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figure d’époux patriarcal, peu épique, je la connais
elle se rencontre. Un de nos amis disparus, Francis Enne, nous en écrivit jadis l’histoire qui était la sienne. Il avait enlevé la femme d'un vieux soldat, son meilleur camarade, et il redoutait larencontre du mari aba Mona: Un jour il se trouva en face de lui au tournant d’une rue etne put se dérober. « Entron
là au café, » lui dit. l'ami trompé. Les deux hommes
à la même table . il règne un long silence.
Un me, gp) un © pui + O ren | ets
Le mari de tristement son trompeur et finit par dre ces seuls mots :
« Vous m'avez fait beaucoup de peine, tous deux !»
Etil pleur:
Les êtres exceptionnels subordonnent tout l'entourage à leur passion, à leur plaisir, à leurs caprices. Ils restent indifférents à l'amitié, au dévouement, ou plutôt ils se les domestiquent. Ils n'ont point d'amis, mais des suiveurs, des serviteurs, des
dévots: à peine s’ils daignent reconnaitre d'un reg art cette fidélité jusqu'à la mort. Voyez l'exemple de Kurvenal à côté de Tristan; admirez Brangœæne auprès d'Iseult.
Mais Tristan et Iseuit, c'est justement dues romanesque de l'existence de Richard Wagner
c'est plus qu'un cr …. dramatique, c’est son deco drame vécu. Iseult, fille de Liszt, femme de Bulow, estmadame us w agner ; le roi Ma ps Soie Hans de Bulow, le célèbre one et chef d'orchestre dont l'admiration, l'affection intellectuelle pour son
LE 7 Das D” 12e … .,
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grand a mi persistèrent après l'événement douloureux, Iln’est nulle indiscrétion à rappeler unesituation connue, quiexplique la composition et la disposition d’un chef-d'œuvre. Par la passion dont le génial musicien était transporté, on pénètre mieux dans les motifs, on comprend l'extraordinaire véhémence du drame et ses développements excessifs, l’admirable poussée de l’orchestre et le prolongement spasmodique des scènes amoureuses. Le plus brülant sentiment d'amour pour une femme supérieure, la volupté de la possession et le désir inassouvi en fusion dans l'alambic d’un cerveau titanesque, voilà de quelle coulée sont sortis Tristan et Iseult, voilà élevés à la légende, au-dessus des forces humaines et des réalisation possibles, les produits gigantesques du géant. Je suis, aux éclairs de la flamme, les trois frappes de l’æuvre du colossal forgeron. C'est le premier acte,
Je drame de la passion dévorante contenue et refou-
lée, qui bientôt déborde et brise tous les obstacles, se riant des vaines retenues et s'abandonnant à son cours furieux; c'est le coup de foudre qui résulte de la rencontre de deux regards. Philtres et sortilèges n'en furent que le symbole, — « Tristan! — Iseult ! — C'esttoi! — C'est moi-même!» Un éclair des veux, un mot ont décidé d'une vie! — « Si ce cavalier est marié, Sécria naguère Juliette à la vue de Roméo, le tombeau sera mon lit nuptial! »
Au contraire, le second acte, tout d’amoureux délire, dédaigne l’action dramatique extérieure ou plutôt la concentre à l’orchestre dans la montée et le halètement des instruments à l'arrivée de Tristan. L'esprit souffle où il veut dans le duo d’amour surhu-
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