‹ Idée et réalitéChapitre 176 sur 195 · beauté nocturne du ciel sous lequel ils vivent et · texte numérisé non relu

beauté nocturne du ciel sous lequel ils vivent et

0 peinent.

| .….. À droiteet à gauche, les feux des phares, yeux

amis qui nous regardent et conduisent les bateaux

au port à travers les pièges de la nuit. Que ce soit de la rive ou du navire, nous aimons à regarder ces yeux de feu protecteurs qui règnent sur les menaces profondes des ténèbres, ces yeux à l’âme de bienveillance et de réconfort, aux flammes de bonté, de fraternité humaine, brülant pour tous ceux qui sont dans la détresse, le doute, l'incertitude ou l'erreur. Maintenant que nous savons les distinguer, nous

MS

LE .. | connaissons le caractère et la personnalité de chacun | ei d'eux : une ardente sympathie nous lie à leurs yeux ie Le éclatants. Ici le phare de Port-Louis, là les deux yeux

us plus mornes d'une masse sombre à l'ancre et qui

ÊSS De ut ? en RSR PEER LR 7 nn En. Hs hseees gere 7 rées. NE ju LE ee + pe SE AR Red EE ue GORE SIP PEN

266 IDÉE ET RÉALITÉ | | | dort : l’île de Groix, — et, par-dessus l’île et la mer, ‘ l'aire de dix lieues, l’aire rayonnante du feu élec- I trique de Belle-Isle, le phare de Bangore. | | De la terre au loin nous arrivent des bruits joyeux, | : les sons d’un orchestre de danse où domine un trille | LU de flûte. | au: Cependant nous percevons les longs abois d'un ne DE chien et nous nous représentons la gueule symà pathique, les regards d'intelligence et d'humanité de | a ce compagnon lointain dont la voix fend les airs et 4 ns nous parle. 1 1 Le silence s’est fait à bord où seuls veillent le ma- l : jé telot à la barre et celui de garde à l'avant : la Myriam | ; ss poursuit une route tranquille sur la mer calme. Vers Fa ti une heure du matin, nous sommes brusquement ré- | | Ai veillés par la clameur déchirante d'une corne à qui | à répondent d’autres appels semblables. Gest la Ë EU trompe du bord, ce sont les cornes des bateaux de ii E pêche qui prolongent leurs avertissements stridents. ‘ | are 4 Nous montons sur le pont et nous voilà plongés dans | Hi une nuée épaisse et humide qui intercepte toute vue L: 178 et empêche même d’apercevoir l’eau. La brume est L. 5 1 | si dense qu’on la prend à poignée dans les mains où pie elle se liquéfie. Le patron et ses hommes, habitués à a. tous les incidents de mer, ne s’étonnent pas de | fi celui-là. Ils restent sur le pont, et redoublent de vi- F silance pendant que le cutter change de route et | vire vers la haute mer. Toutes les dix minutes, la: a trompe lance son cri strident. Un élément imprévu 4 ajoute un peu d’inconnu au début de notre petite “ croisière. +

À six heures du matin, la brume s'est encore

Sr + Ext LEE L

Ace NE SEE EE LS h + re + PE + sf.

SFR + , . | he Tera rm N , L ot L + . L a care ile ttes "tin 0 20e ve dent 2 ns 1 a : r :

À VIe : ? Ps ' : x t ; g , Sa : + ‘ É 1 z ‘ PA < on altnates 1 = de : { + à K » 7e y ES gt RE , TETE LP TTERE MA ER Sie Le reg ny Z PLATE RS ER S RER 0er GES Dee, s = one gui ve à — j TB SÉ TE | — . de me NS AG : 2 nil: ô ne EE TE STARS A FREE RS CEA CORPS T dr ge ere re æ Sr nt ee A TE État » 77. £ ETA $ { M 26 PAT : È A 5

= "SRE

meta

épaissie ; elle forme à dix mètres du bateau une muraille Mmouvante que le regard ne peut traverser. Le vent est tombé, la mer plate. Soudain nous entendons à nos côtés un bruit de rames et sort de la brume, une toute petite barque montée par un pécheur et un garçonnet. L'homme et son mousse sont restés la nuit au large: ils n’ont plus d’eau et prient Î qu'on leur remplisse une bouteille. Nous leur don- | nons en plus une gourde de rhum. Mais, fier, le pé- | cheur offre à son tour deux gros tourteaux qu'il a pris dans ses casiers. 1l remercie, pousse son esquif et | rentre dans la nuit.

Nous traversons l’escadrille d’une vingtaine de

: bateaux de pêche dont les cornes répondent à notre irompe ; la Myriam dépasse des barques avec lesquelles s’échangent des mots rapides :

— Avez- aus du poisson ?

— Pas trop!

— Eh bien! bonne chance!

— Bonne chance aussi au beau yacht, et gare à la

z à £ - CR VRP

| Pierre noire !

| | x | — Où ça ?

| — À un mille devant vous.

e La brume a duré quinze heures ; elle s’est levée | tout à coup comme le voile d'un changement à vue » et, Sous le ciel clair, nous laisse apercevoir Belle-Isle f: k .

| à l'horizon.

à Deux heures après, nous mouillions au Palais. À d | Î | È ne * ë Î | | Ë à et

FRS Mnanlt 2 DGA LEEn, à écae é g SÉÉ RE, Po Pins RIRE mn 3 0 nas Gt RE 7 "0

el

LEE Les es

See Dé és éme ©

De

gnbane ns « nd ) se be A ge PR NE ET on AT ea 19e

Ce art PR PE PE ET

nr;

L Us LA ré Zù EN A AR TT re RE ET RTE 1 DES 2 de qe me QT CRE A MP Eh à A ES RS AE MISE

et, pe « REP > he $ “ 6 ce

Page 1