HENRI MEILHAC
Lundi, 12 juillet 1897.
M. Henri Meilhac qu'on a conduit vendredi au cimetière avec un mince appareil était un homme doux, bienveillant, dont l'aspect placide n’annoncait pas l'esprit de finesse et de pénétration. Sa conversation était terne comme s'il ne prenait pas la peine de penser en parlant, comme s'il réservait sa verve brillante pour ses productions dramatiques. Son aimable neutralité, signe d'indifférence ou d'égoisme, le préservait de toute inimitié, mais sa manière de vivre et de sentir s’accordait parfaitement avec le genre de ses ouvrages. Il appartenait à cette catégorie de Parisiens bientôt disparue qui re voient jamais rien au delà des boulevards, du ruisseau de la Chaussée-d'Antin et du théâtre des Variétés, de certains cafés, de certains restaurants et de certaines alcôves. Là se trouvent circonscrits leur désir, leur ambition et leur humanité. Ils n’ont point la curiosité
chti 2 éco «dl ‘ 512
4 269 ni
LP à
Patent ASS RE