants jouent, s'ébattent, sautent, culbutent en l’ air, et les sardines auxquelles ils donnent la chasse tachettent de mille points d'argent le sillage du bateau.

Il est un moment inexprimable, au déclin d’une Journée torride, quand, assis sur le pont dans le rocking-chair, aux balancements de la vague, nous regardons le soleil descendre. Ce n’est plus à l’horizOn, entre le ciel et l’eau, qu’un globe de feu bientôt disparu, Lors de longues bandes transparentes

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* orangées, bleuâtres, puis irisées, jaune pâie, se superposent, dont nulle palette ne contient ou ne saurait rendre les nuances. Peu à peu, les colorations s’estompent, les tons rougeoient, passent au violet,

‘se confondent dans la pénombre et s’assombrissent entièrement. Nous aspirons la nuit : elle étend ses voiles qu'on voit recouvrir le ciel et la mer. Presque en même temps, des myriades d'étoiles, d’astres, de constellations s’allument au firmament qui verse sur la terre, sur l’eau et sur les hommes la suave fraicheur des nuits d'été.

- Ge ciel allumé, éblouissant, qui remplit notre âme d'allégresse et de lumière, ne se montre .que sur la campagne et la mer. Il est des déshérités attachés au

ne labeur continu, prisonniers des villes, qui n’auront

: jamais connu la clarté des innombrables étoiles, la

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